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Mûrir son projet de robot de traite

Mercredi 7 octobre, le Groupe Seenovia organisait ses « Robots Days ». L’occasion pour les éleveurs intéressés par l’installation d’un robot de traite d’approfondir le sujet.

À Saint-Denis-d’Anjou, Mickael et Camille Hayer ont accueilli les éleveurs dans
leur exploitation. Ils disposent d’un robot de la marque Delaval, mis en place en
mars 2020. Le suivi du démarrage du troupeau avec le robot s’est donc fait à
distance, en raison du confinement qui a débuté au même moment.
À Saint-Denis-d’Anjou, Mickael et Camille Hayer ont accueilli les éleveurs dans
leur exploitation. Ils disposent d’un robot de la marque Delaval, mis en place en
mars 2020. Le suivi du démarrage du troupeau avec le robot s’est donc fait à
distance, en raison du confinement qui a débuté au même moment.
© AF

Simultanément six réunions se sont déroulées en Vendée, en Loire-Atlantique, en Maine-et-Loire et en Mayenne. Deux exploitations ouvraient leurs portes dans notre département pour accueillir les éleveurs : le Gaec des Trois Villages à Thubœuf et le Gaec Micamilk à Saint-Denis-d’Anjou.

Au programme en matinée, une présentation que proposait Seenovia aux éleveurs souhaitant faire l’acquisition d’un robot, neuf ou d’occasion. Avec toutes les démarches réalisables pour une installation optimale : étude technique et économique du projet, conseil avant achat, impact géobiologique sur le choix de l’emplacement et contrôle de performances. Suivi l’après-midi par une visite de l’élevage qui accueillait les journées « Robot Days ».

Dans le secteur, Seenovia estime que « 15 % des exploitations sont équipés de robot de traite », avec « plus de 900 élevages en suivi robot » et « 1/3 des élevages suivis en expertise robot ». Pour mener à bien les six réunions en simultanée, différents techniciens sont intervenus en visioconférence pour présenter notamment l’étude du projet et les conseils avant achat et les thèmes de l’eau, l’électricité et la géobiologie.

Préparer son projet

En premier lieu, Seenovia accompagne les éleveurs dans la mise ne place de leur projet comme l’a expliqué Frédéric Tattevin, responsable de marché Économie-Projet-Bio chez Seenovia groupe Seenergi : « il faut anticiper l’évolution de l’exploitation, la main-d’œuvre et les problèmes liés à la pénibilité du travail, ou encore la spécialisation sur un seul atelier en supprimant un atelier taurillons ou vaches allaitantes par exemple ».

Dans l’étude technique et économique que réalise Seenovia, différents points sont abordés comme : « l’histoire de l’exploitation, ses forces et ses faiblesses, ses objectifs, ses opportunités et ses menaces, ses projets… », énumère Frédéric Tattevin. « Il faut cadrer et formaliser le projet et les objectifs par un diagnostic économique et technique, permettant d’optimiser l’existant », explique-t-il. Ajoutant : « le robot c’est un amplificateur. Il peut amplifier les bons résultats, comme les mauvais résultats ». Frédéric Tattevin estime le coût de l’étude économique aux alentours des 1 500 €, « suivant les sujets abordés ». Une étude ne sera pas la même sur un projet neuf ou sur une adaptation de l’existant.

« Ne pas se substituer aux concessionnaires »

Dans l’accompagnement que propose Seenovia avec son « conseil avant achat », Jean-François Julliot, responsable du service traite et conseil projet robot, précise « ne pas se substituer aux concessionnaires », mais plutôt accompagner l’éleveur dans son choix. « Il existe six marques sur le marché. Il est important de visiter des exploitations pour voir ce qui se fait et aussi ce qu’il ne faut pas faire », précise-t-il. En premier lieu, l’accompagnement porte sur l’implantation du projet : « accès à la laiterie, raclage, qualité de l’eau, emplacement des silos à proximité du robot, accès éleveurs avec des passages d’hommes », détaille Jean-François Julliot. Il alerte également sur les coûts de maintenance à analyser suivant les concessionnaires avec un coût de fonctionnement dans les dix premières années. La puissance électrique et le réseau Internet pour le bon fonctionnement du robot sont aussi à prendre en compte. L’eau « est un point stratégique pour le robot », comme sa pression disponible à l’arrivée au robot (minimum trois bars). Enfin, tout ce qui concerne la géobiologie et le positionnement du bureau, ou au moins d’un local « ordinateur robot » à proximité sont indispensables dans la mise en œuvre du projet tout comme la réflexion sur la mise en place d’une génératrice en cas de coupure de courant.

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