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Adapter son élevage l’été

Chaque été, la menace des coups de chaleur plane sur les élevages avicoles. Plusieurs méthodes peuvent permettre de les limiter. Marie-Françoise Grandin, agricultrice à Le Horps présente ses solutions.

© AF

Si la saison estivale 2021 affiche une température moyenne sous les normales de saison, le aviculteurs mayennais savent que le retour des fortes chaleurs et à surveiller de près. Gare aux étouffements chez les volailles qui n’ont pas le temps de s’accoutumer à la chaleur. Pour les éviter, plusieurs aménagements peuvent être mis en place dans les bâtiments. Marie-Françoise Grandin, installée avec trois associés à Le Horps, en témoigne.

Passage de la statique au dynamique

L’exploitation s’étend sur 204 ha, dont 80 sont destinés à la culture de céréales. Trois ateliers sont en activités : vaches laitières, taurillons et poulets hors sol. « Notre poulailler mesure 750 m2 . Il n’est pas tout neuf il date de 1981 », explique l’agricultrice. Pour limiter les risques coups de chaleur l’été, les éleveurs ont commencé par transformer leur bâtiment. Première étape : le passage d’un système statique à un système dynamique. « Nous avons fait ce premier aménagement en 1990. On a installé 12 ventilateurs et des humidificateurs au niveau des entrées d’air. Cela permettait en même temps d’automatiser le bâtiment.»

Baisser la densité

Malgré ces premiers aménagements, les éleveurs ont tout de même noté quelques cas d’étouffement chez leurs volailles. Ils ont alors eu l’idée de diminuer la densité dans leur bâtiment l’été. « Au lieu de mettre 20 poulets au m2 , on en met 17. On fait cela de juin à août », explique Marie-Françoise Grandin. Moins « tassées », les volailles supportent ainsi plus facilement la chaleur et se développent mieux. « On en a moins, mais elles sont plus grosses. Vu qu’elles sont moins nombreuses, elles peuvent aller manger plus facilement et profitent donc plus. » Si pour les éleveurs cette méthode est très efficace, ils ont tout de même souhaité réinvestir dans un extracteur d’air mobile il y a environ 2 ans. « Ça nous rassure. On le met à l’entrée du bâtiment l’été. Il brasse environ 22000 m3 /h .»

Relever l’alimentation

Dernière solution mise en place par Marie-Françoise Grandin et ses associés : mettre à jeun leurs poulets l’après-midi. « On relève les assiettes le matin, les jours de grandes chaleurs, parce que quand ils ont le ventre plein et digèrent ils dégagent de la chaleur. Ils se reposent la journée et mangent la nuit. » Des compléments alimentaires sont également ajoutés dans l’abreuvoir afin de préserver les performances des volailles. « Toutes ces méthodes nous permettent de diminuer les coups de chaleur même si le risque 0 n’existe pas. »

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