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Génétique
Lait : le savoir-faire américain se déploie en Mayenne

Mardi 17 janvier, le Gaec de La Frabottière, à Saint-Ellier-du-Maine, accueillait une journée professionnelle organisée par l’entreprise Bovec, spécialisée en génétique et conseil des troupeaux laitiers. L’outil d’accouplement américain GMS y a été présenté.

Une soixantaine d’éleveurs étaient conviés à la journée technique proposée par l’entreprise Bovec.
© GM

« Quand stratégie et management riment avec performance. » Telle était la trame de cette journée technique divisée en cinq ateliers : un atelier sur l’analyse des résultats technico-économiques par Bovec, un atelier « optimisation et réglage robot » avec FDS (Farm Dairy Services, conseil en robotisation), un atelier parage et pédiluve avec Seenovia, un atelier d’insémination par l’éleveur avec Bovec et une présentation des animaux et de l’utilisation de l’outil d’accouplement GMS, également mis en avant par Bovec. Utilisé par Élodie et Joachim Caillère (les associés du Gaec de La Frabottière) depuis cinq ans, le Genetic Management System était l’élément phare de cette journée. Pourquoi ? Réponse avec Mickael Marsoin, directeur général de la société Bovec : « Le GMS existe depuis une quinzaine d’années. Il est aujourd’hui l’outil le plus répandu dans le monde pour accoupler. Il optimise et garantit le plus grand progrès génétique possible pour les éleveurs. C’est un système bien déployé en Mayenne. Actuellement, 70 % de nos clients du 53 utilisent le GMS. » Fabien Douet, manager Bovec pour le secteur Normandie-Maine, intervenait plus en détail sur le GMS. Formé aux États-Unis, il a rappelé que l’idée première du GMS était de « placer l’éleveur au centre du jeu. Nous, on va être là pour amener la machine, régler les paramètres, mais les décideurs, c’est vous ».

Reproduction, insémination, génétique…

Au cours de l’après-midi, Arnaud Feryn, responsable produit et technico-commercial chez Bovec pour le Maine-et-Loire, était le traducteur attitré pour l’atelier du Britannique Phil Salkeld, spécialiste « reproduction » ABS (service des éleveurs américains basé dans le Wisconsin). « Lors de nos interventions, nous avons parlé des trois semaines avant vêlage et des trois semaines après vêlage. C’est le moment qui va conditionner la reproduction et la qualité des ovocytes pour créer une gestation dans les 50 jours après vêlage. L’objectif est de maximiser l’ingestion. On souhaite qu’une vache ingère 9 kilos de matières sèches 7 jours avant vêlage et 21 kilos de matières sèches 21 jours après vêlage. Pour cela, elle doit toujours avoir de la nourriture à disposition et de l’eau en quantité suffisante et de qualité. » Cet atelier pratique était aussi consacré à la reproduction avec les questions suivantes : où déposer la semence ? Où créer une gestation ? Combien de temps met le sperme, à partir du moment où la semence est déposée, pour rejoindre l’oviducte ? En parallèle, Fabien Denis, technicien Bovec zone Nord Mayenne, menait un atelier sur la valorisation technique avec la problématique suivante : comment optimiser l’efficacité alimentaire par la génétique ?

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