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28 anciens numéros

N°159 (10)

07 mars 2019 | Semaine 10 159
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L'édito

Des protéines européennes pour les Européens

Voici un paradoxe sur lequel il convient de méditer : 70 % des besoins en protéines des Européens sont importés – essentiellement des sojas Ogm issus du continent américain – alors que les consommateurs européens plébiscitent notre production végétale sans Ogm.

Nous avons donc besoin d’un ambitieux plan protéines. C’est un enjeu décisif ! La protéine est essentielle à l’alimentation humaine et à la nutrition animale : le corps humain a besoin d’un apport régulier de protéines d’origine animale ou végétale. Et c’est moins connu, la rotation des cultures permet de réduire les traitements phytosanitaires, de mieux assurer la fertilité des sols, et constitue une réponse à la biodiversité.

C’est un enjeu dont le président de la République a pris la mesure en portant l’ambition d’un plan protéines pour la France et l’Europe lors de l’inauguration du Sia et en reconnaissant la valeur et la force d’entrainement des filières organisées pour notre agriculture et nos territoires.

Nous attendions l’affirmation de cette ambition avec impatience. Et nous sommes prêts à avancer dans cette direction, car l’agriculture française souffre. Il faut maintenant permettre aux agriculteurs de notre pays de concrétiser cette ambition et les aider à donner – enfin ! – corps à ce projet collectif. Une partie dépend de nous, Français, et de nous seuls : il faut réinsuffler de la confiance. Nous partons de loin.

Par Arnaud Rousseau, président de la FOP et du groupe Avril

N°157 (8)

22 février 2019 | Semaine 8 157
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L'édito

Le pari de demain

Notre principale mission à l’Anefa 53 est de créer la rencontre entre employeurs et candidats, celle qui mènera au recrutement. Pour y arriver, il ne suffit pas d’additionner les bonnes lignes du CV : formation + expérience = embauche. Il y a l’humain qui s’invite dans l’équation. Ce paramètre est bien souvent imprévisible et pourtant, il sait créer de belles surprises. Quand un employeur décide de donner sa chance à un jeune qui ne se retrouve plus dans le cadre scolaire ou alors qu’un autre décide d’embaucher un candidat de l’autre bout de la France en ne s’étant jamais rencontré, à chaque fois c’est parce qu’il y a eu cet ingrédient humain.

L’agriculture de notre département est riche de toutes ces rencontres, de ces candidats d’ailleurs qui développent un intérêt pour le métier et de ces employeurs qui se lancent. Un bon recrutement c’est parfois un pari, celui sur lequel on n’aurait pas misé, mais qui s’avère payant.

Pour attirer vers nos métiers et créer toujours plus de paris, l’Anefa 53 a choisi de créer un événement à destination des salariés de production en poste. Fin mai de cette année, se tiendra une journée conviviale. L’occasion pour les salariés de faire connaissance avec des collègues et de se challenger autour d’une initiation sportive. C’est une première dans le département. Pour s’assurer de la réussite de l’événement, les employeurs vont être rencontrés pour les engager à laisser leur salarié disponible sur le créneau d’une demi-journée de l’événement. Comme ses employeurs et ses candidats, l’Anefa 53 se fait le pari d’une belle journée riche de rencontres ! Rdv sur la page Facebook de l’Anefa 53 pour plus de détails.

Par Arnault Quinton, président de l’Anefa

 

N°153 (3)

24 janvier 2019 | Semaine 3 153
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L'édito

Reprendre la main

La viande de qualité et les labels doivent être rémunérés à leurs justes valeurs. C’est le message véhiculé lors des Egalim. Le Gouvernement a demandé aux éleveurs de monter en gamme. C’est ce qu’ils font au quotidien, sans avoir attendu cette demande dite « sociétale ». Or, et au moment où les négociations commerciales vont bon train entre les transformateurs et les distributeurs, les prix aux éleveurs sont une nouvelle fois orientés à la baisse. Ainsi, les éleveurs de Blondes d’Aquitaine, en Label rouge, ont eu la mauvaise surprise d’apprendre une nouvelle baisse de 10 ct le kilo de carcasse. Sans réelle explication. Un silence qui laisse supposer une pression des principaux distributeurs, obligés dorénavant par la loi de limiter les promotions à 34 % de rabais. Une manière pour les Gms de garantir des prix attractifs en maintenant leurs marges. On tape une fois de plus sur les éleveurs, avec des répercussions probables sur l’ensemble de l’amont de cette filière, déjà en crise. Que devient la notion de prix de vente tenant compte des coûts de production ? Pour s’en sortir, la profession va devoir prendre le taureau par les cornes : communiquer plus sur son métier, vendre au juste prix et ne rien lâcher, et, à l’instar d’Ecla 53, capter la valeur ajoutée au sein de la filière, de la production à la distribution.

Par Vincent Noël, responsable de la section viande bovine des JA 53

N°152 (3)

17 janvier 2019 | Semaine 3 152
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L'édito

Il faut voter

Il est des élections qui soulèvent plus d’intérêts que d’autres. Quand il s’agit du président de la République, ça fait du bruit. Il y a pléthore de candidats. C’est un gouffre à pognon et c’est une machine à faire des déçus. Puis il y a les municipales. Là, les citoyens se sentent directement concernés, même si depuis longtemps plus personne ne croit au père Noël. Par le passé, c’était même parfois l’occasion de règlements de comptes au niveau local.
En ce moment, le monde agricole est en cours d’élections « professionnelles », celles des membres de la Chambre d’agriculture. Il faut admettre que le système de scrutin est déroutant (vote par courrier ou électronique). Autrefois le vote se faisait à la mairie et le dépouillement suivait. Dans chaque département, nous avions le résultat le soir même. Depuis 1983, l’élection se fait sur listes syndicales, une innovation de Mme Cresson, alors ministre de l’Agriculture. Cette année-là, nous avions en Mayenne le record national de candidatures : six listes ! Celle de la Fdsea, emmenée par Louis Thuault et moi-même, avait gagné.
Ces élections sont très importantes, car, selon le choix de l’orientation et du type de production agricole, les répercussions sur l’économie générale du département peuvent être considérables. Prenons un exemple : une forte diminution de l’élevage en Mayenne aurait des conséquences catastrophiques sur l’emploi. Mais il faut que les éleveurs puissent vivre correctement (les autres agriculteurs aussi, et ce n’est pas toujours le cas). C’est le rôle technique de la Chambre.
Personnellement, mon mandat se terminera le jour de l’installation de la nouvelle Chambre, après 43 ans de présence, dont 24 au bureau. Pendant ce temps, nous avons fait ce que nous avons pu, mais divers aléas nous ont souvent contrariés. Ça, c’est la vie. Pendant que ma santé me le permettra, je continuerai à défendre l’agriculture et ceux qui la font vivre. C’est pour cela que je voterai et que je dis qu’il faut voter. Il ne sert à rien de pester si on ne s’est pas intéressé aux orientations proposées. Cependant, je ne vous dis pas pour qui je voterai, mais ça, tout le monde le sait.

Par Paul Pautrel, retraité, élu à la Chambre d'agriculture de la Mayenne

N°150 (1)

03 janvier 2019 | Semaine 1 150
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L'édito

Une nouvelle année pleine de promesses

2019 : une nouvelle année vient de commencer sous de bons auspices pour l’agriculture française. La Commission européenne vient en effet de prolonger l’étiquetage de la provenance des produits alimentaires contenant de la viande et du lait. Une bonne nouvelle pour l’agriculture, comme pour les consommateurs. Ils pourront continuer de choisir leurs produits alimentaires avec davantage de transparence. Si on ajoute les deux points issus des Egalim : la majoration de 10 % du seuil de revente à perte et l’encadrement des promotions avec la suppression du « un produit acheté = un produit gratuit », 2019 devrait se traduire par une meilleure répartition de la valeur ajoutée dans les exploitations agricoles et un retour effectif de cette valeur ajoutée dans les trésoreries des producteurs. C’est au moins ce que l’on peut souhaiter à l’agriculture française, à se productrices et ses producteurs.

2019 est aussi une année électorale avec deux enjeux importants pour l’agriculture. D’abord les élections de ses représentants dans les Chambres d’agriculture ce mois-ci, puis les Européennes fin mai. Un seul mot d’ordre : votez, c’est faire acte de démocratie pour faire entendre l’ensemble de la profession.

Bonne année 2019 à toutes et à tous au nom de toute l'équipe d'Agri53.

N°149 (51)

20 décembre 2018 | Semaine 51 149
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L'édito

La Frsea Ouest sur tous les fronts

La Fnpl avec son réseau se bat depuis plusieurs années pour que l’intégration des coûts de production ne soit pas uniquement une incantation que certains ressortent lorsque les marchés sont au plus bas ou lorsqu’il faut se donner une posture. La Frseao Lait n’a jamais été dans le « Y’a qu’à faut qu’on ! ».
Le travail réalisé depuis les États généraux de l’Alimentation a été important pour aboutir à la publication de la loi et à la signature des ordonnances. Aujourd’hui, nous avons les outils pour que la valeur du marché intérieur soit mieux répartie et que les négociations commerciales prennent en compte le prix de revient. Il faut maintenant que la distribution et les transformateurs s’en saisissent. Là encore, la Fnpl, avec la Fnsea et les JA, est à l’œuvre sur le terrain, car décréter ne suffit pas.
Notre premier travail est que la définition du prix de revient publiée par l’Idele, selon une méthode partagée, soit prise en compte. Rencontrer les entreprises, les présidents d’Op, les Gms : voilà le travail que nous menons pour que chacun prenne ses responsabilités. Le prix de revient de 396 €/1000 litres pour les zones de plaine est calculé à partir de la méthode Couprod appliquée aux données RicaI. C’est une donnée moyenne, mais objective. Elle intègre notamment le travail non salarié, rémunéré sur la base de deux Smic mensuels.
La hausse du prix du lait n’est pas encore acquise. Elle ne doit pas être captée avant même que les éleveurs en aient vu la couleur, car, aujourd’hui, le prix n’est pas à la hauteur des besoins pour pérenniser nos exploitations et permettre la transmission. L’esprit du plan de filière et des Ega doit transpirer au-delà des acteurs directs. Chaque maillon de la filière doit adopter un esprit responsable. Le risque est toujours présent que des agriculteurs se détournent des conseils et se fragilisent. Le prix du lait est une priorité, mais la maîtrise des charges l’est également. Les sections lait sont sur tous les fronts.

Par Marie-Andrée Luherne, présidente de la section lait de la Frsea Ouest.

 

 

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