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Mercosur : les députés mayennais demandent au Gouvernement d’exercer son droit de véto

Exercer le droit de véto, c’est la demande faite au Gouvernement par 200 députés, dont les Mayennais Géraldine Bannier, Yannick Favennec et Guillaume Garot, pour contrer l’accord UE-Mercosur.

Les députés Guillaume Garot (au micro) et Yannick Favennec demandent au Gouvernement, avec près de 200 députés de tous bords politiques, d’utiliser son droit de véto pour éviter la signature de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur.
© GM

A la veille de la signature prévue de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays d’Amérique du Sud membres du Mercosur, les députés mayennais Géraldine Bannier (Modem), Yannick Favennec (Groupe Liot) et Guillaume Garot (PS) cosignent, avec 200 députés de tous bords politiques, une tribune trans-partisane appelant le Gouvernement à user de son veto pour « ce traité qui met gravement en péril la souveraineté alimentaire de la France », selon les signataires.

« Alors que la France a perdu 100 000 exploitations agricoles en dix ans, qu'elle risque d'en perdre le même nombre dans la décennie qui s'ouvre, alors que 75 % de la déforestation au Brésil est liée à l'élevage bovin, cet accord reviendrait à sacrifier nos valeurs profondes à des intérêts commerciaux et géopolitiques court-termistes, à une course à l'influence et aux nouveaux marchés. Nous refusons d'ouvrir les marchés européens à du poulet dopé aux antibiotiques, à du boeuf élevé sur fond de déforestation, au maïs traité à l'atrazine… », écrivent les 200 députés.

« La poursuite de cette mise en concurrence inéquitable de nos producteurs européens et français est d'autant plus injustifiable que nous leur demandons chaque jour de faire des efforts pour respecter le cadre normatif et réglementaire, garant de la qualité de l'alimentation des 450 millions d'Européens », affirment les signataires pour qui « la protection de nos agriculteurs et la durabilité de nos productions, la lutte pour le climat et contre la déforestation, la qualité sanitaire de notre alimentation doit être la seule priorité. »

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