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Du méteil fourrager séché en grange pour sécuriser les stocks

Jean-Noël et Marion Landemaine, éleveurs laitiers bio en Mayenne, récoltent et sèchent un mélange avoine-vesce, en plus de l'herbe pour leurs vaches.

© CA PDL

Dès la mise en route de son séchoir en grange au printemps dernier, Jean-Noël Landemaine, éleveur laitier bio avec son épouse Marion, à Chantrigné (53), a récolté et séché un mélange avoine-vesce en plus de l’herbe. Il renouvèle l’expérience. Le couple exploite une centaine d’hectares qui, à l’exception de 2,5 hectares de maïs épi, sont exclusivement dédiés à la production fourragère : les 30 ha situés à proximité du site d’exploitation sont réservés au pâturage des vaches laitières, une cinquantaine hectares est destinée à la fauche et 16 ha de prairies naturelles sont fauchées avant d’être pâturées par les génisses. « Avec la mise en route du séchoir en grange au printemps 2020, j’ai dû renouveler une bonne partie de mes prairies temporaires ces deux dernières années. Je les sème à l’automne et j’ai toujours été satisfait de leurs implantations. Mais à l’automne 2019, j’ai voulu tester le semis sous couvert de méteil fourrager en espérant pouvoir obtenir un volume important de fourrage de qualité à la première quinzaine de mai. J’ai d’abord implanté fin septembre 2,5 ha d’un mélange dosé à 45 kg d’avoine et 35 kg de vesce. Suite à un passage d’environ 15 t/ha de fumier et 1 t/ha de chaux, le sol est travaillé deux fois au rotovator. Puis intervient le semis du méteil au semoir à céréales. Ensuite le mélange prairial OH 430 est semé à la volée (semoir botte relevées) puis roulé

Le mélange est fauché le 12 mai 2020 pour un rendement estimé à plus de 6 TMS/ha. Trois fanages et deux jours plus tard, le méteil est andainé avec un double rotor à dépose centrale puis est ramassé à la remorque autochargeuse. « Les conditions de pré-fanage étaient bonnes et l’ensoleillement couplé à la surface importante du capteur solaire de mon séchoir m’ont permis de finir de sécher rapidement le méteil dans le séchoir, sans mettre en route le déshumidificateur d’air présent dans le bâtiment. En plus, la prairie est vite repartie une fois que le méteil a été récolté.»

La prairie a ensuite été fauchée une fois puis pâturée jusqu’à l’automne. Pleinement satisfait de cette première expérience, Jean-Noël a porté à 15 ha la surface de prairie implantée de cette manière à l’automne 2020 qui devraient être récoltés sur la même période que l’année précédente lors d’une bonne fenêtre météo. Ainsi le troupeau constitué de 75 vaches laitières Prim’Holstein plus le renouvellement a été nourri quasi exclusivement de fourrages sur l’année passée : « Nous avons vendu 476 000 l de lait en 2020 avec en hiver une ration 100 % foin de prairie et de méteil séché en grange + 1,5 à 2 kg de maïs épi distribué au DAC pour les fraiches vêlées et en 100% pâturage le reste de l’année. Le méteil fourrager m’a permis de terminer l’hiver avec du stock de foin dans le séchoir et des animaux en excellente santé ! », se réjouit Jean-Noël Landemaine.

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