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De la paille de colza en litière

Depuis peu, la société Sam’Paille teste, avec quelques clients, la litière en paillettes de colza. Exemple avec Julien Delaunay, éleveur Loué, à Niort-la-Fontaine.

La paille de colza, déchiquetée et broyée, est une alternative à la paille de blé pour les élevages de volailles.
La paille de colza, déchiquetée et broyée, est une alternative à la paille de blé pour les élevages de volailles.
© VG

« C’était un déchet, ce sera une litière en or », vante Samuel Ragot dans une publicité pour sa société Sam’Paille et son nouveau produit : la litière en paillette de colza. Tout est dit dans le slogan. Et des tests sont en cours dans quelques élevages de volailles. Lui-même éleveur de dindes à Saint-Mars-du-Désert, Samuel Ragot utilise les paillettes de colza. « Mon premier lot, sorti avec cette litière, est assez exceptionnel : 0 % de pattes non conformes sur les dindes et les dindons ! », signale-t-il. Et d’ajouter : « je vais pouvoir toucher entre 250 et 400 € de prime bonus ! ». Samuel Ragot évoque aussi certains de ses clients passés récemment à la paille de colza. Notamment Mickaël Beucher de Saint-Thomas-de-Courceriers qui, selon Samuel, « utilise le colza depuis longtemps pour ses 3 000 m2 en volaille standard chez Agrial. Toute sa surface de colza, 30 ha, va en priorité aux poulets ».
Jérémy Queste, éleveur Loué, a testé les deux pailles en même temps. « Il a constaté une meilleure absorbtion lors d'un passage de fiente plus liquide », raconte Samuel Ragot.
Autre éleveur qui utilise la paille de colza défibrée et broyée comme litière : Julien Delaunay, installé à Niort-la-Fontaine (Lassay-les-Châteaux). « J’ai fait mes deux premières bandes avec de la paille de blé et là, c’est ma deuxième avec de la paille de colza », explique cet éleveur de volailles label de Loué depuis un an. Il n’a pas suffisamment de recul pour constater des gains ou non en termes de résultats techniques, mais il remarque l’absence de croûtage avec la paille de colza. Entre 8 à 10 cm d’épaisseur sont déposés au sol. « Le colza se tasse un peu plus que la paille, mais la litière se tient bien, juge Julien, elle reste compacte tout en stimulant le grattage par les poulets. » Un avantage : « pas besoin de pailler à nouveau en cour de bande car la paille de colza se tient bien ». Pour un bâtiment, il utilise 13 boules de 250 kg chacune.

C’est lors d’un broyage de paille de blé, chez lui que Samuel Ragot lui a fait découvrir la paille de colza. « J’avais fait boyer une boule, pour voir. » Il a alors voulu tester grandeur nature. Pour cet éleveur, la paille de colza est une alternative à la paille de blé. Une alternative qui permet de valoriser un produit cultivé sur place : « On fait 20 ha de colza. Avant je le vendais à un éleveur de bovins à 35 € la tonne à l’andain ».
De son côté, la société Sam’Paille entend développer ce nouveau créneau en proposant, « dans un avenir proche, des paillettes de colza dépoussiérées et hygiénisées, livrées en vrac par camion, comme pour les copeaux de bois. Le process est validé et fonctionne ». Ces paillettes de colza pourraient coûter entre 100 et 130 € la tonne.

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