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13 anciens numéros

N°142 (44)

02 novembre 2018 | Semaine 44 142
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L'édito

Rassembler pour redonner confiance

La filière porcine des Pays de la Loire va devoir relever différents défis dans les années à venir. Tout d’abord générationnel : l’âge moyen des chefs d’exploitation était de 49 ans en 2016. De nombreux éleveurs sont aujourd’hui confrontés au manque de candidats sur leur exploitation. Il est donc primordial de faire connaître les métiers en élevage porcin et d’en diffuser une image positive pour susciter des vocations.
Ensuite sociétal, les attentes de consommateurs évoluent. La filière doit être en capacité
de répondre à ces nouveaux comportements alimentaires et redonner aux consommateurs l’envie et le plaisir d’acheter du porc.
Pour pouvoir répondre à ces défis, l’investissement tout au long de la filière sera nécessaire, mais le contexte actuel fait peser de nombreuses incertitudes. La menace sanitaire avec la fièvre porcine africaine : son arrivée en France aurait des conséquences économiques dramatiques pour les éleveurs, mais aussi pour l’ensemble de la filière avec la fermeture des marchés à l’export. Aussi, après une conjoncture plus favorable en 2015-2016, 2017-2018 est marquée par un décrochage du prix français et un prix de l’aliment en hausse.

La pression des associations anti-viande avec la multiplication ses derniers mois, des attaques envers les élevages, les abattoirs et les boucheries-charcuterie, met à mal l’engagement et la motivation des éleveurs à toujours faire mieux. Pour répondre à ces défis et ce contexte incertain, la filière doit repenser son fonctionnement. Pour relancer les investissements et attirer les jeunes, elle se doit d’apporter de la visibilité. Cela passera nécessairement par la contractualisation multipartite à partir du coût de production, et doit permettre d’entrer dans un contrat gagnant-gagnant, en termes de qualité et de garantie économique pour les éleveurs. Le travail effectué au niveau de l’interprofession sur le plan de filière doit servir de rampe de lancement pour répondre à ces défis : économique, partage de la valeur, montée en gamme… Les États généraux et le plan de filière constituent une réelle opportunité dont la filière doit se saisir.

Des signaux positifs sont présents : le Porc Français, en termes de qualité et de traçabilité est le meilleur d’Europe, les éleveurs de porcs disposent d’une multitude de qualité et d’une bonne technicité, notre région est riche de nombreuses forces pour la production porcine (lien au sol fort, présence d’outils d’abattage sur le territoire...). L’enjeu est désormais de se rassembler afin de redonner confiance aux acteurs et des perspectives à la filière.

Par Mickaël Guilloux, président de la section porcine Frsea Pays de la Loire

N°141 (43)

25 octobre 2018 | Semaine 43 141
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L'édito

Une section lait vigilante

Suite à la promulgation de la loi Egalim du 2 octobre dernier, nous constatons que les avancées ne vont pas assez loin pour tenir enfin compte du prix rémunérateur aux producteurs. Cependant, la balle est dans le camp des producteurs. La loi impose aux organisations de producteurs (Op) de proposer un contrat-cadre à leur acheteur pour le début d’année 2019. Mais cela s’applique aussi aux producteurs à titre individuel, qui n’ont pas fait le choix de rejoindre une Op. J’invite donc tous les producteurs à rejoindre une Op.

Les conditions générales de vente sont aussi une étape incontournable de la relation contractuelle. La Fdsea sera attentive à la valorisation des prix de la tonne de lait demandée à la transformation. Nous surveillerons aussi le travail des Op et des conseils d’administration des coopératives.

Par Florent Renaudier, responsable de la section lait Fdsea53

 

 

N°140 (42)

19 octobre 2018 | Semaine 42 140
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L'édito

La journée « Don du sang » qui s’est tenue mardi dernier à la Maison des agriculteurs, et dont nous, Fdsea et JA, avions été à l’origine, a été un véritable succès avec plus de 60 poches de sang collectées. Une journée rendue possible grâce à la Chambre d’agriculture qui à mis à disposition de l’Établissement français du sang, ses locaux. La Chambre a été un vrai facilitateur de
cette journée. Je tiens également à remercier toutes les Opa et leurs salariés qui se sont mobilisés en donnant leur sang.
Forts de ce succès, nous envisageons une fréquence plus régulière avec deux à trois collectes par an, toujours à la Maison des agriculteurs. La prochainepourrait se tenir en mars 2019. Nous souhaitons intégrer les agriculteurs volontaires en plus des salariés et que ce rendez-vous devienne régulier, une manière de montrer la solidarité dont sait faire preuve le monde
agricole.

Par Philippe Jéhan, président de la Fdsea de la Mayenne

N°139 (41)

12 octobre 2018 | Semaine 41 139
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L'édito

Aménagement et politiques publiques

Remettre l’aménagement du territoire au cœur des politiques publiques, telle est la volonté affirmée des maires mayennais, à la veille de notre congrès départemental ! Terre de lien social et d’insertion par excellence, ouvert à la modernisation, le monde rural possède d’énormes capacités de solidarité et de coopérations. Les productions agricoles sont diversifiées, empreintes de dynamisme et de qualités. Pour maintenir une agriculture durable et créatrice d’emplois sur notre territoire, il faut s’assurer de prix rémunérateurs et ainsi on pourra attirer et renouveler des générations d’agriculteurs !

L’Association des maires, adjoints et présidents de communautés de la Mayenne (Amf53) confirme plus que jamais son soutien à l’agriculture locale, notamment par son investissement, aux côtés de la Chambre d’agriculture et du Conseil départemental, pour encourager et organiser l’approvisionnement local des collectivités auprès des producteurs locaux.

La ruralité est source d’équilibre dans une société à dominante urbaine. Et si la ruralité était l’avenir !

N°138 (40)

04 octobre 2018 | Semaine 40 138
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L'édito

Un peu de respect !

La semaine dernière, un incendie « manifestement d’origine criminelle » a partiellement détruit un abattoir dans l’Ain. Ce fait divers destructeur, intervient dans un contexte particulièrement difficile pour les éleveurs et toute la filière liée à la viande bovine : insultes régulières par des réseaux du véganisme, boucheries assaillies par des jusqu’au-boutistes, abattoirs montrés du doigt, faisant passer, dans l’opinion, un mauvais élève pour une généralité.

Nous avons demandé, via nos interprofessions, aux pouvoirs publics d’agir pour que cesse cette violence perpétrée par une minorité qui veut imposer ses idées, minorité trop souvent surreprésentée dans les médias nationaux.

L’action des pouvoirs publics doit aussi passer par la reconnaissance et le respect de notre métier par tous. Un métier que nous faisons avec la passion pour l’élevage et pour l’animal, et avec une qualité de travail reconnue par l’ensemble de la filière.

Par Yannick Vallée, responsable de la section « viande bovine » Fdsea 53.

N°137 (39)

28 septembre 2018 | Semaine 39 137
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L'édito

Sans interprofession, pas de plan de filière

Près d’un an après le discours de Rungis d’Emmanuel Macron, l’ambition des Ega ne doit pas se limiter à une boîte à outils interprofessionnelle et législative sans cadrage, voire un recadrage de l’État face à de mauvais élèves toujours puissants quand il s’agit d’imposer leur volonté ! C’est le rôle de l’État de mettre des garde-fous là où le règne du plus fort casse toute dynamique laitière française avec une double peine pour les éleveurs laitiers, une contrainte volume et un prix anormalement bas.

La responsabilité de l’interprofession engagée dans le plan de filière ne va pas sans celle du gouvernement. À ce titre, l’ordonnance sur l’augmentation du seuil de revente à perte (Srp) ne peut pas faire l’économie de l’évaluation de son impact sur les prix agricoles et le prix du lait. Il n’y a pas d’automaticité entre l’augmentation du Srp et la hausse du prix du lait. Cette ordonnance doit évidemment être opérationnelle pour le début des négociations commerciales qui, chaque année, virent au psychodrame avec les producteurs de lait qui payent le prix de la guerre des prix !

Le plan de filière est un tout, et n’existera, que si son ambition initiale — une juste rémunération pour tous les producteurs de lait — est atteinte. La volonté de la Fnpl de faire aboutir ce plan de filière est intacte.  En faire un enjeu syndical, à très courte vue, n’est pas responsable ! Menacer, comme le fait le gouvernement, de fragiliser les interprofessions est contre-productif ! Sans interprofession, l’idée même des plans de filière est impossible !

Thierry Roquefeuil, président de la Fnpl

N°136 (38)

20 septembre 2018 | Semaine 38 136
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L'édito

Le compte n’y est pas !


La mobilisation sans faille de la Fnsea et de JA, tant aux échelons nationaux que locaux, a permis un débat réel sur la question des indicateurs de coûts de production lors de l’examen de l’article 1er du projet de loi Ega. 
Sous la pression de nombreux parlementaires, tous bancs politiques confondus, le Gouvernement a été contraint de bouger sa position, en légitimant l’interprofession dans son travail d’élaboration et de diffusion d’indicateurs de coûts de production de référence, alors même qu’il expliquait il y a quelques mois son infaisabilité juridique.
Peut-on conclure à une avancée ? Pour la Fnsea et JA, le compte n’y est malheureusement pas. Certes, le Gouvernement prétend pouvoir contraindre les interprofessions à fournir ces indicateurs, mais il n’a aucunement les moyens de sanctionner les mauvaises volontés au regard des règles du droit de la concurrence.
Les agriculteurs se retrouvent encore au milieu du gué. Que se passera-t-il si un industriel ou un distributeur refuse ce travail interprofessionnel ? Si l’interprofession n’existe pas ? La réponse est désespérément abrupte : rien ne changera !
Si le Gouvernement s’obstine à ne pas vouloir confier à l’Observatoire de la formation des prix et des marges (Ofpm) son rôle de garant ultime dans les relations commerciales au sein de la chaîne alimentaire, c’est toute l’architecture des Ega qui sera mise à mal par une rédaction faible et largement en deçà des enjeux.
Les agriculteurs attendent des résultats tangibles, concrets pour les prochaines négociations commerciales. L’heure de vérité approche, il est grand temps d’en prendre conscience.

Philippe Jéhan, président de la Fdsea 53

N°135 (37)

00 0000 | Semaine 37 135

N°134 (36)

06 septembre 2018 | Semaine 36 134
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Pac : pour un budget fort et ambitieux

Nous avons évoqué, avec monsieur le ministre de l’Agriculture, le fait que chacune des réformes de la Pac, qui se dit à chaque fois favorable à l’élevage, finalement coûte à des départements comme le nôtre. Pour rappel : 22 millions d’euros perdus en Mayenne avec la dernière réforme de la Pac du fait de la convergence… Nous avons entendu la difficulté, exprimée par le ministre Stéphane Travert, à faire en sorte que les engagements soient conformes, notamment dans des départements avec des historiques forts. Le ministre a rappelé que la première des discussions qui était sur la table était celle autour d’un budget fort. S’il n’y a pas un budget fort, il serait illusoire de vouloir maintenir la Pac dans son état actuel et dans ses montants actuels à l’échelle des régions et des départements. Ce débat n’est pas encore tranché et vraisemblablement, il ne le sera pas avant les élections européennes, mais qui va faire encore coulé beaucoup d’encre… Il faut vraiment que nous soyons attentifs et que nous soyons en lobbying sur ces questions-là pour un budget fort de la Pac. L'Europe devra dire sa vision de l'agriculture et le poids qu'elle veut lui voir occuper. Impossible d'envisager une réforme sereine sans un budget fort et ambitieux.

Stéphane Guioullier, président de la Chambre d’agriculture de la Mayenne

 

N°134 (36)

06 septembre 2018 | Semaine 36 134
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L'édito

Par Stéphane Guioullier,
président de la Chambre d’agriculture de la Mayenne

 

Pac : pour un budget fort et ambitieux

Nous avons évoqué, avec monsieur le ministre de l’Agriculture, le fait que chacune des réformes de la Pac, qui se dit à chaque fois favorable à l’élevage, finalement coûte à des départements comme le nôtre. Pour rappel : 22 millions d’euros perdus en Mayenne avec la dernière réforme de la Pac du fait de la convergence… Nous avons entendu la difficulté, exprimée par le ministre Stéphane Travert, à faire en sorte que les engagements soient conformes, notamment dans des départements avec des historiques forts. Le ministre a rappelé que la première des discussions qui était sur la table était celle autour d’un budget fort. S’il n’y a pas un budget fort, il serait illusoire de vouloir maintenir la Pac dans son état actuel et dans ses montants actuels à l’échelle des régions et des départements.
Ce débat n’est pas encore tranché et vraisemblablement, il ne le sera pas avant les élections européennes, mais qui va faire encore coulé beaucoup d’encre… Il faut vraiment que nous soyons attentifs et que nous soyons en lobbying sur ces questions-là pour un budget fort de la Pac. L'Europe devra dire sa vision de l'agriculture et le poids qu'elle veut lui voir occuper. Impossible d'envisager une réforme sereine sans un budget fort et ambitieux.

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