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Mouvement syndical : 150 tracteurs défilent à Laval

En Mayenne, 150 tracteurs ont pris la route, hier jeudi 25 janvier, depuis Laval, ralentissant les flux routiers et autoroutiers. Une manière d’exprimer leur ras-le-bol.

« Au charbon pour pas un rond », « Stop aux belles paroles, place aux actes », « On marche sur la tête »…À l’appel de la FDSEA et des JA de la Mayenne, munis de drapeaux et de banderoles aux slogans évocateurs, 250 agriculteurs mayennais ont participé, jeudi, à la manifestation au départ de Laval. Le rendez-vous était fixé à l’ancien foirail lavallois, dans la zone d’activités des Touches, en milieu de matinée. 

À midi, une première opération escargot a mené le cortège de 150 tracteurs sur la rocade, autour de Laval. Le convoi s’est scindé en deux, au péage d’accès à l’autoroute A81, à Louverné : une partie se dirigeant vers Rennes et le péage de La Gravelle, l’autre prenant la direction du Mans, jusqu’à la sortie de Vaiges. 
À La Gravelle, comme à Vaiges, les manifestants ont établi des barrages filtrant afin de sensibiliser les automobilistes et les chauffeurs de poids lourds à leur cause, distribuant, au passage, des prospectus résumant les craintes et les doléances de la profession agricole. « Bruxelles et l’Etat français imposent aux agriculteurs français encore et toujours plus de normes à respecter », ont écrit les deux organisations syndicales sur leur communiqué de presse commun diffusé la veille de l’événement. Des normes qui se superposent au quotidien d’une profession qui, déjà, peine à vivre décemment de son métier. Pourtant, il y a bien eu le vote des lois Egalim dont Egalim2 qui impose la prise en compte des coûts de production dans l’élaboration des prix payés aux agriculteurs. Au regard de ce qui se trame actuellement pendant les négociations commerciales, force est de constater une certaine dérive de l’application de la loi. « Nous déplorons le manque de courage de nos politiques à faire appliquer la loi et à prendre les sanctions adéquates à l’encontre de l’aval » des filières, insistent les deux syndicats. 

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