Aller au contenu principal

Le pois de printemps, un bon précédent pour le blé

Dans son assolement Damien Pervis, agriculteur à Saint-Denis-du-Maine, a fait le choix d’intégrer la culture de pois de printemps. Intéressant d’un point de vue agronomique, il apporte des protéines dans l’alimentation des animaux et est éligible aux aides végétales du premier pilier de la Pac. Interview

© DP pour Agri53

Vous avez fait le choix d’intégrer le pois de printemps dans votre assolement, pour quelles raisons ?

Damien Pervis : Le pois de printemps se comporte bien dans nos sols profonds. C’est une culture qui est sensible au temps sec au moment de la floraison, en juin. Et elle ne nécessite que peu d’intervention après le semis. Je pratique seulement, si besoin, un désherbage, deux insecticides et un fongicide.

Quels sont les intérêts du pois, au niveau agronomique et dans la rotation des cultures ?

D. P. : Le pois est un très bon précédent pour le blé. Dans la rotation, le pois de printemps s’intègre bien en alternance de cultures d’automne et cela évite de faire deux années de suite la même culture pour pouvoir gérer au mieux les adventices dans les parcelles.

Quelles sont ses qualités au niveau alimentaire ?

D. P. : Le pois a une très bonne valeur alimentaire. Il est souvent utilisé dans l’alimentation animale avec une fabrication d’aliments à la ferme, car les usines d’aliments l’intègrent peu dans leurs formules de par le faible volume récolté.

Cette culture est-elle intéressante sur le plan financier ?

D. P. : Le cours du pois est stable depuis plusieurs années, la production étant faible. C’est le rendement qui faire varier la marge de la culture, car il y a peu de charges. On bénéficie également de l’aide couplée végétale pour les protéagineux. Pour la campagne de 2019, elle s’élève à 187 €/ha.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Les légumineuses, cultures à BNI (Bas niveaux d'intrants), sont idéales en tête de rotation.
Déshyouest recherche 1 000 ha de légumineuses

La coopérative Déshyouest, qui recherche 1 000 hectares de légumineuses, propose un nouveau système de rémunération…

Carla Martinotti est stagiaire à la Chambre d'agriculture de la Mayenne.
Carla Martinotti sur la piste des choucas des tours

En stage à la Chambre d'agriculture, Carla Martinotti a participé à l'élaboration d'un protocole destiné à estimer la…

Florent Renaudier
« Présenter le travail de l'expérimentation aux agriculteurs »

La Chambre d'agriculture organise une rencontre technique, jeudi 21 mai, sur la plateforme expérimentale de Saint-Fort,…

Sylvia Goisbault (à gauche), élue Bienvenue à la Ferme, a remis le panonceau d'agrément à Étienne Restif et Maude Laurent (au centre), en présence de Dominique Guineheux, maire de Saint-Quentin-les-Anges.
Petits fruits et laine mohair : Les Douceurs du Chêne labellisées
Gérants des Douceurs du Chêne à Saint-Quentin-les-Anges, Étienne Restif et Maude Laurent ont reçu, lundi 4 mai, les agréments "…
Fabrice Roth DDT Mayenne
Télédéclarations PAC : « Il y a un léger transfert de la bio vers les MAEC »

Alors que la télédéclaration PAC était ouverte jusqu'au 18 mai, Fabrice Roth, chef du service économie et agriculture durable…

Ludovic Hauduc, du Cerfrance, est intervenu lors du Cotech Réagir.
Facturation électronique. « L'enjeu du moment : la plateforme agréée »

Le Cotech Réagir s'est réuni à la Maison des agriculteurs, mardi 5 mai. À l'ordre du jour, une présentation de Ludovic…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53