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Le vrai goût d'un bon yaourt fabriqué à la ferme

Dans le cadre de ses 10 ans, Agri-Éthique, premier label de commerce équitable français créé par des agriculteurs et pour des agriculteurs, met ses filières à l’honneur partout en France. Afin de mettre en avant leur modèle de commerce équitable, une visite était organisée mardi à la yaourterie du Gaec des Prouveries, à Laubrières.

De gauche à droite : Isabelle Renaudier, gérante de la yaourterie du Gaec des Prouveries à Laubrières (fermière partenaire), André Bonnard, président de l’entreprise RESAN et fondateur de la marque « J’achète fermier ! », et Jean-Marie Poilvet, chargé de projets et de développement pour le label Agri-Éthique. L’échange a été suivi d’une visite de la ferme, de la découverte du lieu de transformation et d’une dégustation de la gamme de yaourts.
© GM

Mardi matin 10 octobre, une visite de la yaourterie d’Isabelle Renaudier, située au Gaec des Prouveries à Laubrières, était organisée conjointement par la marque « J’achète fermier ! » et le label Agri-Éthique, dans le cadre des 10 ans du label Agri-Éthique. L’objectif ? Mettre en avant un modèle de commerce équitable et promouvoir la marque « J’achète fermier ! » de l'entreprise Resan, labélisée depuis quelques mois seulement (février 2023). À l’image d’Isabelle Renaudier, « les fermiers partenaires sont fiers de faire (re)découvrir aux consommateurs le vrai goût d’un bon yaourt fabriqué à la ferme », assure Jean-Marie Poilvet, chargé de projets et de développement pour le label Agri-Éthique.

« Apporter de la stabilité »

Agri-Éthique et « J’achète fermier ! » souhaitent proposer des yaourts équitables français en restauration hors foyer et dans les rayons de supermarché. La labellisation Agri-Éthique permet d’attester l’ADN de « J’achète fermier ! » sur trois fondamentaux : garantir un prix rémunérateur et équitable aux producteurs, préserver l’emploi local et agir pour l’environnement et le bien-être animal. « En termes de denrées alimentaires et de matières premières, il existe une importante fluctuation. Nous l’avons vu l’année dernière avec l’énorme inflation sur le cours du blé avec des prix qui ont explosé. Pour Agri-Éthique, l’enjeu est de sortir de ce jeu de fluctuation qui est destructeur pour les producteurs et, au contraire, apporter de la stabilité. Si les marchés augmentent, l’objectif est que les produits comme ceux de la gamme « J’achète fermier ! » ne soient pas impactés par cette hausse », explique Jean-Marie Poilvet. 

« Ce que l’on fait, c’est du fermier »

André Bonnard, producteur laitier dans la Loire, est le président de l’entreprise Resan (Résilience alimentaire nationale), créée en 2019 et lancée au Salon de l’agriculture 2020, et fondateur de la marque « J’achète fermier ! ». « Intermarché a tout de suite adhéré à notre projet. S’il n’y avait pas eu Intermarché, on n’en serait pas là », confie-t-il. « Ce que l’on fait, c’est du fermier avec une traçabilité de A à Z. Cette traçabilité complète, les industriels ne peuvent pas l’avoir. Ils doivent mettre en place un cahier des charges. Nous, nous recherchons l’inverse. Nous ne voulons pas faire subir un champ de contraintes aux agriculteurs. C’est notamment pour cette raison que nous sommes entrés dans le marché du commerce équitable », indique-t-il. « Notre enjeu, c’est de tout faire pour que les agriculteurs aillent vers la transformation tout en diminuant les risques, notamment après investissement. Souvent, il y en a un qui ne prend pas trop de risque, c’est l’industriel ».

Dix fermes partenaires en France

En vendant ses yaourts sous la marque « J’achète fermier ! », Isabelle Renaudier, qui vient de trouver une personne à temps plein pour sa yaourterie après 6 mois de recherches, bénéficie des « conseils et expertises de l’entreprise Resan, que ce soit pour les commandes, la commercialisation, la formation, le marketing… », énumère la productrice laitière de Laubrières. Resan assure également une couverture « sécurité » en assumant 80 % du risque, en moyenne. « Nous avons 10 fermes partenaires situées un peu partout en France, dont celle d’Isabelle Renaudier en Mayenne. Notre but est que les producteurs se sentent bien dans leur projet », affirme Helène Vergnes-Feltz, responsable presse et RP chez Resan.

Du volume pour de la rentabilité

Les 10 fermes partenaires disposent toutes d’un mini-atelier, c’est-à-dire d’un container en location, d’un local de stockage des consommables et d’une chambre froide. Niveau marketing, « nous mettons toujours le visage des producteurs sur le packaging. L’idée est de remettre visuellement l’agriculteur au cœur du produit », ajoute Helène Vergnes-Feltz. « Le modèle industriel de Resan est solide, mais il n’en reste pas moins qu’il faut faire du volume pour que ça soit rentable », complète-t-elle. Et André Bonnard d’appuyer ses propos : « On recherche le meilleur du fermier et le meilleur de l’industriel pour être rentable. Il ne faut pas se mentir, il faut du volume pour éviter de rester dans l’artisanat ».

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