Aller au contenu principal

Coopérative
Malgré un contexte difficile, Terrena poursuit sur sa lancée

Mardi 3 mai à Ancenis (44), Terrena a présenté le bilan 2021 de son activité et ses perspectives pour 2022.

Mardi 3 mai, Alain Le Floch directeur de Terrena (à gauche) et Olivier Chaillou son président (à droite), ont tenu à rassurer sur la solidité financière de Terrena tout en rappelant leurs objectifs pour 2030.
© MH pour Agri53

« Terrena a démontré sa bonne santé financière avec des résultats en progression pour la troisième année consécutive », présente Olivier Chaillou, président de Terrena. En effet, le groupe affiche un chiffre d’affaires en hausse depuis trois ans qui atteint 5,005 millions d’euros (M€) en 2021. Et 1,8 M€ pour la coopérative. L’indicateur de création de richesse Ebitda (soit le bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) du groupe est de 137 M€ en 2021, donc en progression de 21 % par rapport à l’exercice précédent (+ 24 M€). « 95 % de nos activités ont progressé », précise Alain Le Floch, directeur général de Terrena. Galliance se taille la part du lion avec « une très belle progression » qui se traduit par un « Ebitda en augmentation de 127 %. La bonne maîtrise de l’outil industriel, les activités en bio ainsi que la vente de produits élaborés comme ceux du Père Dodu, ont permis de gagner des parts de marché ».

 

Un bilan 2021 variable selon les filières

La campagne 2021 a été dans la moyenne, avec une bonne campagne d’automne et une campagne d’été un peu en dessous des prévisions. « La production horticole, Hortival, a été bonne avec un engouement des particuliers pour le jardinage : + 24 % de ventes notamment grâce à la marque Silence, ça pousse®. » Pour la filière arboricole, Dalival a maintenu ses différentes activités dans des conditions favorables. Et les ventes d’Orchidées Maisons de Vin progressent légèrement.

Du côté des productions animales, la coopérative a progressé dans son activité de collecte de bovins bien que l’année fût difficile en raison d’une baisse des abattages. Pour la volaille, la hausse du prix des matières premières a fait grimper les coûts de production. Le marché du porc a, quant à lui, souffert du retrait des achats chinois à partir du second semestre. Pour pallier le problème, Holvia a recentré son export davantage sur l’Europe et sur une stratégie de vente en frais. 2022 verra également l’aboutissement de plusieurs investissements comme le nouvel abattoir à Ancenis pour un montant de 43 M€.

 

Poursuite de la stratégie Terrena 2030

« Le contexte actuel très perturbé en raison de la Covid, de la grippe aviaire et du conflit russo-ukrainien, a mis en lumière les enjeux de souveraineté alimentaire et d’autonomie énergétique, affirme le directeur de Terrena. Ainsi, nous ne remettons pas en cause nos trajectoires, car nos fondamentaux restent vrais. »

Lancé en juin 2021, le projet Terrena 2030 se poursuit donc avec des résultats 2021 encourageants. « La nouvelle enseigne Terrena Pro a permis de renforcer les liens de proximité avec nos adhérents, appuie Olivier Chaillou. Et un site de e-commerce a été lancé. Nous ambitionnons de proposer 10 000 références à nos adhérents d’ici la fin de l’année. » Le développement des filières d’excellence se poursuit : 61 M€ de chiffre d’affaires pour La Nouvelle Agriculture® (+ 19 % par rapport à 2020) et 138 M€ pour les affaires bio (+ 24 % par rapport à 2020). Bien que les ventes en bio atteignent un palier, Terrena reste « ambitieux sur cette démarche rémunératrice ». Le partenariat avec Système U a été renouvelé pour cinq ans et un partenariat avec Herta vise une « meilleure rémunération des éleveurs de porcs ». Les synergies entre cultures et élevages se poursuivent au travers de Fertil’Eveil qui a commercialisé en 2021 « 30 106 tonnes de compost, soit + 53 % de croissance en un an ». Viser l’autonomie protéique fait également partie intégrante des objectifs de la coopérative qui participe avec le groupe Avril, au travers d’Oleosyn Bio, à la structuration d’une filière de protéines végétales bio 100 % françaises. « Ce sont 60 000 tonnes de graines de tournesol et de colza bio valorisées en huiles et tourteaux. » Enfin, la coopérative a investi 110 M€ pour accroître sa performance économique et organisationnelle, avec « la création de onze nouveaux magasins Terrena Pro sur le territoire », ainsi que « la mise en service pour juin d’un nouveau portail d’accès en ligne pour les adhérents ».

 

Influenza aviaire
Le président de Terrena a tenu à rappeler l’investissement de la coopérative dans l’épidémie de grippe aviaire survenue cette année. « Une bourse à l’emploi a été mise à disposition des 1 600 salariés, bénéficiant de l’activité partielle (ateliers de découpe, abattoirs), afin qu’ils puissent exercer une activité à temps plein. Et 15 M€ ont été mobilisés pour soutenir la trésorerie de 880 producteurs de volailles et d’œufs. » Cette situation a renforcé Terrena dans sa stratégie pour 2030 « qui reste inchangée ». « Seule notre trajectoire financière sera décalée dans le temps », conclut Alain Le Floch.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Sylvain Renaud, agriculteur et nouveau maire du Ham, gère une exploitation laitière avec son fils Kévin.
Le Ham. Sylvain Renaud, entre terres et maire

Sylvain Renaud, agriculteur depuis 38 ans dans l'exploitation familiale au Ham, est maire de la commune depuis les dernières…

Carla Martinotti est stagiaire à la Chambre d'agriculture de la Mayenne.
Carla Martinotti sur la piste des choucas des tours

En stage à la Chambre d'agriculture, Carla Martinotti a participé à l'élaboration d'un protocole destiné à estimer la…

Florent Renaudier
« Présenter le travail de l'expérimentation aux agriculteurs »

La Chambre d'agriculture organise une rencontre technique, jeudi 21 mai, sur la plateforme expérimentale de Saint-Fort,…

Fabrice Roth DDT Mayenne
Télédéclarations PAC : « Il y a un léger transfert de la bio vers les MAEC »

Alors que la télédéclaration PAC était ouverte jusqu'au 18 mai, Fabrice Roth, chef du service économie et agriculture durable…

Benoît Faucon Philippe Carteron Chambre d'agriculture de la Mayenne
Concours au Cima : « Suivre la ligne de conduite de la prévention des risques »

Philippe Carteron, directeur délégué de la Chambre d'agriculture de la Mayenne, rappelle le programme du Cima, et la…

Jean-Luc Ronceray ne peut que constater les dégâts. Dans sa parcelle de 30 hectares, les trois quarts des pieds de maïs sont morts, victimes de la mouche geomyza. Au premier plan, certains des rares pieds viables.
Photo en haut à droite :"La mouche a piqué, le ver a fait son effet, le cœur est mort."
En bas à droite, un pied viable, entouré de pieds attaqués par la mouche du semis.
La mouche du semis sans pitié, ses 30 hectares de maïs ravagés

Comme beaucoup d'agriculteurs du département, Jean-Luc Ronceray, céréalier à La Bigottière, n'a pu que dresser le constat…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53