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Prédation
La présence du loup une nouvelle fois suspectée en Mayenne

Après la découverte d’une dizaine de cadavres de brebis à Villiers-Charlemagne début février, la préfecture a communiqué sur l’expertise de l’OFB. Cette dernière n’exclut pas que l’attaque ait été menée par le loup, sans pour autant l’attester.

La présence du loup en Mayenne avait été confirmée il y a un an (photo d'illustration).
© Pixabay

Le 2 février dernier, la DDT (Direction départementale des territoires) est contactée. Un éleveur vient de découvrir une dizaine de cadavres de brebis gisant dans son champ, à Villiers-Charlemagne. Dans un communiqué de presse datant du 5 février, la préfecture de la Mayenne présente les résultats de l’expertise conduite par l’OFB (Office français de la biodiversité), qui n’exclut pas une possible prédation du loup. « La nature et le type de blessures sur les brebis, ainsi que les empreintes de pattes détectées sur place, sont en effet compatibles avec un canidé de grande taille, sans qu’il soit possible de déterminer s’il s’agit d’un chien ou d’un loup. La présence d’un loup sur le territoire n’est pas attestée sans être écartée », indique la préfecture, qui précise qu’une démarche d’indemnisation va ainsi être engagée auprès de l’éleveur par la DDT. De plus, « la vigilance des services de l’État est renforcée sur ce secteur afin d’identifier l’animal responsable de ce dommage ».

Présence du loup en Mayenne confirmée il y a un an

Voilà un an presque jour pour jour que la préfecture confirmait la présence du loup gris dans le département, avérée par le biais de photographies prises par un habitant de la commune d’Alexain le 31 janvier 2025 et authentifiées par le réseau Loup de l’OFB. Depuis, aucun nouvel animal n’a été identifié en Mayenne. « Les expertises menées sur le terrain ont majoritairement attribué les actes de prédation à des chiens. Dans certains cas, la nature et l’importance des lésions constatées n’ont pas permis d’exclure la responsabilité d’un loup ouvrant ainsi droit à indemnisation », détaille la préfecture dans son communiqué du 5 février.

« Le soutien de l’administration est très important »

Jacques Guiho, nouveau responsable de la section ovine de la FDSEA 53, réagit : « Quand on sait que le loup peut parcourir 80 km par jour, il faut de toute manière rester vigilant. C’est pour cela qu’on avait demandé le classement en cercle 3 à la préfecture. Personnellement, j’ai fait l’acquisition d’un deuxième Patou fin décembre. Au printemps, le gibier est facile à manger, mais quand vient l’hiver, il se fait plus rare et il y a de fortes chances pour que les prédateurs, loups ou chiens errants, se rabattent sur le cheptel. Malgré la passion du métier, si on ajoute cette problématique à une conjoncture compliquée, certains peuvent être dégoûtés et/ou se retrouvent de plus en plus isolés. Le soutien de l’administration est donc très important. »

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