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Interview
« Présenter le travail de l'expérimentation aux agriculteurs »

La Chambre d'agriculture organise une rencontre technique, jeudi 21 mai, sur la plateforme expérimentale de Saint-Fort, autour de la thématique de la gestion des adventices dans les rotations.

Quel est l'objectif de cet après-midi du 21 mai sur la plateforme expérimentale de Saint-Fort ?

Florent Renaudier : C'est un rendez-vous annuel. L'idée est de présenter aux agricultrices et agriculteurs mayennais le travail de l'expérimentation. Il n'y a en Europe que deux autres plateformes similaires à celle de Saint-Fort, qui reste pourtant encore trop peu méconnue sur notre département.

Il s'agira donc de découvrir les résultats des recherches, et d'y adjoindre les notions de conservation de la marge brute à l'hectare de céréales, et de temps de travail. On peut opter pour la méthode alternative, mais en mesurant les impacts en coût de travail, et avec des coûts d'intrants moindres et transformés en coûts de mécanisation.

Une plateforme a aussi vocation à se tromper. Tout ce qui est présenté ne sera pas spécialement retenu. C'est le principe de la recherche, de l'innovation. Ce qui fonctionne pourrait être transposé sur nos exploitations, et ce qui ne fonctionne pas doit servir car un échec n'est pas forcément négatif.

Il s'agira également de parler d'innovation mécanique ?

FR : Exactement. À travers cette journée, nous voulions allier le travail de recherche de la plateforme végétale à la recherche mécanique. La société AXGEED proposera ainsi une démonstration de robot autonome (lire encadré ci-dessous, NDLR), qui sera notamment équipé d'un broyeur de la société mayennaise Desvoys. Cela peut aussi attirer du monde.

Lors de cet après-midi, la Chambre d'agriculture dévoilera également le programme d'une future journée qui portera sur l'innovation, l'époque du robot.

L'initiative se poursuit vendredi 22 mai auprès de techniciens...

FR : En effet, les recherches de la plateforme seront également présentées aux techniciens de bassins le lendemain. C'est un autre public à sensibiliser, et auquel nous devons démontrer qu'on améliore la qualité des eaux en Mayenne. Il s'agit aussi de faire prendre conscience aux politiques publiques que la diminution des produits phytopharmaceutiques ne doit pas se faire au détriment de la compétitivité. C'est le sujet du moment, et il faut trouver un équilibre. Il y a aussi l'espoir qu'on avance sur les NBT afin de rendre les semences plus résistantes aux maladies et au stress. J'y crois beaucoup à titre personnel.

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