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Le semis direct fait des adeptes

Un après-midi consacré aux techniques culturales simplifiées se tenait jeudi 7 mars 2019 aux Établissements Salin au Ham. Au programme les atouts du semis direct.

© VG

Cinq Bts Acse 2 du lycée agricole de Laval sont à l’origine de ce jeudi après-midi au Ham : Arthur Garreau, Audrey Bourdin, Vincent Ribémont, François Triot et Julien Brisard. Un projet de communication qu’ils ont mené de A à Z, avec leur enseignante, Élodie Saras, et qui visait à informer les agriculteurs sur les techniques culturales simplifiées, notamment les semis directs. Sur place, l’équipe AgroPV des conseillers de la Chambre d’agriculture de la Mayenne a tout d’abord rappelé l’augmentation du sans labour en Mayenne, avec l’expérimentation réalisée pendant 8 années avec Benoît Saget et qui a démontré l’absence de perte de rendements en blé ou en maïs grain et surtout une économie (144 €/ha) grâce à une réduction du recours aux intrants. Ce sans-labour s’est aussi traduit dans l’augmentation de la biodiversité du sol, donc sa fertilité.

Passé les rappels ou explications, la cinquantaine d’agriculteurs présents est allée, par groupe, autour de semoirs apportés par des éleveurs du secteur, afin de partager leurs expériences. Pascal Duval à Saint-Aubin-du-Désert est installé seul en Earl sur 106 ha. Sa rotation de culture : maïs ensilage, blé, colza, blé. Avec toujours un couvert. Un petit déchaumage après le blé, juste avant de semer. Seuls les maïs ne sont pas en semi direct. Son semoir double à disque, un Weaving GD6000T, c’est celui de la Cuma de Saint-Aubin-du-Désert. Il le partage avec 6 autres adhérents pour un total de 500 ha par an. Il dispose de deux cuves : une grande à l’arrière de 2500 litres, une petite à l’avant de 300 litres. « Nous l’utilisons de début octobre à courant novembre », explique-t-il, « avec la volonté de ne pas aller trop loin dans la saison pour ne pas se trouver dans des conditions très compliquées ».

Autre semoir à disque présenté, un 750 A de chez John Deere, utilisé par le Gaec de la Goupillère à Trans. Dominique Richard l’a acheté en 2007. « Il valait 15 000 € et les vaut toujours : c’est le meilleur placement matériel que j’ai fait ! », souligne-t-il avec humour. Il est passé en semi direct en 2004, d’abord avec un Easydrill Sulky. Le choix du John Deere s’est effectué « en raison d’un sol assez dur à l’époque ». Ses rotations : maïs, blé, pois, colza pour les parcelles proches du siège d’exploitation, et colza, blé, orge, pois pour les plus éloignées. « Depuis que je suis en semi direct, mes sols se sont améliorés, les rendements aussi, sauf pour le colza. Là, c’est la misère », constate-t-il. L’homme, aussi bricoleur, a installé une herse alternative au-devant du tracteur. « Cela dégage la ligne quand j’utilise le semoir. La herse fait un tout petit peu de terre fine. » Aussi, depuis la saison 2011-2012, ses semis de blés sont réalisés sans recours au glyphosate.

Enfin, troisième semoir présenté, le Easydrill Sulky par Sylvain Renaud du Ham. Sur 145 ha avec son épouse, il cherche avant tout à limiter le temps de travail. Il est également passé au sans labour pour limiter ses coûts de mécanisation et en raison de l’impact sur l’environnement. Sa rotation : moutarde – féverole (ou Rgi), maïs ensilage, blé tendre d’hiver, suivi d’une deuxième culture de blé tendre. L’atout de son semoir : « il sert à toutes les cultures ».

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