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Élevage de volailles : « Rétablir la vérité »

Samedi 19 septembre 2020, le collectif Pays de Loiron Environnement appelait à la mobilisation contre un projet d’agrandissement au Bourgneuf-la-Forêt, soumis à enquête publique. En soutien au projet, la Fdsea de la Mayenne avait convié ses adhérents à se réunir sur place et à signer le registre d’enquête publique, en présence du commissaire-enquêteur.

© AF - Agri53

À l’appel de la Fdsea de la Mayenne, une centaine d’éleveurs étaient présents samedi matin, devant la mairie du Bourgneuf-la-Forêt. Pendant que les opposants au projet d’agrandissement
faisaient tour à tour la queue pour signer le registre, Florent Renaudier, président de la Fdsea 53,
accompagné de Mickaël Guilloux, secrétaire général, et de Jean-Yves Guérot, responsable de la section avicole à la Chambre d’agriculture, a expliqué pourquoi la Fdsea de la Mayenne soutenait ce projet.
« Nous sommes là pour rétablir la vérité face à des associations qui stigmatisent l’agriculture. Nous sommes un département très orienté vers l’élevage et la Fdsea soutient et soutiendra tous les projets économiquement viables »,
explique Florent Renaudier, rappelant que
« toute production qui n’est pas produite en France est importée avec des normes environnementales et sociales qui ne sont pas les mêmes qu’en France. S’opposer à un projet
volailles, c’est cautionner l’importation », précise-t-il.
À ces propos, Mickaël Guilloux, ajoute : « en France, 42 % de la volaille consommée est importée. L’écologie et l’environnement ne s’arrêtent pas à la frontière mayennaise, c’est un problème mondial. Que veulent ces opposants, qu’on importe tout ? Qu’il n’y ait plus d’usines agroalimentaires en France ? Que deviendrait alors la souveraineté alimentaire voulue par le gouvernement ? »
Rien que dans le département de la Mayenne, l’agroalimentaire représente 6 300 emplois.

Rappel du projet

Les porteurs du projet se sont installés en 2017 au Bourgneuf-la-Forêt, reprenant l’exploitation de
volailles de chair et de taurillons avec une volonté de se spécialiser en aviculture. Avec sur site un poulailler de 835 m2 et un deuxième de 965 m2, les exploitants souhaitent construire deux nouveaux poulaillers de 1 500 m2 chacun et rénover les deux poulaillers déjà existants, amenant
la surface totale des bâtiments à 4 830 m2, soit une capacité maximale de 106 260 poulets. Un projet qui dépasse ainsi le seuil d’autorisation et est donc soumis à enquête publique, mais qui reste tout à fait dans la norme puisqu’on estime le seuil de rentabilité d’un élevage spécialisé
avicole autour de 3 000 m2 par UTH.

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