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Porte ouverte
Avec Lely, Benoit Aubry a pris le train de l’innovation

Benoit Aubry, éleveur de Prim’Holstein à l’EARL de la Haute Chevalerie, à Ballots, a accueilli une porte-ouverte Lely, vendredi 14 novembre. Les visiteurs ont pu découvrir la version Next du robot Astronaut A5 et le Vector.

Les performances de l’élevage de Benoit Aubry ont été améliorées avec l’arrivée du robot d’alimentation Lely Vector. Il a accueilli une porte ouverte de la marque vendredi 14 novembre, qui a attiré plus de 600 visiteurs.
© TB

Les visiteurs sont venus nombreux découvrir l’exploitation de Benoit Aubry, EARL de la Haute Chevalerie à Ballots, vendredi 14 novembre. La porte-ouverte Lely a permis de voir en action l’Astronaut A5, passé en version Next depuis quelques jours seulement, et le système d’alimentation automatisé Vector. 

L’aboutissement d’une constante évolution pour Benoit Aubry, qui a pris la suite de ses parents en 2007. « À l’époque, il y avait 45 hectares, 200 000 litres de lait et 15 vaches allaitantes », raconte-t-il. En 2010, il se spécialise dans le lait (350 000 litres) et se sépare des vaches allaitantes. Huit ans plus tard, il crée un Gaec avec un tiers, mais celui-ci ne fonctionne que deux ans. Benoit Aubry garde l’exploitation et, au 1er janvier 2020, transforme le Gaec en EARL avec salarié. « Aujourd’hui, je suis accompagné d’un temps plein et d’un 0,3 ETP. J’ai investi dans le Lely Vector en 2022 pour robotiser l’alimentation. Puis en 2023, j’ai quitté Lactalis pour aller chez LDSH. Cela m’a permis de demander 1,4 million de référence, pour être aujourd’hui à 1,5 million, et de financer deux robots de suite. Ils ont été mis en route en décembre 2024. »

L’alimentation robotisée avant la traite

Cet investissement dans la robotique, Benoit Aubry y trouve de nombreux avantages. Notamment cette année, où son élevage a été fortement impacté par la FCO (lire encadré) : « Pour gérer, c’était mieux. On savait que les vaches allaient être malades avant qu’elles ne le soient.  » Revenons au Vector MFR 2, premier outil à avoir été installé sur l’exploitation en décembre 2022 : « Je commençais par robotiser l’alimentation avant la traite, ce qui a pu en étonner beaucoup, se souvient Benoit Aubry. À cette période, le tracteur a lâché, ma salariée est tombée enceinte, et j’avais déjà le bâtiment pour installer le robot. Il a juste fallu ajouter la structure métallique. » Aujourd’hui, le Vector est rempli le lundi et le vendredi pour « des weekends plus cool », et « on a gagné 900 kilos de lait par vache en un an sur la première année », ajoute l’agriculteur : « Le robot distribue des petites quantités, plus souvent, mieux mélangées. »

A5 Next : un nouveau cerveau pour le robot

Les deux robots de traite Astronaut A5 ont, quant à eux, récemment évolué avec l’installation du kit Next. « C’est une extension de la version 2018. Il s’agit du nouveau cerveau du robot », explique-t-on chez Lely. « Le laser a été changé, on y a ajouté une caméra de données. Et puis il s’agit d’un nouveau système de tri du lait : on est sur un système de cales qui se nettoient avec le rinçage du robot sur chaque séparation du lait. On n’a plus d’eau à rester sur les tuyaux, ni de lait de la traite d’avant. L’hygiène de lait est au top du top. Et il n’est plus nécessaire d’entretenir. Là où on avait une mise à jour tous les deux mois avant, on va pouvoir monter à quatre par mois pour corriger, aller plus vite, et rendre la traite de plus en plus douce et fluide. Et ce pour que l’éleveur passe de plus en plus de temps auprès de ses animaux. »

FCO : « La situation est très difficile à vivre »

Benoit Aubry est l’un des éleveurs mayennais qui a été le plus touché par la FCO. Maintenir cette porte-ouverte chez lui était aussi une manière de pouvoir en parler. « On est sur une année catastrophique, débute l’éleveur. Depuis le mois de juillet, 20 vaches et 15 veaux sont morts, et il y a eu 13 avortements. » Pour autant, la vaccination avait été effectuée dans les règles. « Mais aujourd’hui on sait que le vaccin n’a pas été efficace. Et personne ne comprend pourquoi nous avons eu autant de pertes. On a fait plein de modifications : on a boosté la ration ; on a enlevé des planches au bâtiment pour ventiler; on a changé les matelas, auparavant en farine de paille, pour de la chaux dolomie ; on passe le racleur toutes les deux heures contre trois avant. Chez nous, les pattes étaient sensibles : c’est une catastrophe, elles sont toutes flinguées. Là, on n’est plus dans la FCO directe, on en subit les conséquences. C’est poignant, c’est compliqué. En termes de trésorerie, on est à 130 000 euros de pertes, sans compter les pertes de reproduction. »

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