Transmission familiale
Installé depuis près d'un an, Gaëtan est aussi salarié à mi-temps
Installé en individuel à La Bigottière, Gaëtan Pouteau a succédé à ses deux parents. Il garde encore, en parallèle, une activité à mi-temps dans une exploitation voisine.
Gaëtan Pouteau, tout juste 33 ans, a pris les rênes de l'exploitation familiale à la Furonnière, dans la commune de La Bigottière, le 1er décembre 2025. Celle-ci compte 52 hectares. Ses deux parents y élevaient des vaches laitières. Activité qu'il a décidé d'arrêter : "Il a fallu composer avec la vie de famille, avoir plus de souplesse", témoigne ce père d'une petite fille, qui ajoute : "Il aurait été nécessaire d'augmenter en lait et refaire le bâtiment, qui est obsolète."
Un atelier taurillons créé
L'atelier lait a ainsi été transformé en atelier taurillons, avec 120 places. "Il s'agit de veaux sevrés, croisés laitiers. Je n'ai donc pas de vaccins à faire. J'ai dû réaménager le bâtiment, principalement avec des tubulaires, et les sols ont été refaits. C'est un contrat avec Terrena qui me permet un gain de temps." Car Gaëtan Pouteau possède une particularité : "J'ai également un mi-temps à côté, dans une exploitation voisine, ce qui permet d'avoir du revenu." En plus des taurillons, l'activité porcine, quant à elle, se poursuit : "Il y a 1 000 places de charcutiers en engraissement, et 500 places de post-sevrage en intégration. Ils sont fournis par un indépendant dans les Deux-Sèvres et partent pour l'abattoir de la Socopa."
Titulaire d'un bac pro CGEA obtrenu à l'Agricampus de Laval, et d'un CS Lait, le jeune éleveur a débuté en tant que salarié là où il travaille aujourd'hui 20 heures par semaine. "J'ai rencontré mes patrons lors de mon CS Lait aux Trinottières (49). Puis je suis parti un an car ils arrêtaient l'activité lait. Je suis devenu saisonnier, notamment chez Déshyouest, en passant par du Service de remplacement, et le Gaec m'a rappelé pour un mi-temps. Dans un premier temps, jusqu'à mon installation, j'avais également un deuxième mi-temps à une minute d'ici pour la traite des vaches."
Des parents toujours présents
Aujourd'hui, Gaëtan Pouteau parvient à marier son mi-temps et son activité principale. "Les parents me donnent toujours un coup de main quand il y a un pic d'activité, développe-t-il. Pour l'instant, ça marche comme ça." Le jeune agriculteur souhaite, à l'avenir, obtenir plus de terres "pour être plus autonome au niveau de l'épandage et même pourquoi pas arrêter un jour le mi-temps. Mais par chez nous, c'est compliqué car il y a beaucoup de jeunes. Je dois être patient".
De son installation, Gaëtan Pouteau retient les difficultés administratives : "Il faut s'accrocher. Il y a toujours un document qui manque, les banques peuvent être frileuses, etc. Le parcours a été long. Il faut vraiment avoir tout pensé avant de s'installer et travailler ça au moins deux ans avant. Et puis il faut dire que mon cas était un peu atypique, avec le mi-temps à côté. Enfin, je pense qu'il est plus facile pour un tiers de racheter une exploitation que de la transmettre à un enfant. Mes parents ont dû faire beaucoup d'efforts, un peu trop même à mon goût."