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May'Normande : le National normand au Cima 53

Les Mayennais présentent 91 animaux au May’Natinonal, lors du Cima du 18 au 21 juillet 2019. Certains sont des habitués des concours, d’autres viennent pour la première fois ou reviennent après des années d’absence…

Ivoire se laisse finalement facilement approcher et pose pour la photo.
Ivoire se laisse finalement facilement approcher et pose pour la photo.
© RW

Ivoire, la Normande qui sort du lot

Valentin Coulon, d’Andouillé, présentera une Normande de six ans, nommée Ivoire. « On a été sollicité pour faire le concours. On voyait bien que cette vache-là sortait du lot », explique Valentin Coulon. Cette année, Ivoire, une vache normande âgée de six ans a été sélectionnée pour participer au concours national des vaches normandes qui aura lieu lors de la fête du Cima 53 à Mayenne du 19 au 21 juillet. Une première pour l’éleveur installé en Gaec à Andouillé.  « Je fais les comices. C’est toujours bien de rencontrer d’autres éleveurs, il y a une bonne ambiance », explique l’agriculteur. Valentin Coulon reste concentré sur son exploitation. « J’aime les concours sans en être mordu. Il y a beaucoup de choses à faire à la ferme et les concours c’est beaucoup de travail de préparation », confie l’éleveur.
Dans la pâture, les soixante vaches laitières de Valentin Coulon broutent tranquillement, l’éleveur se dirige vers Ivoire. La Normande est facile à reconnaître. « Elle est plus grosse que toutes les autres, on ne peut pas la louper », lance fièrement l’éleveur.  « Elle a de bons gènes, mais ce n’est pas une grosse laitière. Elle a surtout le bon gabarit, une bonne morphologie », explique Valentin Coulon.

 

« J’y retourne pour mon fils »

Patrick Lambert, installé à Montreuil-Poulay présente deux titulaires au Cima. Il reprend les concours pour transmettre sa passion à son fils Léo, âgé de 17 ans.
Jacotte, trois ans, et Moustache, deux ans, font la fierté de leur éleveur Patrick Lambert, installé en Gaec à Montreuil-Poulay. Cette année elles seront présentées au concours national des vaches normandes. « La mère de Jacotte je l’ai vendue il y a trois ans et elle était à Paris il y a un an. C’est la meilleure mamelle 2018 », raconte Patrick Lambert. Quand à Moustache, son père Ilslev est un taureau de chez l’éleveur. « J’en suis très fier », explique l’éleveur. « Elles ont de bonnes pattes et de belles mamelles », observe l’éleveur qui a également deux suppléantes de sélectionnées.
Après avoir fait une pause de quelques années dans les concours, Patrick Lambert se lance de nouveau dans la compétition et avec joie « J’y retourne pour mon fils, il est au lycée Rochefeuille. C’est bien de partager ça avec lui », confie l’éleveur.
« Évidemment on a beaucoup plus de travail avant le concours que pendant »
, constate l’éleveur en faisant avancer sa vache. Tous les matins, Patrick et Léo Lambert attachent Moustache et Jacotte pendant une demi-heure et les font marcher. « Ce n’est pas gagné, mais on s’entraîne », commente l’éleveur.

Première sortie pour Jalousie

Jalousie, quatre ans, a été sélectionnée pour le concours national des vaches normandes. Une grande première pour la vache et ses éleveurs.
Les concours, c’est une grande première pour Anne-Marie Vaugeois, installée en Earl à Chailland. Cette année, elle amène sa Normande Jalousie au Cima à Mayenne. Sur la ferme, 40 vaches laitières normandes et des génisses sont élevées par le couple. « C’est notre voisin qui nous a poussés à nous inscrire. On a participé au concours Évolution de la meilleure vache laitière et c’est Iroise qui a gagné. Quand les juges sont venus, ils ont sélectionné Jalousie, elle a une bonne morphologie », explique Anne-Marie Vaugeois.
Sur l’exploitation, la sélection génétique est très importante « la sélection pour Jalousie elle a commencé il y a longtemps, ça date du fermier d’avant, c’est une bonne représentante de la race », explique Anne-Marie Vaugeois qui pratique le génotypage et la semence sexée. Le concours sera l’occasion pour les éleveurs de montrer le fruit d’années de travail « on approche de la retraite donc c’est une occasion de se faire connaître », explique l’éleveuse

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