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Mal-être en agriculture : « tout le monde peut devenir veilleur »

Annick Poulard, agricultrice à Montjean et présidente du comité départemental de la MSA, revient sur la réunion en préfecture sur le mal-être en agriculture. 

Annick Poulard
© VG-Agri53

Vous représentiez la MSA lors de la dernière réunion sur le mal-être agricole à la préfecture de la Mayenne. Quel était l’objet de cette réunion ?

Annick Poulard : Il s’agissait de la déclinaison départementale du plan national sur le mal-être dans le monde agricole. Avec la préfecture, nous avons avancé sur ce sujet avec nos partenaires comme la DDT, la Chambre d’agriculture de la Mayenne. 

Quelles sont les actions concrètes confiées, dans ce plan départemental, à la MSA ?

A.P. : Nous intervenons essentiellement sur la mise en place du réseau de sentinelles, que nous avons renommés « veilleurs » dans le territoire de la MSA Mayenne-Orne-Sarthe, le terme de « veilleurs » nous paraissant plus bienveillants que celui de « sentinelle ». L’idée est de développer le réseau de veilleurs afin de bien mailler tout le territoire. On souhaite que toutes les OPA participent à la constitution de ce réseau car ce que l’on appelle « mal-être agricole » ne touche pas que les agriculteurs, mais aussi les salariés et les employeurs de main-d’œuvre.

Personnellement, vous êtes d’ailleurs impliquée dans un réseau de veilleurs ?

A.P. : Effectivement. Nous avons créé, dans ce qui était le Pays de Loiron, intégré maintenant à la communauté d’agglomération Laval Agglo, un réseau de veilleurs auquel je participe. Pour cela, j’ai suivi des formations à l’écoute. Aussi, en mars 2022, nous avons lancé une campagne de prévention « Nourrir l’espoir » avec différents partenaires. Sur le terrain, on s’appuie aussi sur les conseillères sociales de la MSA. Leur travail, sur le terrain, est indispensable.

Vous évoquiez les formations. De quoi s’agit-il ?

A.P. : A la MSA, nous organisons des formations « REOR » pour « Repérer, Ecouter, Orienter, Ressources ». Elles sont dispensées auprès des veilleurs et des futurs veilleurs. Elles sont complémentaires de la formation « Sentinelle » que propose l’Agence régionale de Santé. Ces formations sont essentiellement orientées sur l’écoute. Un veilleur doit être à l’écoute pour ensuite accompagner, orienter la personne en demande.

Qui peut devenir « veilleur » ?

A.P. : Tout le monde : les habitants, les élus locaux, les membres d’association… Tout le monde peut être bienveillant pour quelqu’un. Il faut prendre le temps d’écouter et savoir orienter vers les personnes compétentes. Nous sommes des veilleurs, pas des médecins, ni des infirmiers.

Après cette réunion de lancement du plan sur le mal-être en agriculture, quelle suite est prévue ?

A.P. : Nous aurons une prochaine réunion plénière en novembre. D’ici là, hormis le réseau de veilleurs que nous mettons en place dans tous les territoires, nous concevons un document d’informations, simple, à l’attention des acteurs professionnels du milieu agricole et qui pourrait être distribué dans le second semestre de cette année.  

Un dernier mot pour conclure…

A.P. : Dans la vie, il faut essayer d’être positif. Créer du lien social est important. Il faut sortir de chez soi, ne pas s’enfermer, prendre des vacances, se ressourcer. Tout cela permet de retrouver son équilibre. 

 

 

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