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Interview
Méca’Innov : une journée pour prendre la température quant aux besoins des agriculteurs

Jeudi 25 septembre, la Cuma des Quatre Routes à Château-Gontier-sur-Mayenne accueille une nouvelle édition du Méca’Innov, événement organisé par la Fédération régionale des Cuma de l'Ouest. À quoi faut-il s’attendre ? Éléments de réponse avec Jean-François Gahéry, président de la FDCuma 53, en trois questions. 

Jean-François Gahéry, président de la Fédération départementale des Cuma de la Mayenne (FDCuma 53).
© VG

Pourquoi venir à Méca’Innov ?

Jean-François Gahéry : Méca’Innov, c'est un événement dédié aux Cuma, aux responsables et aux adhérents de Cuma. L'idée est de réunir les gens et de communiquer sur l’actualité au sein même des coopératives. Pour ce faire, nous avons laissé libre choix aux Cuma du secteur concernant les différents thèmes de l’événement et les choses qui seront abordées à l'occasion de cette journée. Les problématiques actuelles dans les Cuma, elles se situent au niveau des épandages, du tassement du sol ou encore du désherbage, avec notamment les ray-grass résistants. Plus largement, d’autres thématiques vont permettre de débattre de la vie des Cuma et de leur avenir, puisque l’on se préoccupe du futur également.

Quel public attendez-vous ?

J.-F. G. : Méca’Innov n’est pas réservé exclusivement aux adhérents de Cuma. L’événement est ouvert à tous les agriculteurs. L’idée, c’est de s’ouvrir le plus possible. De toute façon, l'enjeu est de trouver du monde pour adhérer dans les Cuma, déjà. Ensuite, il faut trouver du monde pour s'impliquer. C’est l’enjeu fort de demain pour nos groupes, si l’on veut continuer d’exister, d’être présents sur le terrain et de toujours pouvoir apporter aux agriculteurs le service Cuma. Ce service, c’est aussi l’écoute. Ce qui est important quand on adhère dans un groupe, quel qu'il soit, c'est de trouver une oreille attentive et pas seulement quand il nous arrive de traverser des difficultés, mais aussi quand on souhaite échanger sur nos façons de travailler et autres pratiques agricoles.

Une bonne occasion de se retrouver ?

J.-F. G. : Les gens ont un peu tous le nez dans le boulot. Nous avons des personnes très impliquées dans la gestion des Cuma. Cet événement, c’est aussi leur rendre un petit peu de leur temps et les mettant en avant ce jour-là. Une façon de rappeler que si les Cuma existent, c’est grâce aux gens qui s’impliquent. Dans les Cuma, on essaye de coller au maximum aux différents besoins des agriculteurs. Et quand je parle d’agriculteurs, je pense bien sûr aux nouvelles générations. Méca’Innov, c’est aussi à destination des jeunes, une journée où nous prenons un peu la température au niveau fédératif. Il y a peut-être des choses à faire, à inventer… Il nous faut l’avis de tout le monde, et notamment des jeunes.

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