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Cérémonie
Vœux 2024 : « Aller plus vite, plus haut et plus fort »

Mardi soir se tenaient les traditionnels vœux communs entre le président du Département, Olivier Richefou, et la préfète de la Mayenne, Marie-Aimée Gaspari. Des discours marqués par les JO de Paris, avec quelques mots pour l’agriculture.

C’est Olivier Richefou qui a ouvert le bal, mettant d’emblée en exergue « la régularité, la sérénité et la qualité » des relations entre le Conseil départemental et les services de l’État en Mayenne « au service du bien commun ». Il a d’abord parlé de solidarité rappelant, par exemple, « l’heure civique, lancée en 2023, qui offre la possibilité, à chacun, de donner du temps dans son quartier, sa commune. Initiée à Évron, Montsûrs, L’Huisserie et Vaiges », ce dispositif qui sera étendu à l’ensemble du département en 2024. « Toujours dans le cadre des actions sociales, pour les personnes âgées et celles en situation de handicap, va être expérimenté le service public départemental de l’autonomie pour tenter de simplifier les organisations vis-à-vis de ces publics », a annoncé le président Richefou. 

Il a bien-sûr évoqué « l’accueil de la flamme olympique, le 29 mercredi mai », qualifiant 2024 d’année « exceptionnelle » grâce aux JO et à l’implication du monde sportif mayennais dans cet événement. Pour ce qui concerne l’agriculture, Olivier Richefou souhaite conduire l’action du Département « vers une Mayenne toujours plus écologique » avec le maintien de l’objectif « d’être le 1er département bas carbone de France en 2040 et non pas en 2050 ». Cela va passer par un élargissement de l’action des agences techniques sur l’eau et les routes « au développement durable dans son ensemble ». « Nous ferons aussi de la préservation du bocage et de la haie une priorité essentielle pour l’avenir de notre département », a souligné Olivier Richefou.

« Soutenir notre agriculture »

La préfète de la Mayenne, Marie-Aimée Gaspari, a remercié le Département et la Région pour leur collaboration étroite avec l’État, comme « l’ensemble des élus » pour leur engagement « au service de nos concitoyens », soulignant leur « abnégation » et leur « immense disponibilité ». « Je tiens également à saluer l’ensemble des professionnels économiques : les chefs d’entreprises, les représentants du monde agricole, les acteurs associatifs. Vous êtes les forces vives de notre département. » Dans son résumé de l’année 2023, la préfète a notamment évoqué « les tempêtes et les pluies torrentielles qui sont venues rappeler que le dérèglement climatique est largement perceptible et qui impactent notamment notre agriculture ». « L’État accompagne, facilite, impulse, mais ne peut agir seul », a déclaré la préfète, indiquant qu’elle souhaitait travailler « en équipe ». 

Et de poursuivre : « cette année, et comme la devise olympique nous y invite, il nous faudra aller plus vite, plus haut et plus fort. Tout d’abord pour soutenir la transition écologique et énergétique, je salue l’objectif que s’est donné le Conseil départemental d’être le premier département bas carbone de France. En 2024, nous définirons les zones d’accélération du développement des énergies renouvelables ». La préfète a souligné le lancement du programme d’aides Villages d’avenir (lire page 28) pour lequel « 30 communes ont été sélectionnées ». « D’autres viendront », espère-t-elle, d’autant que « 95 % des communes de la Mayenne sont classifiées communes rurales ». Aussi, après un mot sur la sécurité et avant un autre sur la santé, Marie-Aimée Gaspari a indiqué la volonté de ses services d’être « vigilants pour soutenir notre agriculture, si structurante pour notre département, et notre souveraineté alimentaire qu’il nous faut défendre. L’État se tiendra aux côtés des agriculteurs dans un dialogue apaisé et constructif », a-t-elle précisé.

Laval Agglo : cap sur la « sobriété foncière »

À Saint-Berthevin, lundi 8 janvier, en soirée, Florian Bercault, président de Laval Agglomération, a souhaité ses vœux pour les 34 communes de l’agglo. Des vœux orientés vers la poursuite du travail en commun et « l’innovation collective », avec en filigrane l’adage « Penser global, agir local ». Florian Bercault a mis en exergue « quatre inepties », comme « le rapport à la terre ». « Jamais on n’a consommé autant de terre et jamais on n’a eu besoin d’autant de terre pour nous nourrir puisque nous n’avons jamais été aussi nombreux sur notre planète. Pourtant, on continue à la détruire pour se développer et pour tout un tas de raisons légitimes, mais qui posent question sur notre capacité à se développer de la sorte », constate-t-il. Aussi, pour « résoudre cette contradiction » Laval Agglomération vise « la sobriété foncière ». Cela passe par « la réhabilitation de ses friches », ce qui va dans le sens du zéro artificialisation des terres agricoles, et « un plan alimentaire territorial qui va redonner, selon le président de Laval Agglomération, la capacité à produire dans le milieu péri-urbain et le milieu rural qui composent notre agglomération ».

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