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Préfecture
Nadège Baptista, nouvelle préfète de la Mayenne : « L’agriculture est un atout majeur du département »

Nadège Baptista, qui succède à Marie-Aimée Gaspari, a pris ses fonctions de préfète lundi 1er septembre, jour de rentrée. Cinquième femme à exercer cette fonction en Mayenne, elle a abordé de nombreux sujets devant la presse, soulignant notamment l’importance des sujets liés à l’agriculture.

Nadège Baptista, nouvelle préfète de la Mayenne.
© TB

La nouvelle préfète de la Mayenne, Nadège Baptista, a pris ses fonctions le lundi 1er septembre. Elle succède à Marie-Aimée Gaspari. « C’est une journée unique et symbolique », a-t-elle exprimé devant la presse, au sein de son nouveau bureau, ce même jour. Assurant vouloir « insuffler de la nouveauté », tout en « respectant une certaine continuité », Nadège Baptista a livré sa vision du département : « La Mayenne a une identité qui lui est propre. J’ai longtemps tourné autour, et je suis ravie d’enfin la rencontrer. » Ancienne officier de Marine dans le Finistère, puis ingénieure en génie atomique à Cherbourg (50), elle a notamment servi sur le porte-avions Charles-de-Gaulle avant d’intégrer l’univers des collectivités territoriales, sur des fonctions de direction générale, à Châteauroux (36). « C’est un grand honneur de rejoindre la Mayenne, au regard de tous les atouts que le département présente. J’arrive avec l’envie de connaître. Je suis une préfète de terrain, avec un fort intérêt pour les habitants et le territoire sur lequel ils vivent. Ils aspirent au respect de leur cadre de vie, à l’accès au service public, au droit, à l’emploi, aux soins… Ce département qui m’est confié, j’en prendrai le plus grand soin. »

L’agriculture, « un domaine que j’aime » 

« Le patrimoine agricole est ici très important », a-t-elle poursuivi, soulignant les enjeux de valorisation des ressources et de souveraineté alimentaire. S’agissant d’un « atout majeur pour le département », elle rencontrera la semaine prochaine les acteurs du monde agricole « et en particulier les syndicats qui contribuent à valoriser ce patrimoine ». La préfète a même pris les devants en effectuant une visite lors de Terre en Fête, à Montjean, dimanche 31 août (lire page 5). Elle se rendra également au Festival de la viande à Évron, ce week-end. « Je serai très à l’écoute, avec les services de l’État, pour accompagner au mieux les agriculteurs. » Un milieu qui n’est pas inconnu pour Nadège Baptista, dont les grands-parents tenaient une ferme en Aveyron. « J’y ai passé de nombreux étés. L’agriculture est un domaine que j’aime, et que je serai amenée, chaque jour, à mieux connaître », développe la préfète. « Le département travaille la terre, pour l’élevage, pour la production. Nous avons ici une ressource précieuse. » Pour la première fois, elle travaillera sur un territoire où l’élevage est une composante importante de l’agriculture : « Je vais ainsi pouvoir élargir mon approche », se réjouit-elle. Questionnée sur la gestion de l’eau, Nadège Baptista indique mesurer « les enjeux quantitatifs et qualitatifs, qui appellent une implication forte des services de l’État ». Pour l’heure, les mesures de restriction qui ont jalonné l’été et « touché les acteurs locaux » vont être assouplies, grâce aux précipitations des derniers jours.

« Sur le front pour améliorer l’accès aux soins » 

Pour Nadège Baptista, le mois de septembre sera ponctué de nombreuses visites de courtoisie : « Je vais rencontrer les acteurs du territoire, les élus, des acteurs du monde économique et agricole. » Elle compte « mettre en place les rouages qui conduisent de la formation à l’emploi », s’assurer de « la fluidité de tous ces liens » et « faire en sorte que les opportunités d’emploi parviennent à ceux qui en ont besoin ». Consciente également de la situation complexe de l’offre de soins en Mayenne, « un indicateur que j’ai perçu tôt », Nadège Baptista sera présente ce vendredi 5 septembre à l’installation de la nouvelle direction du Centre hospitalier de Laval, le 29 septembre au comité portant sur l’organisation des urgences, et affirme : « Je serai en lien avec l’ARS. Vous me verrez sur le front pour améliorer l’accès aux soins. » Quant au sujet de la sécurité, il s’agira selon elle d’augmenter la présence des forces de l’ordre sur le terrain et de travailler à « la dissuasion ». Sans oublier l’enjeu de la sécurité routière, « important car le territoire est très connecté ».

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