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Agroalimentaire
Pour les Bons Mayennais, le bio représente un relais de croissance intéressant

Deux nouveaux fromages bio de la marque Les Bons Mayennais sortent désormais de la laiterie de Vaubernier. Entretien avec Sophie Geissler, directrice générale.

Sophie Geissler, directrice générale de la Fromagerie Vaubernier.
Sophie Geissler, directrice générale de la Fromagerie Vaubernier.
© Agri53

Après le camembert et le petit camembert, la Laiterie Vaubernier fabrique deux nouveaux fromages bio. Est-ce à dire que le lait bio est en progression chez vos producteurs ?

Sophie Geissler : Nous nous sommes naturellement engagés dans le bio en 2011 afin d’accompagner l’un de nos producteurs de lait dans son projet de conversion. Aujourd’hui, ce sont quatre producteurs, tous implantés à proximité, qui fournissent la fromagerie en lait bio. La part du lait issu de l’agriculture biologique reste marginale dans notre collecte totale et nous veillons à garder un équilibre entre son développement en termes de nombre de producteurs et notre besoin.

Que représente pour Vaubernier ce marché du bio ?

S.G. : Les Bons Mayennais sont avant tout des fromages fabriqués selon une recette traditionnelle avec du lait local produit par des éleveurs mayennais, selon des critères de qualité reconnus. L’attente de certains de nos consommateurs nous a conduits à décliner le petit camembert et le camembert, avec du lait entier issu de l’agriculture biologique, puis de compléter la gamme proposée cette année. Sur le marché des fromages à pâte molle atone, le bio est lui en forte progression et représente un relais de croissance intéressant.

Malgré les regroupements dans l’industrie laitière, vous demeurez une entreprise familiale bien ancrée dans son territoire historique mayennais. Cette image facilite-t-elle l’export de vos produits et l’extension de votre zone de chalandise ?

S.G. : Effectivement, notre ancrage territorial mayennais fort et notre indépendance sont des marqueurs importants pour nos clients français et étrangers.

Continuerez-vous à communiquer sur l’origine du lait de vos produits, alors que le Conseil d’État a récemment statué pour une non-obligation ?

S.G. : Oui, nous avons toujours communiqué sur la provenance de notre lait et de nos produits ce qui est aussi important pour nos consommateurs que pour les éleveurs qui nous fournissent leur lait car c’est une fierté partagée. Et nous allons continuer à le faire.

Enfin, alors que l’on a constaté une stagnation, voire une baisse récente du prix du lait payé aux producteurs par certaines laiteries, quelles prévisions avez-vous pour l’année en cours ?

S.G. : La tendance globale 2021 devrait être meilleure que l’an passé, sauf événement majeur compte tenu des incertitudes sanitaires et économiques qui nous entourent.

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