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« Les choucas font plus de dégâts que les gros gibiers »

Loin de l'exception, les choucas des tours font des dégâts dans le Nord-Ouest de la Mayenne. Éleveur laitier à Saint-Mars-sur-la-Futaie, Dominique Herbert en a fait les frais. Problème : cette espèce est actuellement protégée et ne peut être régulée.

tous les jours, un autre qui a mis un bazooka, mais ça ne fait que les renvoyer plus loin. » Près de 8 000 € de perdus Au mieux, Dominique Herbert estime avoir perdu 48 t de matière sèche. «Je vais devoir racheter 3,5 ha de maïs au minimum. Enfin, vu l’état de mon sorgho ça risque d’être plutôt 4 à 6 ha... » En effet, la météo pluvieuse nuit au développement de la céréale. «En plus de cela, les choucas se posent même sur sol nu. Le sorgho commence à germer, mais comme la terre est travaillée tous les jours par les corvidés, je pense qu’il va finir par pourrir par terre. » Au total, entre le rachat de fourrage, les semis et ressemis de maïs et sorgho, les répulsifs et l’effaroucheur... L’agriculteur a perdu près 8 000 €. «7 820 € pour être précis. Il y a déjà 5 000 € qui partent dans le maïs que je vais devoir racheter. C’est énorme à sortir d’une trésorerie. Et en plus, on m’a fait comprendre que je n’allais rien toucher. Pourtant les choucas font plus de dégâts que les gros gibiers.
© LG

Dominique Herbert est éleveur laitier à Saint-Mars-sur-la-Futaie. Il produit 470000 l de lait, avec 55 vaches sur une cinquantaine d’hectares dont 20 ha de maïs. Sur son secteur, des choucas des tours, espèce de corvidé protégée, prolifèrent. Depuis deux ans, il note une augmentation des dégâts. Cette année est particulièrement noire pour l’éleveur qui enregistre des pertes considérables.

Deux ressemis

« J’ai eu de gros dégâts dans deux parcelles de 6,5 ha. Le premier semis a été fait au 13 mai. J’ai ressemé 3 ha de maïs le 2 juin. Neuf jours après, presque tout était déjà par terre donc j’ai tenté d’implanter du sorgho le 14 juin. Et il y a 3 ha auxquels je n’ai pas touché. » Dominique Herbert estime que sur ses 6,5 ha, 3 ha, pourtant réensemencés, enregistrent entre 40 et 50 % de pertes. « Reste à voir ce qui va lever maintenant... »

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