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L’agriculture de conservation est-elle synonyme d’équipement spécifique?

Lorsque le sol est prêt et que l’état de la parcelle permet un semis en direct, il devient nécessaire de s’équiper ou de faire appel à un matériel spécifique. Différents matériels de semis directs sont aujourd’hui disponibles avec chacun leur spécificité.

Semoir à disques inclinés weaving
Semoir à disques inclinés weaving
© Entraid

•Les semoirs à disques « droits ». Le disque droit crée un sillon dans lequel la graine va être déposée. Avantages : bouleverse moins le sol, permet de passer dans une végétation importante. Inconvénients : plus cher car plus complexe, difficile à travailler en condition humide. Cela est le cas pour tous les semoirs, mais le phénomène est accentué pour les semoirs à disques. Les graines peuvent pourrir avant de germer.

• Les semoirs à dents. Les dents sont équipées d’un soc étroit. Avantages : ils créent de la terre fine sur la ligne de semis. Les dents travaillent légèrement le sol et facilitent la germination. Attention sur des sols fragiles type sol sableux qui se déstructurent facilement. Ils sont aussi mieux adaptés pour les démarrages en AC, car ce matériel offre plus de polyvalence et ne nécessite pas une forte porosité de surface. Inconvénients : attention à l’effet râteau si la végétation est trop dense ou si les dents sont trop proches, a tendance à faire remonter les cailloux, le fait de travailler légèrement le sol sur la ligne de semis peut remettre quelques graines d’adventices en condition de germination.

• Les semoirs à disques « inclinés ». Ces semoirs sont moins fréquents sur le terrain, mais les utilisateurs mettent en avant sa bonne qualité du travail et sa polyvalence. Le principe : le disque incliné ouvre la terre (pas de sillon) et la graine est déposée à l’intérieur. La roue de fermeture rappuie l’ensemble. Contrairement aux autres semoirs (dents et à disques droits) où le non-travail du sol est compensé par le poids élevé des éléments semeurs demandant plus de puissance, les disques inclinés modifient l’angle d’attaque. Cette technique permet d’ouvrir le sol sans avoir besoin d’élément semeur lourd. Ce type de semoir demande donc moins de puissance.

Attention à ne pas rouler trop vite (pas + de 10-12 km/h), car on risquerait de faire trop de terre fine. Un semoir ne peut pas répondre à toutes les situations, mais des tendances peuvent se dessiner :

- si je viens de me lancer dans le semis direct et que mon sol n’est pas encore assez bien structuré : le semoir à dent pourrait être le plus adapté

- si mes sols sont prêts et bien structurés : le semoir à disque est envisageable

- en condition humide sur sol argileux les résultats du semoir à disques sont catastrophiques - les semoirs à disques inclinés sont très prometteurs et les plus polyvalents.

Le semoir n’est que le dernier maillon de la chaîne, cette technique nécessite une approche globale sur les rotations et l’importance notamment des couverts végétaux, à la fois l’été et l’hiver. L’investissement dans un semoir dernière génération est onéreux. Pour débuter, il faut travailler avec les matériels que l’on possède. Les échecs feront partie de l’apprentissage et permettront d’avancer dans la technique. Le travail en groupe est indispensable pour se sentir accompagner et pourquoi ne pas investir à plusieurs ?

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