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Craon : abattoir fermé, puis rouvert

L’abattoir municipal vit au rythme du coronavirus. Annoncé fermé en début de semaine, puis rouvert,il maintiendrait son activité aux professionnels.

Arrivée d'éleveur à l'abattoir de Craon. Photo d'illustration.
Arrivée d'éleveur à l'abattoir de Craon. Photo d'illustration.
© VG-Agri53

L’abattoir municipal de Craon a fait passer des sueurs froides aux professionnels de la viande toute cette semaine.

Lundi 16 mars 2020, il était annoncé comme fermé. « Une fermeture qui serait due à un manque de personnel. Certains ne peuvent pas venir travailler et sont confinés chez eux», nous indiquait alors Sylvain Rousselet, éleveur de Rouges des Prés et président d’Ecla 53. Un branlebas de combat s’engage donc pour trouver un autre site d’abattage. « Ecla 53 fait abattre deux fois par semaine à Craon », poursuit Sylvain Rousselet. Certes, avec la fermeture des écoles, donc des cantines scolaires, et celle des restaurants, le débouché de la Rhd pour Ecla 53 s’est amoindri. « Nous avons dû annuler certains abattages », explique l’éleveur, pour autant, « les points de vente locaux comme les boucheries et les supérettes sont de plus en plus demandeurs ». Pour garder l’activité d’abattage en Mayenne, on se tourne alors vers l’abattoir de Pré-en-Pail prêt, nous dit-on, à accepter des bovins « seulement une à deux fois par semaine ». Premier soulagement. D’autres éleveurs regardent du côté de la Sva à Vitré. « L’abattoir est d’accord pour prendre nos bêtes », annonce Yannick Vallée, président d’Elroc et de la section bovine de la Fdsea 53. Et pendant que les éleveurs poursuivent leurs recherches pour garantir l’alimentation en cette période de confinement, les syndicats s’activent auprès de leurs réseaux départementaux et régionaux pour maintenir ouverte l’activité d’abattage à Craon…

Mercredi 18 mars 2020 au matin, changement de fusil d’épaule : « le maire (de Craon, Claude Gilet, Ndlr) a décidé de sa réouverture », nous glissait la préfecture de la Mayenne. Soulagement donc du côté des éleveurs et des bouchers. Mais, dès le début de l’après-midi, on apprenait que des bouchers et des intermédiaires étaient prévenus par téléphone « de ne plus apporter de bêtes ni de venir chercher les carcasses ». À ne rien y comprendre !

Enfin, mercredi soir (18 mars 2020), après un nouvel appui de la Fdsea, de la Frsea Pays de la Loire et d’Interbev auprès des autorités, tout semblait rentrer dans l’ordre. « L’abattoir serait fermé pour celles et ceux qui font de l’autoconsommation, mais resterait ouvert pour le négoce et les activités de commerce », annonçait Florent Renaudier, président de la Fdsea 53. En d’autres termes, l’activité d’abattage continuerait pour « tous les grossistes, les boucheries et les éleveurs qui font de la vente directe ». Une épine du pied retirée, mais ce «feuilleton » à rebondissements — et qui peut encore évoluer — montre l’incertitude avec laquelle la profession agricole, comme le reste de la société, est désormais plongée en raison de l’épidémie de coronavirus.
L’aspect positif, et c’est ce que relève Sylvain Rousselet : les habitudes de consommation ont évolué depuis les premières restrictions, avec un retour des consommateurs vers « les petits commerces alimentaires et de proximité ».

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