Interview
Journée filière équine : « Communiquer auprès d’un maximum de personnes »
La FDSEA 53, le GDS de la Mayenne et la Chambre d’agriculture de la Mayenne organisent une journée pour la filière équine, mardi 27 janvier à la Maison des agriculteurs à Changé. Interview de Pascal Réauté, responsable de la section équine FDSEA 53 et Léandre Georget, président de la commission équine du GDS Mayenne.
La FDSEA 53, le GDS de la Mayenne et la Chambre d’agriculture de la Mayenne organisent une journée pour la filière équine, mardi 27 janvier à la Maison des agriculteurs à Changé. Interview de Pascal Réauté, responsable de la section équine FDSEA 53 et Léandre Georget, président de la commission équine du GDS Mayenne.
Quels sont les objectifs de cette journée dédiée à la filière équine ?
Pascal Réauté : Il est compliqué, depuis plusieurs années, de fédérer les acteurs du monde du cheval, d’avoir suffisamment de participants aux réunions. En alliant nos forces, nous augmentons nos chances de communiquer auprès d’un maximum de personnes. Pour la FDSEA, en guise d’accueil, il s’agira aussi de présenter la section équine et la FNC (Fédération nationale du cheval), et ce que l’on y fait. Nous avons notamment beaucoup travaillé sur le bien-être animal, la définition du professionnel du cheval, etc. La FNC accompagne et soutient la filière cheval dans son ensemble.
Léandre Georget : La filière équine n’a pas pris conscience des enjeux économiques ni des enjeux sanitaires actuels. Pourtant, des détenteurs d’équins ont des bovins, et vice versa. En début d’après-midi, je présenterai le GDS et ce qu’on y fait au niveau départemental et national. En Mayenne, la filière équine existe depuis 18 ans. Avec 1 300 chevaux, on est très représentatifs. L’événement est en tout cas ouvert à tous les détenteurs d’équins, qu’ils en aient un, dix ou cent.
Quel sera le programme ?
P.R. : La matinée sera consacrée à l’approche économique, et notamment le subventionnement régional à travers le PCAE, ainsi que les autres aides disponibles pour la filière. L’après-midi, il sera question de la gestion et de l’entretien des prairies (facteurs de vieillissement, gestion des mauvaises herbes, bonnes pratiques…), et de pâturage (comportement du cheval, organisation du pâturage…).
L.G. : J’ajouterais que les porteurs de projet peuvent aussi accéder à des aides, ce qui n’était pas le cas par le passé. Aujourd’hui, ils sont considérés comme agriculteurs et peuvent en bénéficier, pour les bâtiments par exemple.
L’idée est-elle d’insuffler une nouvelle dynamique à la filière ?
P.R. : La filière équine est dispersée. L’objectif premier, c’est de trouver des sujets transversaux, qui concernent un peu tout le monde et ne sont que trop rarement traités. Si lors de cette journée des personnes nous disent qu’elles sont intéressées par un thème en particulier, ça ne sera que du bonheur et on pourrait alors éventuellement réfléchir à proposer des formations. L’idée, c’est de donner suite à cet événement, en commun ou pas.
L.G. : Contrairement à d’autres filières animales, le monde équin est plus individualiste. Mais tous ont aussi besoin de soutien. Le sanitaire, par exemple, c’est l’affaire de tous.