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Entrepreneurs des Territoires : les doléances remontées auprès de l’État

Lundi 21 mars, les Entrepreneurs des Territoires des Pays-de-la-Loire organisaient plusieurs actions dans les départements pour demander des aides face à la hausse du prix du GNR. En Mayenne, trois temps forts : une opération escargot, un ralentissement du flux dans une station de carburants et une rencontre en préfecture.

« La rencontre en préfecture, avec le chef de cabinet du préfet, s’est bien déroulée. Elle a duré plus d’une heure. Nous avons remonté nos revendications et la préfecture nous a encouragés à aller revoir les élus, à faire remonter nos demandes auprès des parlementaires », nous confiait David Lecomte, président des Entrepreneurs des Territoires de la Mayenne, au lendemain de l’opération escargot organisée autour de Laval.

Lundi, à l’instar des autres syndicats départementaux des entreprises de travaux agricoles des Pays-de-la-Loire, une soixantaine de représentants EDT 53 se sont retrouvés, avec leurs engins : une moissonneuse, trois ensileuses, des tracteurs, au foirail de Laval avant d’entamer une opération escargot, afin de partager au grand public leur mécontentement. En tête de cortège, la moiss’batt avec une pancarte « ETA en colère, carburants trop chers, + 200 % ». Derrière une suite d’une trentaine sur les engins, avec des affiches comme « Le gasoil nous met à poil », « Taxes trop élevées », « Trop de taxes », ou encore « On va crever » !  « Quelle que soit la taille de nos entreprises, nous sommes tous dans la même situation : soit le GNR baisse de beaucoup et rapidement, soit nous disparaissons dans les 6 mois qui viennent ! », glisse David Lecomte.

 

Action symbolique

Après un premier tour de ville, les manifestants se sont rassemblés sur le parking du Leclerc de la route de Tours, à Laval. « Un parking est suffisamment grand », indiquait David Lecomte, président des EDT 53, voulant ôter tout malentendu avec l’enseigne en question, même si la station-service a été quelque peu au ralenti par stationnement de tracteurs devant certaines pistes. L’action se voulait avant tout « symbolique ».

« Avec le prix actuel du GNR, on va devoir venir dans les stations comme celle-ci pour faire le plein de nos engins, poursuit celui qui est aussi vice- président des EDT des Pays-de-la-Loire. Cette semaine le GNR a atteint 1,80 € hors taxes, soit 2,16 € TTC. Là, il est à 1,89 € TTC », dit David Lecomte en montrant le panneau lumineux des tarifs des carburants. Un camion de 30 000 litres était payé 26 000 €, « maintenant c’est 57 000 euros et c’est à payer à la livraison ! » Une situation qu’il ne souhaite pas devoir appliquer à ses clients agriculteurs, juste en fin de chantier d’ensilage d’herbe ou de semis de maïs, par exemple. « Le carburant, c’est 15 % de notre chiffre d’affaires », rappelle l’entreprise Loyant, de Hercé. Autant dire un poste important et dont les hausses ne peuvent qu’être répercutées auprès des clients, question de survie.

Se pose aussi la question de l’approvisionnement. Car la donne a changé : non seulement le prix a fortement grimpé, mais l’approvisionnement est devenu aléatoire. « J’avais demandé 5 000 litres, j’en ai eu seulement 3 000 », entend-on dans les discussions. Quand une moissonneuse embarque 1 000 litres, et des tracteurs entre 400 et 500 litres.

Maillon pourtant essentiel de l’agriculture, « nous sommes trop souvent oubliés, poursuit David Lecomte. Peut-être, car nous dépendons de la Chambre de commerce et de l’industrie ».

Les trois revendications principales qui ont dicté cette journée de protestation ont pu être transmises à l’État. À savoir : « la récupération immédiate de la TICPE de 2 021, la suppression de cette TICPE dès les achats en cours et un plafonnement du prix du carburant à 0,80 €/litre ». Pour rappel, il était à 0,65 €/l, en moyenne en 2021. Une rencontre est également prévue avec tous les parlementaires de la Mayenne.

« Si nous n’obtenons pas gain de cause, nous n’excluons pas d’autres actions en nous groupant avec des syndicats comme ceux du BTP ou celui des taxis », a prévenu David Lecomte.

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