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Ldc négocie avec Ramon

Ça bouge chez les volaillers : Ldc, leader français, est en négociations avancées avec le groupe mayennais Ramon. Le rachat se peaufine.

Le groupe Ramon emploie 345 salariés sur ces deux sites de Lassay et Pré-en-Pail. Sur ces chaînes, peuvent transiter jusqu’à 80 000 volailles par jour. 20 % sont commercialisés en poulet entier (frais, cuits ou surgelés), 80 % sont transformés.
Le groupe Ramon emploie 345 salariés sur ces deux sites de Lassay et Pré-en-Pail. Sur ces chaînes, peuvent transiter jusqu’à 80 000 volailles par jour. 20 % sont commercialisés en poulet entier (frais, cuits ou surgelés), 80 % sont transformés.
© Capture site Ramon

« En tant que responsable du groupement Gaevol, mes pensées vont aux éleveurs, aux salariés et à la pérennisation de l’outil industriel, car tous les trois participent au made in Mayenne. » Jean-Yves Guérot, éleveur de volailles à Changé, voit plutôt de bon augure les négociations en cours entre le n° 1 national Ldc et le groupe mayennais Ramon. « Ramon est une belle entreprise mayennaise dont, sans doute, l’évolution ne peut passer que par la vente. Et je préfère que Ramon transmette son outil performant à Ldc, valeur sûre et montante de la volaille en France », poursuit l’éleveur de Changé. Pour lui, avec ce rachat, qui sera soumis à l’avis de l’Autorité de la concurrence, « Ldc vise la reconquête du marché intérieur et de l’export ». De son côté, Olivier Besançon, responsable de la section avicole à la Fdsea 53, est plus nuancé : « je suis un peu déçu. Si Ldc continue d’acheter progressivement tous les abattoirs familiaux de la Mayenne, il n’y aura plus de concurrence ». Cependant, comme le souligne Jean-Yves Guérot, « les zones rurales de Pré-en-Pail ou de Lassay ont besoin de l’emploi. Et à chaque fois que Ldc a repris un site en Mayenne, l’emploi a été pérennisé, voire augmenté. »

Le groupe Ldc, par la voix de son responsable de la communication, Dylan Chevalier, confirme que « les négociations ont été entamées il y a plusieurs mois avec le groupe Ramon, une entreprise avec de très bons professionnels de la volaille et des outils performants. Une entreprise que nous connaissons très bien et avec qui nous entretenons depuis longtemps de très bons rapports et pour laquelle nous avons du respect. »

S’il faut attendre sans doute « mars ou avril 2019 » pour connaître l’avis de l’Autorité de la concurrence, Ldc veut se positionner « dans la continuité de l’activité actuelle de Ramon », en conservant les éleveurs et l’emploi local (345 salariés, ndlr). Signalons que la marque des éleveurs mayennais Duc de Mayenne est le seul fournisseur de volailles Label rouge du groupe Ramon.

Ce rachat, s’il devient effectif, ne remettra pas non en cause la création du site Ldc à Vaiges. « C’est même plutôt complémentaire », souligne Dylan Chevalier. Le contexte est plutôt favorable à la volaille : « nous avons une forte demande de notre clientèle pour de la volaille française, que ce soit pour le marché français comme à l’export », ajoute le responsable de la communication de Ldc.

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