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Début d'année difficile pour le marché aux veaux et ovins

Perte de l'apporteur principal, crise sanitaire... Le marché aux veaux a connu un premier semestre 2020 compliqué. Une situation difficile qui succède à une année 2019 déjà mouvementée.

Jeudi 3 septembre, la Saem a présenté les premiers résultats du marché aux veaux et ovins de Château-Gontier pour l'année 2020.
Jeudi 3 septembre, la Saem a présenté les premiers résultats du marché aux veaux et ovins de Château-Gontier pour l'année 2020.
© LG

Jeudi 3 septembre, la Saem du Parc Saint-Fiacre tenait son assemblée générale. Selon Jean-Jacques Gendry, directeur des marchés, le marché aux veaux et ovins de Château-Gontier doit faire face à « un début d'année un peu chaotique ».

2020 : des complications à la chaîne

Dès janvier, les premières difficultés sont apparues. Le marché aux veaux et ovins a perdu son apporteur principal. « C'est une perspective de 5 000 veaux en moins sur l'année », regrette Jean-Jacques Henry. À cette première complication est venue s'ajouter la crise sanitaire du coronavirus. Si le marché est resté ouvert pendant le confinement, le nombre d'animaux présents a tout de même fortement diminué. « Sur neuf semaines, nous avons perdu 61,25 % de nos apports en veaux, soit 4 224 bêtes en moins par rapport à 2018. Au niveau des ovins, nous n'avons eu aucun animal. »

La période Covid-19 est venue aggraver un début d'année déjà marqué par une diminution significative des apports. « Les 11 premiers marchés de l'année nous engageaient vers une baisse de 18,77 % des prestations en veaux.» Résultat, par rapport à 2018, au premier semestre, le marché enregistre 7 031 veaux en moins, soit -25,43 % des apports. « Au niveau des ovins, on est à -42,3 %. » La déception est d'autant plus grande que 2020 suit une année 2019 aux débuts eux aussi difficiles, mais qui avait réussi à redresser la barre et à redonner de l'espoir. L'année 2019 n'avait pas non plus bien commencé pour le marché aux veaux et ovins de Château-Gontier. Le premier semestre avait enregistré un recul des présentations de 8 %.

Sérénité retrouvée

Pour faire face à cette situation préoccupante, la Saem a dû trouver des solutions pour « sauver le marché ». Plusieurs réponses financières ont été apportées. Premièrement : les usagers ont accepté de payer une prestation d'entrée pour les veaux s'élevant à 1,50 EUR HT/tête. Deuxièmement : les acheteurs ont pris part à cet effort en participant à hauteur de 0,60 EUR HT pour chaque veau qui sort du foirail. Enfin, en contrepartie, le président de la Saem, Philippe Henry, a abandonné toutes les prestations d'entrées et abonnements des véhicules, ainsi que les locations de barres et parcs.

Ces mesures ont été adoptées fin août et sont entrées en vigueur dès le 5 septembre. « Cette mise en oeuvre rapide nous a permis de retrouver de la sérénité », affirme Jean-Jacques Gendry. Ces décisions, associées à une baisse des charges de structure, ont été favorables à « une amélioration des comptes de la Saem » la société a obtenu un résultat de « 12 154,78 EUR contre une perte de 11 000 EUR en 2018 », se réjouit Bénédicte Gérard, directrice financière de la SAEM.

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