Agri53 21 mars 2019 à 13h00 | Par Vincent Gross

Métiers de l’agriculture : l’Anefa 53 créé du lien

Mardi 19 mars 2019, l’Anefa 53 organisait, dans les locaux de la Maison des agriculteurs, une demi-journée de découverte des métiers de l’agriculture, en collaboration avec Pôle Emploi et le Cfppa de Laval. Découverte qui s’inscrivait dans la semaine de l’emploi agricole.

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Charlène Le Bayon (à droite), initiatrice de cette journée, discute avec un candidat plutôt intéressé par les métiers du maraîchage.
Charlène Le Bayon (à droite), initiatrice de cette journée, discute avec un candidat plutôt intéressé par les métiers du maraîchage. - © VG

 

« L’objectif est de faire du lien » entre les acteurs de l’emploi, les recruteurs et les demandeurs d’emploi. C’est donc par une présentation des différents métiers de l’agriculture que Charlène Le Bayon, de l’Anefa de la Mayenne, a ouvert cette demi-journée de découverte à laquelle une trentaine de personnes a assisté, mardi après-midi. Quelques chiffres (source : Msa) pour montrer l’importance de l’emploi agricole en Mayenne : 1402 employeurs (dont 1173 en polyculture-élevage), 3695 salariés (dont 2093 en polyculture-élevage). À cela s’ajoutent les 101 entrepreneurs des territoires et leurs 976 salariés. L’Anefa 53 gère la bourse de l’emploi, rebaptisée Ose l’Agriculture. Cette bourse propose, à temps plein, 47 % de postes en Cdi, 37 % en Cdd et 16 % à temps partiel. En 2018, 226 offres de postes ont été traitées par l’Anefa 53, dont la moitié en bovin lait, 15 % en grandes cultures (en agroéquipement et conduite), 14 % en végétal spécialisé, 13 % en élevage porcin, 4 % en aviculture et 4 % également en bovin viande. On voit là la spécificité du département ! Côté social de l’emploi agricole, Charlène Le Bayon relève « des améliorations en matière de conditions de travail et de temps de travail avec de moins en moins de postes ayant de grosses coupures horaires dans la journée ».

Les besoins se font donc essentiellement en élevage laitier. C’est pour cela que Anna Berthomé, directrice adjointe du Cfppa de Laval, a mis l’accent sur le CQP (Certificat de qualification professionnelle) Élevage laitier. Cette formation ouvre le 29 avril pour s’achever le 31 octobre. Les frais de formation sont pris en charge et, sous conditions, les stagiaires peuvent bénéficier d’une rémunération. Au cours de l’après-midi découverte, certains ont pu prendre de plus amples renseignements auprès des représentantes du Cfppa, une fois la présentation achevée. À noter, et dans la continuité de cette journée d’échanges, une découverte d’une exploitation laitière équipée d’un robot de traite est programmée mardi prochain (se renseigner auprès de l’Anefa au 02 43 67 37 96).

Face-à-face

Pour aller plus loin dans la découverte des métiers, des face-à-face étaient proposés. Deux agricultrices, le Service de remplacement, la FdCuma ont pu ainsi échanger avec des candidats potentiels. Une bonne initiative qui a permis au Service de Remplacement de prendre deux contacts intéressants. L’un avec un ingénieur cherchant de l’expérience de terrain. « Rien de mieux que le remplacement… », nous glissait Céline Lemesle, directrice du SR53. L’autre, un Afghan cherchant à s’insérer en France et, de ses dires, « en ayant assez de ne pas travailler », pourrait très bien mettre un pied à l’étrier via le SR… Satisfaction affichée aussi du côté de la Fédération des Cuma où Benoît Bruchet, le directeur, a discuté avec un candidat intéressé, entre deux voyages (il arrivait de Nouvelle-Zélande et espérait, assez vite, partir au Canada).

Mais c’est sans doute de Pôle Emploi qui pourrait permettre de rapprocher employeur et demandeur d’emploi. Anita Fournier, conseillère entreprise à Pôle Emploi, est venue expliquer le fonctionnement du Parcours Tpme, « une nouvelle mesure » qui permet au demandeur d’emploi de se former en entreprise puis d’obtenir un Cdd. « Cela concerne les entreprises de moins de 20 salariés », a indiqué Anita Fournier. « Le demandeur d’emploi effectue une formation de 401 h à 800 h, dans l’entreprise, pour acquérir de nouvelles compétences. L’entreprise s’engage, c’est obligatoire, à l’embaucher au moins 6 mois à l’issue de la période de formation. Le demandeur d’emploi est rémunéré pendant sa formation à hauteur minimale de 80 % du Smic, payé par Pôle Emploi. » Quant à l’entreprise, elle reçoit un dédommagement, assez intéressant, pour son rôle de formateur. Là aussi, pour en savoir plus, s’adresser à l’Anefa 53 (tél. : 02 43 67 37 96).

 

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