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Blondes d'Aquitaine : cotations en baisse pour le Label rouge

Les éleveurs du Grand-Ouest de Blondes d’Aquitaine en Label rouge ont eu la mauvaise surprise d’apprendre une nouvelle baisse de prix de 10 centimes par kilo de carcasse. Une baisse liée à la conjoncture.

© Réussir

« Nous avions déjà eu une baisse en mai dernier, rappelle Jean-Luc Guérin, éleveur à Châtillon-sur-Colmont. Et, pour commencer l’année 2019, rebelote ! « Cela fait tout de même 20 centimes en moins d’un an », pestent, à juste titre, Jean-Luc Guérin et Gérard Barbier, président du syndicat Blondes d’Aquitaine de la Mayenne. Ce dernier estime que « cette décision a été prise un peu vite ! » « On nous demande de monter en gamme, on le fait, reprend Jean-Luc Guérin. On change d’aliments pour avoir des sans-Ogm plus cher à l’achat dans un contexte où globalement le prix des aliments augmente, et en même temps, on nous baisse le prix ! Je sais bien que c’est la période des soldes, mais tout de même ! » Et d’ajouter : « on nous dit que le prix de vente doit au moins correspondre au coût de production… On est loin du compte ! » Un sentiment partagé par Gérard Barbier.


Un marché très difficile

Pour sa part, le président de l’association qui gère le Label rouge des Blondes d’Aquitaine dans le
Grand-Ouest, Alain Denieulle, explique que « le marché est très difficile. Les bouchers sont démarchés par des intermédiaires qui leur proposent des bêtes hors Label, donc moins cher ». Il déplore également qu’« une bonne part du marché se déroule sans intermédiaires, donc sans cotations ». Il souhaite, et le Label travaille sur ce sujet actuellement, que « toutes les bêtes, Label ou non, entrent en cotation. De même, nous travaillons au niveau national pour uniformiser nos grilles Label ».
À propos de la baisse de 10 ct, Alain Denieulle rappelle que « cette baisse aurait pu s’appliquer dès la mise en place de la nouvelle grille, donc en 2016, lors de l’application du nouveau cahier des charges ». Et de rappeler que « les prix sont calculés à partir de la moyenne lissée des 4 dernières semaines de cotation. Nous sommes à 4,70 €, alors que si nous avions attendu davantage, nous serions à 4,65 €… »
Le président Denieulle se veut cependant optimiste : « le début d’année est toujours difficile, mais les prix devraient remonter ensuite ». Il lui reste à communiquer auprès des éleveurs. Ce sera le cas début février : « il y aura au moins une réunion par département, éleveurs et bouchers seront invités ».
Prenant du recul, Yannick Vallée, responsable bovins allaitants à la Fdsea 53, rappelle qu’« il y a
quelques années, on a dirigé des éleveurs de Charolais vers la Blonde d’Aquitaine, entraînant probablement une surproduction ». Serait-ce donc la fin d’une niche haut de gamme ? Possible. Il craint aussi « voir se  répéter le même phénomène de surproduction pour la race Parthenaise
d’ici 5 à 7 ans ».

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