Conjoncture
La crise guette les producteurs porcins
Installé en septembre 2021, en pleine crise porcine, Étienne Dalibard craint de revivre une période trouble sur son exploitation et une trésorerie à sec. Depuis septembre 2025, l'éleveur de Montjean est redescendu en dessous de son prix d'équilibre. « 30 centimes d’écart sur le prix du porc, en positif ou en négatif, c’est 75 000 euros de chiffre d'affaires (produits) en plus ou en moins par an », constate-t-il.
Installé en septembre 2021, en pleine crise porcine, Étienne Dalibard craint de revivre une période trouble sur son exploitation et une trésorerie à sec. Depuis septembre 2025, l'éleveur de Montjean est redescendu en dessous de son prix d'équilibre. « 30 centimes d’écart sur le prix du porc, en positif ou en négatif, c’est 75 000 euros de chiffre d'affaires (produits) en plus ou en moins par an », constate-t-il.
"Fin 2021/début 2022, quelques mois après mon installation, j'étais à -60 000 euros sur mon compte. C'était un mal pour un bien, ça m'a directement appris à ne pas trop dépenser", se souvient Étienne Dalibard, éleveur porcin au lieu-dit La Guéfrie (route de Loiron) à Montjean. Au moment de son installation, le secteur porcin traversait une crise sans précédent depuis le début des années 2000. "J'ai commencé par la pire crise depuis vingt ans. Le prix du porc était au plus bas. En décembre 2021, il avait dégringolé jusqu'à atteindre 1,17 euro le kilo". La Chine joue en effet un rôle primordial dans le marché du porc français. "Les Chinois raffolent de ce qu'on appelle le "cinquième quartier". Le marché chinois fait prendre de la valeur à nos cochons", précise Étienne Dalibard. Heureusement, "cette crise avait duré assez peu de temps.