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Éviter les butyriques : tout se joue à la récolte !

La maîtrise des contaminations par les spores butyriques est une problématique à gérer dès la récolte et jusqu’à la livraison du lait.

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Tous les élevages sont plus ou moins régulièrement touchés selon les années et surtout selon les qualités des ensilages. L’impact de la présence de spores butyriques dans le lait est majeur pour la transformation fromagère. Cela se caractérise par des refermentations, principalement dans les fromages à pâtes pressées cuites type emmental, mais aussi dans les tommes. Lors de l’affinage en cave, les spores retrouvent des conditions favorables et se développent. Le fromage prend un goût et une odeur désagréables. Les meules gonflent et parfois explosent sous l’effet de la production de gaz carbonique. La perte de valeur est donc importante quand il faut déclasser ces fromages.

Le cycle de contamination de ces bactéries, principalement Clostridium Butyricum, démarre par la contamination des fourrages par de la terre et cela se propage tout au long du cycle d’alimentation : du silo jusqu’à la traite, en étant multipliée par un facteur de 10 à 1000 à chaque étape (silo, refus, ingestion, bouses). L’apport de terre, soit par les engins de récoltes (coupe trop basse), soit par les engins qui roulent sur le fourrage lors du chantier d’ensilage, va déterminer le niveau initial. Il faut donc imposer des bonnes pratiques à tous les intervenants : c’est vous qui allez subir les butyriques si certains veulent aller trop vite ce jour-là ! Un bon ensilage, bien tassé, va vite s’acidifier et stopper le développement de ces bactéries. Les conditions météorologiques ont aussi un fort rôle à jouer. Avec la boue lors de récolte sous la pluie, les zones de circulation devront donc être tenues propres. Enfin, le milieu de conservation en taupinière est à réaliser très soigneusement car il va favoriser l’apport de terre dans le fourrage.

Au quotidien, on pourra réduire l’impact des butyriques en déssilant dans une auge propre et en bon état (plus facile à entretenir). Parfois il faudra même adapter vos pratiques de distribution si vous devez subir un ensilage contaminé pendant une saison. Ainsi certains éleveurs se sécurisent avec des conservateurs d’ensilages pour éviter des situations compliquées à gérer. Les points à retenir :

- qualité de réalisation des silos : sans terre, tassage, bâchage ;

- qualité de la distribution : vitesse d’avancement et coupe du front d’attaque ; - propreté des auges, des abreuvoirs ;

- propreté des animaux : litière et aires de vie, chemins, zones d’attente.

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