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Ils sont passés chez Zosh

Des agriculteurs mayennais ont fait le choix d’investir dans une trottinette électrique de la marque Zosh pour leurs tâches quotidiennes. C’est le cas du Gaec des frères Duchemin, à Chantrigné. Reportage.

Romain Herbaudeau (à gauche), salarié au Gaec Duchemin à Chantrigné, et Lionel Leudière, animateur des ventes chez Ekip'Élevage, aux côtés des trois modèles existants de la gamme Zosh qui sont tous personnalisables et tous « made in France ». En effet, les Zosh sont entièrement fabriquées dans la Sarthe. Il faut compter environ 4 000 euros pour se procurer cet engin.
Romain Herbaudeau (à gauche), salarié au Gaec Duchemin à Chantrigné, et Lionel Leudière, animateur des ventes chez Ekip'Élevage, aux côtés des trois modèles existants de la gamme Zosh qui sont tous personnalisables et tous « made in France ». En effet, les Zosh sont entièrement fabriquées dans la Sarthe. Il faut compter environ 4 000 euros pour se procurer cet engin.
© GM

La société Ekip'Élevage dispose de la « carte » de vente des trottinettes électriques Zosh pour le Maine-et-Loire, la Sarthe et la Mayenne. « Nous avons l’exclusivité sur ces trois départements, en attendant peut-être plus », précise Lionel Leudière, animateur des ventes chez Ekip'Élevage. C’est au Gaec Duchemin, lieu-dit La Galonnière à Chantrigné, que nous avons pu essayer l’engin. « Nous avons acheté une Zosh à la fin du mois de juillet 2023. Elle représente un investissement d’un peu plus de 4 000 euros (tarif unique de 4 062,50 € HT, NDLR). C’est son prix neuf, de base, sans équipement (selle, porte-bagages...) », chiffre Matthieu Duchemin, cogérant du Gaec Duchemin avec son frère Maxime.

Une autonomie de 70 à 90 km

« Nous l’utilisons principalement pour rentrer les vaches. On peut aussi la prendre pour faire le tour des champs afin de vérifier les clôtures électriques. Au départ, les vaches nous regardaient un peu de travers », se souvient Matthieu Duchemin avec le sourire. « Tous les matins, c’est un quart d’heure de gagné », assure Romain Herbaudeau, salarié du Gaec, qui l’utilise le plus sur l’exploitation. « Je viens au Gaec le matin et rentre le soir avec. Le châssis est très maniable avec de bonnes suspensions. » Même constat pour Maxime Duchemin, qui effectuait auparavant ces tâches à vélo. « On l’utilise tous les jours », confirme-t-il. 

Selon l’utilisation qu’on en fait, la Zosh, qui pèse de 35 à 42 kg selon les options, dispose d’une autonomie de 70 à 90 km. La batterie a une durée de vie d’environ 10 ans pour effectuer jusqu’à 70 000 km. « En période printanière, ça va nous faire la semaine. C’est intéressant puisque dans le monde agricole, on marche énormément. Une journée lambda, c’est entre 10 et 12 km. La Zosh nous soulage beaucoup », se satisfait Matthieu. 

Homologuée « trottinette électrique »

Au niveau de la législation, la Zosh est vendue sous le nom de « trottinette électrique ». Comme le confirme Lionel Leudière, « le port du casque est obligatoire sur la route. C’est la même homologation que les trottinettes électriques », rappelle-t-il, même si la Zosh, de fait de son utilisation en agriculture, présente un gabarit beaucoup plus important qu’un engin de ville avec notamment un système de bandes anti-crevaisons. « Les pneus sont quasi increvables grâce à la présence de fibre Kevlar® à l’intérieur », ajoute Lionel Leudière. L’accélération se fait avec l’aide d’une gâchette, à l’image d’un quad que l’on voit beaucoup sur les exploitations pour toutes ces tâches quotidiennes. 

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