Finale nationale de labour
Malgré une 10e place « décevante », Tony Boulé fier de représenter la Mayenne
Éleveur de vaches laitières au Gaec du Bois Batard à Landivy, Tony Boulé participait, le dimanche 13 septembre, à la finale nationale de labour dans le cadre de l'événement Les Terres de Jim 2026 à Metz, en Moselle. Malgré la déception de son classement, il ressort fier de cette aventure.
Éleveur de vaches laitières au Gaec du Bois Batard à Landivy, Tony Boulé participait, le dimanche 13 septembre, à la finale nationale de labour dans le cadre de l'événement Les Terres de Jim 2026 à Metz, en Moselle. Malgré la déception de son classement, il ressort fier de cette aventure.
À la suite de sa qualification au concours cantonal, Tony Boulé avait gagné le droit de participer aux finales départementales de labour en Mayenne, organisées à l'occasion de la 43e édition de Terre en Fête à Moulay, le week-end du 15 août. Ayant terminé sur la plus haute marche du podium avec 208 points, direction les finales régionales pour lui et Nicolas Bréhin (Arquenay), deuxième du concours. Ces dernières se sont tenues le week-end du 5 septembre lors de la 71e édition de la Fête de l'Agriculture, à Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine). Là aussi, l'éleveur de 29 ans fait parler sa maîtrise et son expérience pour terminer premier des Pays de la Loire, juste derrière le participant breton. Une performance qui lui permet d'obtenir son ticket pour les finales nationales lors des Terres de Jim 2026 à Metz (Moselle), le week-end dernier, et la fierté de représenter la Mayenne et les Pays de la Loire au plus haut niveau français.
Une finale nationale "décevante"
Avec une dixième place sur quatorze participants, Tony Boulé ressort déçu de cette expérience. "C'était ma deuxième finale nationale, après une septième place en 2021 à Corbières, dans le sud de la France. Je suis déçu de ma prestation, c'était un mauvais labour avec beaucoup de casse. Après, c'était très compliqué pour tous les participants. Personnellement, je n'ai jamais connu une terre aussi dure pour un concours de labour. Au vu des conditions délicates, le jury a décidé de nous accorder une grosse demi-heure supplémentaire. Le concours a duré 2h45 au lieu de 2h10, sachant qu'il faut déjà trente minutes pour effectuer une raie d'ouverture. Après, les conditions étaient les mêmes pour tout le monde. Je suis déjà très heureux et fier d'avoir pu représenter mon département et ma région", relate-t-il. Une aventure aux Terres de Jim qui lui a par ailleurs permis de visiter la cathédrale Saint-Étienne de Metz (photo en bas à droite), le dimanche matin (après les essais labour du samedi), et d'effectuer la "bénédiction" des tracteurs. "Un moment très sympathique. Je remercie d'ailleurs tous les partenaires et les sponsors, qui m'ont permis de vivre cette aventure, ainsi que les JA du canton de Landivy et de toute la Mayenne pour leur aide et leur soutien", commente le jeune éleveur mayennais.
Labour : un besoin de renouvellement
À 29 ans, Tony Boulé a encore jusqu'à 38 ans pour participer aux concours de labour JA, l'âge limite pour être un jeune agriculteur. "J'ai le droit de participer à cinq finales nationales. Il m'en reste donc trois, à moins que je gagne lors de ma prochaine participation, puisque lorsque l'on remporte une finale nationale, on ne peut plus y participer", explique-t-il. Pour arriver à ce niveau de compétition, l'éleveur landivysien a investi dans une charrue, il y a plusieurs années, afin de progresser. "Je l'ai achetée en 2018 dans l'objectif de participer aux compétitions. Je l'ai bricolée pendant deux ou trois ans pour essayer d'aller le plus loin possible. Après, quand je vois les charrues de certains finalistes, j'ai encore du travail pour arriver à présenter l'une des charrues les plus compétitives du plateau. C'est beaucoup de temps à passer en dehors du travail sur la ferme, ce qui fait que j'avais arrêté pendant quelques années. Dans tous les cas, j'invite d'autres jeunes à se lancer dans l'aventure afin de relancer la dynamique du labour. Ce sont de très belles compétitions, ça serait dommage que les concours se perdent".