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Pucerons à surveiller sur céréales et pesée des colzas

Les céréales sont bien implantés. Les pucerons aussi...

Colonie de pucerons sur blé, à Nuillé-sur-Vicoin, le 9/11/2020.
Colonie de pucerons sur blé, à Nuillé-sur-Vicoin, le 9/11/2020.
© Chambre d'agriculture 53

En octobre, à Laval, il est tombé 88 mm, ce qui est proche de la moyenne sur 30 ans (81 mm). Du 1er septembre au 16 novembre, on atteint 180 mm. L’année dernière, on était à 300 mm, soit 120 mm de plus. La 2e décade de novembre a été douce avec des températures maxi plusieurs fois autour de 15 °C.

• Des céréales bien implantées

La grande majorité des semis a eu lieu dans la 2e quinzaine d’octobre, dans de bonnes conditions. Les blés semés autour du 15 octobre dans le centre du département sont à 3 feuilles/début tallage. Les implantations sont bonnes, ce qui est évidemment un atout pour la suite.

Il y a eu quelques dégâts de limaces, ce qui est logique compte tenu du temps humide de fin octobre, mais c’est resté assez ponctuel. Le bon démarrage des blés a contribué à limiter les dégâts.

Cette année, il était facile de trouver un créneau pour désherber à l’automne, que ce soit en pré-levée ou en post-levée précoce. Pour la post-levée précoce, il est conseillé d’intervenir tôt, dès 1 à 2 feuilles, donc beaucoup d’interventions ont été réalisées.

• Des pucerons très présents cette année

Comme les semis ont été précoces, le risque pucerons/JNO était a priori important cette année. Effectivement, on en voit (ou on en voyait) dans beaucoup de parcelles, mais avec des pressions variables. Maintenant, il y a souvent eu une intervention, avec le désherbage de post-levée par exemple.

Le seuil d’intervention est de 10 % de plantes porteuses d’au moins 1 puceron ou présence de pucerons pendant plus de 10 jours.

Il peut arriver d’avoir plus de 10 % des plantes porteuses, mais c’est rare. Dans la plupart des cas, on est à beaucoup moins, 1 % par exemple. Les vols ont lieu à partir de 12 °C, mais une fois que les pucerons sont installés dans une parcelle, ils restent actifs à partir de 3 °C. Ils peuvent donc se reproduire et transmettre le virus pendant une bonne partie de l’hiver si on a un hiver doux (il faudrait des gels de -5 à -12 °C pour les tuer).

Dans le cas d’une faible pression, il n’est pas nécessaire d’intervenir rapidement. Par contre, il serait risqué de les laisser se maintenir pendant l’hiver.

La persistance d’un traitement ne dépasse pas 15 jours. Les pyréthrinoïdes sont des produits de contact, donc ils ne protègent pas les feuilles sorties après traitement (à 12 °C, il faut 8 jours pour qu’un blé fasse une nouvelle feuille). En plus, si on a traité à 1 feuille du blé, ce qui est techniquement le bon stade pour désherber, la quantité de produits interceptée par la plante sera forcément très faible. Après ces traitements trop précoces, il faut surveiller d’éventuelles réinfestations.

Colza : pesée avant l’hiver

La majorité des parcelles sont bien implantées, avec une biomasse souvent importante. La pesée des colzas est un moyen efficace pour raisonner la fertilisation azotée (plus ils sont développés, plus ils ont absorbé d’azote et donc plus on pourra réduire l’apport d’azote minéral au printemps).
Peser 2 à 4 placettes de 1 m² (couper les pieds au niveau du collet, au ras du sol).
Azote absorbé (pesée avant l’hiver) : 50 x poids colza/m². Exemple : si 2,0 kg/m² à le colza a déjà absorbé 100 N/ha).
La pesée est aussi l’occasion de faire le point sur la culture : densité de peuplement, élongation de la tige, développement du pivot, larves d’altises dans les pétioles, maîtrise des mauvaises herbes.

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