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« La robotisation peut marcher à l’herbe »

« Le pâturage dynamique m’a fait progresser », affirmait Jacky Balluais il y a trois ans. Depuis, il est passé de la salle de traite au robot, adaptant son système herbager.

Avec le passage au robot de traite, et tout en maintenant un système à l’herbe, les vaches de Jacky Balluais font entre 2,2 et 2,4 traites par jour lorsqu’elles sont en pâture. L’hiver, lorsqu’elles sont en bâtiment, elles sont à 3 traites.
© EB

Installé en individuel sur une exploitation de 43 ha au hameau de Champisembard à Saint-Pierre-des-Landes, Jacky Balluais élève une cinquantaine de vaches laitières (2/3 de Normandes, 1/3 de Prim’Holstein). Le pâturage tournant dynamique, il connaît bien pour s’être lancé dans l’aventure en 2013, après avoir été formé par Elroc 53. Son objectif alors était de « valoriser l’herbe en faisant pâturant le plus longtemps possible et récolter suffisamment de stocks pour assurer une demi-ration d’herbe l’hiver pour les laitières, en complément du maïs ensilage ». Cela lui diminuait également ses achats de correcteur azoté. C’est sur un premier paddock de 2,5 ha, subdivisé en 5 zones de 50 ares qu’il a commencé l’expérimentation, remarquant « la répartition plus homogène des vaches et l’absence de refus », confiait-il en 2017 dans les colonnes de Réussir Lait.

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