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Les couverts végétaux : acteurs sur tous les chapitres de l’agronomie

Les couverts végétaux sont un outil de préservation des sols,il est primordial de mettre toutes les chances de son côté pour les réussir.

L’installation d’une barre de semis sous la coupe de la moissonneuse est également une solution en cours de test pour semer en même temps que la récolte.
L’installation d’une barre de semis sous la coupe de la moissonneuse est également une solution en cours de test pour semer en même temps que la récolte.
© CAPdL

Les couverts végétaux ont un rôle multifonctionnel à l’échelle du système de culture. Ils impactent les 3 piliers de la fertilité des sols : chimique, physique et biologique. Chimique : par les pièges à éléments minéraux et autofertilité du sol par leur restitution ; physique : par une meilleure structure et portance du sol dû à la complémentarité des systèmes racinaires, et à la protection contre l’érosion et la battance ; biologique : par une stimulation de l’activité biologique liée à l’apport de biomasse et à un meilleur habitat pour la biodiversité.

Quelles espèces semer ?

Le choix des espèces dépend de plusieurs facteurs. En interculture courte ou couvert d’été, on choisira des espèces en capacité de se développer vite et appréciant les fortes chaleurs : colza, millet, moha, moutarde, radis fourrager, sarrasin, sorgho, tournesol. En interculture longue ou couvert d’hiver, si on sème précocement, on choisira des espèces gélives et d’autres maintenues jusqu’au printemps sans montée à graines (ex : trèfle incarnat). Pour des semis plus tardifs (automne), les espèces seront maintenues pendant l’hiver, mais avec une production de biomasse moindre. Les objectifs sont divers : production de fourrage (couvert type méteil), azote (légumineuse), diversification de la rotation, gestion du salissement (maximum de biomasse), etc.. Il faut profiter de la diversité, mélanger au minimum 4 espèces en combinant les espèces hautes (tournesol, sorgho, moutarde, féverole), basses (colza, trèfles), intermédiaires (sarrasin, graminées) et les bouches trous (phacélie, vesce, lin) et ainsi profiter des complémentarités.

Quelles densités pour quel mélange ?

Ne pas être frileux sur les densités ! Un couvert réussi est un couvert dense ! Pour calculer la densité de semis sur des mélanges : diviser la dose en pure de chaque espèce par le nombre d’espèces présentes dans le couvert. Produire ses propres semences et réfléchir en commun avec vos voisins permettra de réduire les coûts et augmenter les densités.

Quand dois-je semer ?

Le potentiel de production d’un jour en été est équivalent à 4 jours en automne. Semer le plus tôt possible, juste après la récolte, est la meilleure solution. L’humidité résiduelle du sol en post récolte permet de faire germer le couvert. La première pluie sera valorisée, car le couvert sera déjà en place. Si toutefois le semis en post récolte n’est pas possible, semer avant une pluie. En fonction des espèces dans le couvert et le type d’interculture, la date de semis peut également varie.

Quand réaliser la destruction ?

Il faut éviter la montée à graine du couvert. Pour des couverts d’hiver détruits au printemps, soyez vigilant à la dégradation du couvert pour ne pas créer une faim d’azote pour la culture suivante. À l’inverse une destruction précoce ne permettra pas une biomasse maximum et donc une plus faible capitalisation de l’azote. Il faut trouver le bon compromis

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