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Interview
Concours au Cima : « Suivre la ligne de conduite de la prévention des risques »

Philippe Carteron, directeur délégué de la Chambre d'agriculture de la Mayenne, rappelle le programme du Cima, et la nécessaire vigilance concernant le sanitaire.

Benoît Faucon Philippe Carteron Chambre d'agriculture de la Mayenne
Benoît Faucon, président de la Chambre d'agriculture de la Mayenne, et Philippe Carteron, directeur délégué de la Chambre d’agriculture de la Mayenne.
© TB

La prochaine édition du Cima se déroulera du 17 au 19 juillet à Mayenne. Quel est le programme ?

Philippe Carteron : La prochaine édition du Cima 53 arrive à grand pas, et c'est comme chaque année un rendez-vous incontournable de l'attractivité de l'élevage de notre département et une vitrine de notre économie rurale. Il est l'occasion pour les éleveurs de mettre en lumière leur travail et de montrer toute la diversité et le potentiel de l'agriculture mayennaise. Cette année, nous accueillons à Mayenne le concours régional de la race Parthenaise en plus des concours départementaux habituels en race Blonde d'Aquitaine, Rouge des Prés, Limousine, Montbéliarde, Normande et des présentations de race.

L'ensemble des bovins et ovins seront accueillis le vendredi 17 juillet en matinée. Les femelles percherons arriveront quant à elles le samedi 18 tôt le matin. Les concours se dérouleront toute la journée du samedi, de 9h à 18h. Les horaires sont pour l'instant provisoires, selon le nombre et la disponibilité des rings.

Le dimanche 19 juillet verra les concours de jeunes présentateurs en Normand et Percheron, avant le défilé des animaux primés en début d'après-midi.

 

Après une année sanitaire compliquée et une édition 2025 qui avait été menacée, la vigilance sera de mise. Quelles dispositions seront en vigueur ?

PC : C'est une problématique majeure que nous partageons en tant qu'organisateurs avec la DDETSPP, le GDS et la Chambre d'agriculture. Pour pouvoir participer, il convient d'avoir des animaux préalablement vaccinés contre la FCO 3 et 8 en plus des conditions sanitaires " habituelles ". Nous pensons que c'est important d'être vigilants. En Pays de la Loire, le nombre de naissances a chuté de plus de 20 % en mars dernier. Si l'on remonte aux périodes de début de gestation, cela correspond de façon très stricte au début de l'épisode de FCO de l'an dernier.

 

Les inscriptions d'animaux pour les concours marquent le pas. Quels messages la Chambre d'agriculture souhaite-t-elle adresser aux éleveurs ?

PC : Les mesures sanitaires impactent la tenue de certains concours - en race Bleu du Maine par exemple -, et limite sans doute le nombre d'animaux présents : c'est le cas pour le régional Parthenais où les effectifs initiaux envisagés étaient plus conséquents. Mais encore une fois, au vu des enjeux, il nous paraît important de suivre la ligne de conduite de la prévention des risques. On peut rappeler qu'une désinsectisation sera réalisée à l'arrivée et au départ des animaux.

 

 

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