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Infuenza aviaire : « Il faut vraiment enfermer toutes les volailles ! »

Vendredi 28 janvier, la préfecture de la Mayenne a fait abattre des volailles chez un couple de particuliers à Ballots. Un cas d’influenza aviaire hautement pathogène y avait été détecté. Pour éviter toute propagation, la préfecture rappelle l’obligation de confinement de toutes les volailles, et cela concerna aussi les particuliers…

Avec le risque d’influenza aviaire, toutes les volailles, d’éleveurs comme de particuliers, doivent être à l’abri… (Photo d’illustration).
© VG

« Il y a avait 12 volailles au total, dont un coq et une oie, explique Serge Milon directeur de la DDCSPP de la Mayenne. On a eu l’information avec une semaine de retard et quand nos services sont allés sur place vendredi, ils ont abattu les 4 volailles restantes. » Des volailles qui de plus avaient l’habitude de se mélanger avec celles des deux autres habitations du hameau. « Nous les avons testées, et curieusement, elles étaient négatives. » La DDSCPP a également fait désinfecter la basse-cour concernée. « Et nous surveillons les volailles des deux maisons voisines. »

Cependant, les mesures sanitaires ont été prises par la préfecture. Elles concernent 24 communes dans un rayon de 10 km autour du hameau. Il s’agit d’un recensement et de visites des lieux de détention de volailles, de prévention dans les lieux de détention, de mesures pour les mouvements d’animaux, de produits et de personnes, et une gestion des activités cynégétiques. Autour de Ballots, 60 élevages sont concernés et « désormais dans zone renforcée de contrôle temporaire ». Ils sont donc soumis à demande d’autorisation en cas de déplacement des volailles. « Les demandes d’autorisation vont nous permettre de tracer les volailles », souligne Serge Milon.

Aux éleveurs d’appliquer les mesures sanitaires habituelles comme d’utiliser les pédiluves, de vérifier le nettoyage et la désinfection des véhicules à l’entrée et la sortie de l’élevage… et « surtout de nous alerter en cas de mortalité anormale. Seuls les éleveurs de palmipèdes — ils sont 5 dans la zone concernée — doivent réaliser un test sur 5 animaux à chaque départ », précise le directeur de la DDCSPP. Une mesure imposée « par le national », souligne Serge Milon.

Quant aux gibiers à plumes, leur transport et leur introduction demeurent interdits dans la zone de contrôle temporaire, ainsi que le transport et l’usage des appelants pour la chasse au gibier d’eau. Des dérogations peuvent cependant être demandées auprès des services préfectoraux. La zone de contrôle temporaire est mise en place pour au moins une durée de 21 jours après la date de découverte du cas. Elle ne pourra donc être levée qu’après le 18 février.
 

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