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21 anciens numéros

N°150 (1)

03 janvier 2019 | Semaine 1 150
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L'édito

Une nouvelle année pleine de promesses

2019 : une nouvelle année vient de commencer sous de bons auspices pour l’agriculture française. La Commission européenne vient en effet de prolonger l’étiquetage de la provenance des produits alimentaires contenant de la viande et du lait. Une bonne nouvelle pour l’agriculture, comme pour les consommateurs. Ils pourront continuer de choisir leurs produits alimentaires avec davantage de transparence. Si on ajoute les deux points issus des Egalim : la majoration de 10 % du seuil de revente à perte et l’encadrement des promotions avec la suppression du « un produit acheté = un produit gratuit », 2019 devrait se traduire par une meilleure répartition de la valeur ajoutée dans les exploitations agricoles et un retour effectif de cette valeur ajoutée dans les trésoreries des producteurs. C’est au moins ce que l’on peut souhaiter à l’agriculture française, à se productrices et ses producteurs.

2019 est aussi une année électorale avec deux enjeux importants pour l’agriculture. D’abord les élections de ses représentants dans les Chambres d’agriculture ce mois-ci, puis les Européennes fin mai. Un seul mot d’ordre : votez, c’est faire acte de démocratie pour faire entendre l’ensemble de la profession.

Bonne année 2019 à toutes et à tous au nom de toute l'équipe d'Agri53.

N°149 (51)

20 décembre 2018 | Semaine 51 149
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L'édito

La Frsea Ouest sur tous les fronts

La Fnpl avec son réseau se bat depuis plusieurs années pour que l’intégration des coûts de production ne soit pas uniquement une incantation que certains ressortent lorsque les marchés sont au plus bas ou lorsqu’il faut se donner une posture. La Frseao Lait n’a jamais été dans le « Y’a qu’à faut qu’on ! ».
Le travail réalisé depuis les États généraux de l’Alimentation a été important pour aboutir à la publication de la loi et à la signature des ordonnances. Aujourd’hui, nous avons les outils pour que la valeur du marché intérieur soit mieux répartie et que les négociations commerciales prennent en compte le prix de revient. Il faut maintenant que la distribution et les transformateurs s’en saisissent. Là encore, la Fnpl, avec la Fnsea et les JA, est à l’œuvre sur le terrain, car décréter ne suffit pas.
Notre premier travail est que la définition du prix de revient publiée par l’Idele, selon une méthode partagée, soit prise en compte. Rencontrer les entreprises, les présidents d’Op, les Gms : voilà le travail que nous menons pour que chacun prenne ses responsabilités. Le prix de revient de 396 €/1000 litres pour les zones de plaine est calculé à partir de la méthode Couprod appliquée aux données RicaI. C’est une donnée moyenne, mais objective. Elle intègre notamment le travail non salarié, rémunéré sur la base de deux Smic mensuels.
La hausse du prix du lait n’est pas encore acquise. Elle ne doit pas être captée avant même que les éleveurs en aient vu la couleur, car, aujourd’hui, le prix n’est pas à la hauteur des besoins pour pérenniser nos exploitations et permettre la transmission. L’esprit du plan de filière et des Ega doit transpirer au-delà des acteurs directs. Chaque maillon de la filière doit adopter un esprit responsable. Le risque est toujours présent que des agriculteurs se détournent des conseils et se fragilisent. Le prix du lait est une priorité, mais la maîtrise des charges l’est également. Les sections lait sont sur tous les fronts.

Par Marie-Andrée Luherne, présidente de la section lait de la Frsea Ouest.

 

 

N°148 (50)

13 décembre 2018 | Semaine 50 148
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L'édito

« Voter, c’est participer au débat »

Lundi, nous lançons les listes Fnsea/JA pour les élections aux Chambres d’agriculture dans tous les départements français. Ce sont plus de 2 600 agricultrices et agriculteurs qui ont accepté de s’engager pour porter notre message. Je salue leur engagement et leur dévouement au service de leurs collègues et de leur territoire. C’est la preuve du dynamisme de notre réseau qui reste convaincu de la nécessité de prendre son avenir en main. En portant ce projet, ils veulent redonner de l’espoir aux agriculteurs, en cette période troublée.

L’engagement de ces responsables est un appel à la confiance des agriculteurs que nous invitons à voter nombreux pour notre projet. La participation est importante. Nous sommes une profession qui est très civique et qui vote plus que la moyenne. Voter c’est participer, participer au débat. Au moment où le rôle des corps intermédiaires est enfin reconnu comme indispensable à la représentation organisationnelle et au dialogue social constructif la force du syndicalisme majoritaire doit être confortée. Ainsi nous resterons interlocuteur privilégié du pouvoir politique et des administrations à tous les échelons. Notre projet se distingue par son ambition offensive pour une agriculture compétitive, durable et résiliente, seule voie possible dans un monde qui bouge dans tous les domaines. Voter et faire voter, c’est montrer que l’on croit en l’action et au projet porté par l’équipe Fnsea JA.

Par Christiane Lambert, président de la Fnsea.

N°146 (47)

29 novembre 2018 | Semaine 47 146
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Trop c’est trop !

Les dernières semaines ont été marquées par un véritable lynchage des éleveurs français, et en particulier les éleveurs de porcs. C’est un réel harcèlement de la profession que nous avons à affronter ! Intrusions de groupuscules en élevages dans de nombreux départements depuis deux mois, dont la Mayenne... Ce début de semaine, campagne associative de dénigrement public sur le thème des « fermes-usines »... La surenchère est devenue permanente ! Je suis éleveur de porcs et, tout comme les hommes et les femmes qui sont pointés du doigt et calomniés, je suis scandalisé, choqué, énervé ! Ces individus se permettent de pénétrer sur des propriétés privées en toute impunité ou de traiter les éleveurs comme des criminels sur la place publique. Pour quel crime ? Celui de ne pas représenter un modèle d’élevage qui répond à l’idéologie de ces associations. Car c’est bien d’idéologie dont il s’agit. S’introduire en élevage et montrer des animaux morts, c’est prendre l’élevage par le bout de lorgnette et déformer la réalité afin de choquer le grand public. En oubliant bien sûr de comparer à la mortalité à l’état sauvage, bien supérieure ! Dénoncer les « gros » élevages porcins français soumis à la réglementation Icpe à grands renforts de chiffres et de moyennes européennes, c’est nier la réalité de l’élevage porcin français, son excellence sanitaire dans la réduction du recours aux antibiotiques et l’amélioration nette de la maîtrise de son impact environnemental. Ces associations bafouent des élevages autorisés à produire, dans le respect des normes... pas des criminels ! C’est pourquoi nous ne tolérerons pas que cela perdure ! Cette chasse aux sorcières, avec la complaisance des pouvoirs publics, ne peut plus durer. Les éleveurs doivent se protéger des intrusions et sécuriser au maximum leurs exploitations. Ils doivent aussi, avec l’appui de leurs Fdsea et JA, alerter leurs élus, maires, conseillers généraux, députés... qui ne peuvent plus laisser faire de tels agissements. Si le silence du Gouvernement reste assourdissant malgré toutes nos interpellations, les élus locaux doivent réagir. Nous, éleveurs, faisons aussi partie de la société et sommes des actifs du monde rural. Soyons fiers de notre métier et des produits de qualité issus de nos élevages porcins français. Nous étudions de notre côté les recours possibles et mettrons tout en œuvre pour que cesse ce climat délétère et malsain.

Paul Auffray, président de la Fnp

 

N°144 (46)

16 novembre 2018 | Semaine 46 144
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Partenaire des projets biogaz

Territoire d’Énergie Mayenne, syndicat départemental regroupant toutes les communes du département, a pour mission de construire les réseaux de distribution de gaz et d’électricité.
Dès le début de ma présidence en 2014, j’ai souhaité le faire évoluer vers des solutions liées à la transition énergétique. Différentes lois ont conforté cette volonté et en font désormais un acteur incontournable du département.
En matière de production d’énergies renouvelables, nous sommes désormais en capacité d’assister les porteurs de projets publics et privés en conseils ou en participant financièrement dans certains cas.
La Mayenne, département d’élevage, va devenir un producteur très important de biogaz. De nombreuses unités de méthanisation de taille moyenne vont se développer et favoriser ainsi la possibilité d’injecter du biogaz dans le réseau public.
Parallèlement, il est urgent d’amener le gaz naturel sur la région d’Ernée tant pour desservir les habitations et les activités économiques de la ville, que d’envisager l’injection dans ce réseau du biogaz issu de la méthanisation principalement agricole.
Dans ce contexte, Territoire d’énergie Mayenne est partenaire des soirées « Capter la valeur des énergies renouvelables produites sur nos exploitations », organisées par la Fdsea à partir du mardi 20 novembre.

Par Norbert Bouvet, président de Territoire d’Énergie Mayenne.

N°143 (45)

09 novembre 2018 | Semaine 45 143
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Ne baissons pas les bras !

Un chiffre résume parfaitement la situation : 17 000. C’est la baisse du nombre de vaches allaitantes dans notre région Pays de la Loire cette année. Voilà ce qui se produit quand on cumule des revenus trop faibles et depuis trop longtemps, des charges administratives trop lourdes, et une pression sociétale et médiatique inouïe. Des éleveurs baissent les bras, un certain nombre, sans faire de bruit, arrêtent les animaux. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir alerté les pouvoirs publics, les entreprises d’abattage, les responsables politiques sur l’urgence de retrouver des marges pour les éleveurs. Quel gâchis pour les éleveurs, nos territoires, nos outils de transformation, notre économie !
Avec la loi Ega, on peut espérer que les prix se construiront à partir des coûts de production définis par Interbev. Une fois la loi applicable, il faudra pourtant maintenir la pression syndicale.
Pour les débouchés, deux segments s’ouvrent à nous. D’abord la restauration hors domicile. La viande consommée en Rhf doit être de proximité ! Là encore la loi Ega va nous y aider, mais l’implication de chacun et de tous est nécessaire. L’exportation : depuis le temps qu’on en parle ! Elivia venait d’envoyer un conteneur de viande vers la Chine, Bigard est en train d’exporter vers ce pays. Mais les éleveurs seront attentifs à ce que le retour de valeur leur bénéficie aussi.
Un sujet me révolte : les attaques contre la viande, les boucheries, les abattoirs. Un petit groupe d’extrémistes entraîne dans son sillage les médias et parfois certaines personnalités politiques. Leur discours haineux est insupportable et la philosophie qui sous-tend leur action est dangereuse pour notre société et notre démocratie. Nous devons collectivement reprendre la main sur notre communication, être fiers de ce que nous produisons et de comment nous le produisons. L’élevage est d’abord une chance pour l’environnement, la biodiversité, le paysage, l’équilibre alimentaire. Ne baissons pas les bras ! La Fnsea, Jeunes Agriculteurs, la Fnb et nous tous nous battons pour faire bouger les lignes.

Par Mickaël Trichet, président de la section viande bovine Frsea Pays de la Loire

N°142 (44)

02 novembre 2018 | Semaine 44 142
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Rassembler pour redonner confiance

La filière porcine des Pays de la Loire va devoir relever différents défis dans les années à venir. Tout d’abord générationnel : l’âge moyen des chefs d’exploitation était de 49 ans en 2016. De nombreux éleveurs sont aujourd’hui confrontés au manque de candidats sur leur exploitation. Il est donc primordial de faire connaître les métiers en élevage porcin et d’en diffuser une image positive pour susciter des vocations.
Ensuite sociétal, les attentes de consommateurs évoluent. La filière doit être en capacité
de répondre à ces nouveaux comportements alimentaires et redonner aux consommateurs l’envie et le plaisir d’acheter du porc.
Pour pouvoir répondre à ces défis, l’investissement tout au long de la filière sera nécessaire, mais le contexte actuel fait peser de nombreuses incertitudes. La menace sanitaire avec la fièvre porcine africaine : son arrivée en France aurait des conséquences économiques dramatiques pour les éleveurs, mais aussi pour l’ensemble de la filière avec la fermeture des marchés à l’export. Aussi, après une conjoncture plus favorable en 2015-2016, 2017-2018 est marquée par un décrochage du prix français et un prix de l’aliment en hausse.

La pression des associations anti-viande avec la multiplication ses derniers mois, des attaques envers les élevages, les abattoirs et les boucheries-charcuterie, met à mal l’engagement et la motivation des éleveurs à toujours faire mieux. Pour répondre à ces défis et ce contexte incertain, la filière doit repenser son fonctionnement. Pour relancer les investissements et attirer les jeunes, elle se doit d’apporter de la visibilité. Cela passera nécessairement par la contractualisation multipartite à partir du coût de production, et doit permettre d’entrer dans un contrat gagnant-gagnant, en termes de qualité et de garantie économique pour les éleveurs. Le travail effectué au niveau de l’interprofession sur le plan de filière doit servir de rampe de lancement pour répondre à ces défis : économique, partage de la valeur, montée en gamme… Les États généraux et le plan de filière constituent une réelle opportunité dont la filière doit se saisir.

Des signaux positifs sont présents : le Porc Français, en termes de qualité et de traçabilité est le meilleur d’Europe, les éleveurs de porcs disposent d’une multitude de qualité et d’une bonne technicité, notre région est riche de nombreuses forces pour la production porcine (lien au sol fort, présence d’outils d’abattage sur le territoire...). L’enjeu est désormais de se rassembler afin de redonner confiance aux acteurs et des perspectives à la filière.

Par Mickaël Guilloux, président de la section porcine Frsea Pays de la Loire

N°141 (43)

25 octobre 2018 | Semaine 43 141
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Une section lait vigilante

Suite à la promulgation de la loi Egalim du 2 octobre dernier, nous constatons que les avancées ne vont pas assez loin pour tenir enfin compte du prix rémunérateur aux producteurs. Cependant, la balle est dans le camp des producteurs. La loi impose aux organisations de producteurs (Op) de proposer un contrat-cadre à leur acheteur pour le début d’année 2019. Mais cela s’applique aussi aux producteurs à titre individuel, qui n’ont pas fait le choix de rejoindre une Op. J’invite donc tous les producteurs à rejoindre une Op.

Les conditions générales de vente sont aussi une étape incontournable de la relation contractuelle. La Fdsea sera attentive à la valorisation des prix de la tonne de lait demandée à la transformation. Nous surveillerons aussi le travail des Op et des conseils d’administration des coopératives.

Par Florent Renaudier, responsable de la section lait Fdsea53

 

 

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