Aller au contenu principal

Lapins : une année de stabilisation avant une baisse annoncée

L’assemblée générale de Terrena, production « Lapins », se tenait le 25 juin à Ligné. Retour sur ce moment fort avec Maria Biotteau, secrétaire de la commission Lapins, au groupement de producteurs de Terrena.

Maria Biotteau, secrétaire de la commission Lapins, chez Terrena.
Maria Biotteau, secrétaire de la commission Lapins, chez Terrena.
© Terrena

Quel bilan de l’année passée avez-vous présenté lors de l’assemblée générale du 25 juin ?

Maria Biotteau : Terrena productions Lapins, c’est 124 éleveurs adhérents, répartis en régions Bretagne, Pays de la Loire et nord de la Nouvelle Aquitaine (Vienne et Deux-Sèvres principalement). Au niveau des éleveurs, la tendance de production est plutôt en baisse au niveau national. Chez Terrena en revanche, jusqu’à présent, on était plutôt en hausse, mais avec le regroupement avec l’Aelb fin 2017, ça va se maintenir. Ce qui est plus inquiétant, c’est la pyramide des âges assez élevée qui chez nous, va désormais suivre la tendance nationale. On sait déjà qu’on va perdre quelques éleveurs pour nous maintenir l’an prochain autour de 110.

Des faits marquants dans le rapport d’activité ?

M. B. : En 2018, a été mis en place avec Alpm (Loeul et Piriot, Bretagne Lapins...) un système d’indexation de prix de reprise du lapin sur le prix des matières premières, ce qui a permis de limiter les à-coups à ce niveau-là et d’avoir un revenu qui s’est stabilisé. L’année écoulée a aussi été marquée par les caisses de risques mises en place par rapport à la Vhd, mais aussi par des animations avec la Nouvelle agriculture (NA) sur des événements comme notre présence sur la ligne d’arrivée du Tour de France à Paris. De façon ponctuelle, des animations éleveurs se sont déroulées pour faire connaître le lapin dans les grandes surfaces, foires locales, Space... On s’appuie sur les produits de la NA et sur les produits Bleu-blanc-cœur, avec une alimentation enrichie en graine de lin (Oméga 3). On sait que ce marché est en constante augmentation.

Quelle perspective pour l’an prochain ? Des nouveautés annoncées lors de cette assemblée ?

M. B. : On a évoqué le travail commun entrepris depuis un ou deux ans entre Terrena, la Cavac (pour la recherche et le développement) et Loeul et Piriot sur les nouveaux modes d’élevage de lapins sans cage (Les lapins sont répartis dans le bâtiment dans de larges enclos à même le sol, avec des terriers et des niches pour se cacher, ndlr). Un mode d’élevage qui devrait répondre aux attentes d’un nouveau public de consommateurs, soucieux du bien-être animal. On a expliqué le but de cette association avec le partenaire Alpm, pour commencer à le mettre en place et commercialiser un lapin élevé de cette façon. Cela ouvre des perspectives pour l’avenir proche (courant 2020 au mieux).

L’intervention de Murielle Pringuez, directrice de l’Accofor a-t-elle trouvé des échos chez les éleveurs de lapins présents ?

M. B. : Oui. Elle intervenait sur le thème : « Oser sa vie professionnelle : sortir de son cadre pour se dépasser et s’épanouir. » Son propos a fortement intéressé : sur le fait d’oser au niveau personnel, au niveau professionnel. Les gens présents ont apprécié son intervention et ont bien échangé avec elle.

Quid de la consommation de viande de lapin ?

M. B. : Comme toutes les autres viandes, celle de lapin a tendance à baisser. En GMS, ça baisse. Mais en restauration hors domicile, c’est stable. Les consommateurs recherchent de la viande plus proche de chez eux, en production locale ou de produits de la nouvelle agriculture. Le lapin est une viande avec de très grandes qualités nutritionnelles, peu calorique : on essaie de s’appuie là-dessus pour le valoriser.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Les légumineuses, cultures à BNI (Bas niveaux d'intrants), sont idéales en tête de rotation.
Déshyouest recherche 1 000 ha de légumineuses

La coopérative Déshyouest, qui recherche 1 000 hectares de légumineuses, propose un nouveau système de rémunération…

GNR : « Les citernes sont souvent à l'écart, avec peu ou pas de sécurité »

Découvrez ci-dessous l'interview de Franck Leriche, adjudant-chef et référent sûreté à la Gendarmerie de la Mayenne.

Le Lely Center d'Évron représente une surface de près de 3 000 m2, dont 1 400 m2 de bureaux.
À Évron, le meilleur Lely Center au monde

Fin mars, le Lely Center Évron a été récompensé du titre de meilleur Lely Center au monde parmi 200 distributeurs.

Toutes les entreprises du monde agricole sont concernées par cette réforme, quel que soit le régime d'imposition à la TVA dont ils bénéficient.
Facture électronique : quelles spécificités pour le monde agricole ?

La réforme de la facture électronique, qui tient compte des spécificités du monde agricole, approche à grands pas. Au 1er…

Bruno Rouland, nouveau maire d'Andouillé
Andouillé : Bruno Rouland, tel agri tel maire

Ancien agriculteur, Bruno Rouland a été élu maire d'Andouillé. Il souligne l'importance de la voix du monde agricole dans les…

Installé en production laitière à Loiron-Ruillé, ainsi qu'en production porcine (engraissement), Benoît Robert a appris à réaliser lui-même ses inséminations artificielles sur ses vaches. "Ça aurait été compliqué de se lancer sans formation", concède-t-il.
Éleveur dans l'âme, Benoît a choisi d'inséminer lui-même ses vaches

Depuis environ un mois, Benoît Robert (32 ans) effectue par ses soins l'insémination de son troupeau. Pour parvenir à cette…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53