Aller au contenu principal

Le semis direct sous couvert végétal permanent, vous connaissez?

Le semis direct sous couvert végétal permanent (SDCV) consiste à conduire une culture de vente dans un couvert végétal de longue durée. Plusieurs objectifs sont ainsi visés :

- améliorer la structure du sol, la portance, l’infiltration de l’eau ainsi que la teneur en matière organique via le maintien de racines vivantes.

- augmenter la productivité à l’hectare en ayant une récolte principale (grain ou grain/ paille) et la valorisation éventuelle d’un fourrage.

- améliorer la fertilité du sol grâce aux légumineuses qui stimulent l’activité biologique (fixation symbiotique de l’azote; rhizodéposition; mycorhization).

- améliorer la biodiversité pour favoriser les équilibres naturels permettant des baisses d’intrants : concurrence sur les adventices, présence d’auxiliaires, perturbations de ravageurs…

À réserver à certain système de cultures

Pour savoir si votre système actuel permet d’évoluer vers le SDCV, il faut prendre en compte le type de culture (hiver ou printemps), le salissement des parcelles et la réserve en eau disponible. En fonction de ces paramètres, deux arbres de décisions ont été créés par le GIEE Magellan. Par exemple, implanter des protéagineux dans un couvert permanent est difficile, car cela rend impossible la gestion par les produits phytosanitaires de la légumineuse pérenne. En revanche, l’implantation de colza ou de céréales est envisageable, car les matières actives existent. Pour les parcelles avec des cultures de printemps dans la rotation, il faut bien prendre en compte le phénomène de concurrence pour l’eau entre le couvert et la culture. Les pertes de rendement seront inévitables en situation limitante : sol peu profond et/ou pas d’irrigation. Pour assurer une bonne implantation du couvert permanent, il est préférable de choisir une parcelle saine. Dans beaucoup de cas de figure, la couverture permanente sera difficile et seuls les couverts annuels d’intercultures seront envisageables.

Quel couvert permanent choisir ?

De multiples tests d’espèces de couverts ont été effectués par le GIEE Magellan*, voici les espèces retenues (voir tableaux). En situation hétérogène, le mélange des légumineuses est intéressant pour éviter les trous. Ainsi la luzerne, adaptée aux zones sèches, peut être mélangée au trèfle violet qui se maintiendra mieux dans les zones plus humides.

Exemple de conduite

Pour démarrer en SDCV, le colza est une culture intéressante si les résidus ne sont pas trop gênants pour son semis. Par exemple, un agriculteur a semé son colza en l’associant à un couvert permanent de trèfle violet. Le trèfle violet se développe sous le colza sans le concurrencer (le choix des herbicides est très important). Après la récolte du colza, un premier broyage est réalisé pour détruire les résidus de colza et faire ramifier le trèfle violet. En fin d’été, le trèfle peut être fauché ou de nouveau broyé. Mi-octobre, le semis direct du blé est fait dans le couvert après un passage de glyphosate à faible dose. Ensuite, il faut gérer le couvert permanent dans la culture en favorisant au maximum la biomasse du blé afin de limiter le développement du couvert. Le désherbage d’automne et le rattrapage de printemps permettent de réguler le couvert permanent pour ne pas qu’il concurrence la culture.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Autour de Claude Charon (au centre), une vingtaine de bénévoles se sont réunis pour la photo prise à Chemazé, mercredi dernier. À droite, Guillaume Lancelin, responsable FDSEA du canton de Château-Gontier.
Piégeage des corvidés : Château-Gontier détrône Loiron

Entre le 15 mars et le 15 juin, des bénévoles du canton de Château-Gontier ont mené une campagne collective de…

De gauche à droite : Anne-Laure Lambert, Vinciane Havard et Sylvia Goisbault.
Bienvenue à la Ferme : la chèvrerie de la Colmont est labellisée

La chèvrerie de la Colmont, à Saint-Aubin-Fosse-Louvain, a reçu sa plaque Bienvenue à la Ferme lundi 6 juillet.

Un exemple de banc d'essai tracteur opéré par la FD Cuma 53.
Le banc d'essai, la solution pour vérifier la puissance de votre moteur
Lundi 29 et mardi 30 juin (toute la journée), la FD Cuma 53 organisait deux bancs d'essai tracteur, aussi…
Hugues Chauveau, consultant nutrition et fourrages chez Seenovia.
« Plusieurs alternatives face au peu de maïs ensilage »
L'interview d'Hugues Chauveau, consultant nutrition et fourrages chez Seenovia, qui évoque les alternatives face au peu de maïs…
La Chambre d'agriculture de la Mayenne a lancé la 6e édition de son baromètre agricole.
Baromètre agricole : jusqu'au 20 juillet pour répondre au questionnaire
Le questionnaire de la 6e édition du baromètre agricole de la Chambre d'agriculture de la Mayenne est accessible jusqu'au 20…
À gauche, les dégâts occasionnés par la tempête chez Guirec Legentil, à Chantrigné. Sur les photos de droite, au Gaec Gégu à Beaulieu-sur-Oudon, le vent a aussi été dévastateur.
Orages et désespoir pour les agriculteurs mayennais
Après la mouche géomyze, la canicule, de violents orages se sont abattus sur le département de la Mayenne, en fin de semaine…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53