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Officialisation du rachat de Ramon par Ldc

Jeudi 20 juin, les éleveurs Duc de Mayenne étaient réunis en assemblée générale, l’occasion d’officialiser la cession des abattoirs Ramon au profit du groupe Ldc.

© AF

Au coeur des questions des éleveurs pour cette assemblée générale, le rachat des Volailles Rémi Ramon et Sofral par Ldc et les inquiétudes que cela engendre pour l’avenir des volailles Duc de Mayenne. Dominique Ramon a tout d’abord expliqué les raisons de la cession des deux abattoirs Ramon à l’entreprise Ldc : « on a durement travaillé et de plus en plus intensément. N’ayant
personne dans la famille pour reprendre l’entreprise, nous étions en réflexion depuis 18 mois et nous avons finalement trouvé un accord avec Ldc et son président Denis Lambert ». Dominique, Benoît et Remi Ramon ont été largement applaudi par les éleveurs et remercié par Colette Moulière, présidente d’Univom et Michel Blanchard, président de Syplam.

Pas de changement de gestion

Gilles Huttepain, directeur du pôle amont du groupe Ldc, a précisé : « La société Remi Ramon reste la société Remi Ramon. Dominique reste directeur des deux sites et gardera son autonomie et sa liberté de décisions. Il supervisera les équipes et les directeurs de chacun des deux abattoirs ». S’adressant aux éleveurs il a ajouté : « nous avons besoin de vous, dans notre société où les choses vont très vite. On est responsable de vous, on essaye de défendre les marges éleveurs en fonction de l’équilibre des marchés. Aujourd’hui, les autres filières veulent toutes contractualiser ». Michel Blanchard, président des éleveurs Duc de Mayenne (Syplam) a tenu a rappelé : « nous avons certaines inquiétudes, les vides sanitaires en Loué sont assez long et nous craignons que cela nous impacte en production Duc de Mayenne. De même qu’une mise en concurrence des poulets Duc de Mayenne et Loué qui ferait tirer les prix vers le bas. Nous, vraiment, nous voulons vivre de notre métier, même si dorénavant on fait partie d’un grand groupe ». Inquiétudes levées par Gilles Huttepain et Dominique Ramon : « l’autorité de la concurrence fait que Ldc s’est engagée à ne pas baisser les marchés Duc de Mayenne au profit du Loué ».

Aménagement des abattages

L’abattoir Sofral n’abattra plus de dindes. En revanche, l’abattage de poules augmentera, prenant en charge les poules auparavant abattues chez Snv. L’abattoir de Château-Gontier devient 100 % canard, il s’effectuera donc un échange pour les abattages avec Sofral. Ainsi, d’ici 2021, Sofral devrait se spécialiser en poules et poules bio, avec des découpes manuelles à destination de la restauration hors domicile. Et avec à terme, une volonté d’abattre toute la production Duc de Mayenne en agriculture biologique sur le site de Lassay-les-Châteaux.

Duchesse de Mayenne

Les pintades Label commercialisées sous le nom Duchesse de Mayenne ont des difficultés à trouver preneurs parmi les consommateurs. Ainsi, l’abattage d’un bâtiment toutes les trois semaines suffit actuellement aux abattoirs Ramon pour répondre à la demande des consommateurs.

Production en agriculture biologique

Actuellement, cinq éleveurs du groupement Duc de Mayenne produisent des poulets en agriculture biologique. Cela représente 4 000 poulets par semaine alors que le marché permettrait d’absorber 6 000 poulets par semaine. Jean-Yves Ruault, directeur d’Univom rappelle que « les projets
en Bio sont toujours les bienvenus », bien que le groupement soit en attente de quelques projets avec des bâtiments neufs. Philippe Terrien, du groupe Casino qui commercialise la production Bio Duc de Mayenne a rappelé : « la qualité des produits que l’on commercialise, c’est vous
qui la faite. Le marché du Bio est en pleine évolution, Casino s’y est stratégiquement positionné, c’est un créneau qui se développe avec une excellente réputation ».

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