Agri53 28 mars 2019 à 14h00 | Par Vincent Gross

Les éleveurs de Blondes veulent communiquer

Jeudi 21 mars 2019, en après-midi, l’Association des éleveurs de la race Blonde d’Aquitaine de la Mayenne tenait son assemblée générale à la Maison des agriculteurs. L’occasion de dresser un bilan, mais aussi de parler d’avenir de la viande.

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Le président Gérard Barbier saluant la bonne dynamique de l’Association de la race Blonde d’Aquitaine de la Mayenne.
Le président Gérard Barbier saluant la bonne dynamique de l’Association de la race Blonde d’Aquitaine de la Mayenne. - © VG

Ils étaient près d’une trentaine, jeudi, à assister à cette assemblée générale. Après une présentation des finances de l’association par Sandrine Lhuissier, la trésorière, Gérard Barbier, le président a souligné quelques bons résultats des éleveurs, comme leniveau de pointage. « Il est de 73,2 en 2018, c’est un léger fléchissement par rapport à 2017 (73,7), mais nous restons le premier département des Pays de la Loire en hauteur de pointage » (sur 381 pointages effectués). La Mayenne est donc devant le Maine-et-Loire et la Loire-Atlantique qui atteignent 72,9 avec, respectivement 541 et 569 pointages. La Vendée, 818 pointages en 2018, arrive ensuite avec un taux de 72,7. Une satisfaction qui cache la déception, celle de voir le nombre d’éleveurs de Blondes baisser : « nous étions à 33 éleveurs adhérents, nous serons sûrement 30, voire 29 », note le président Barbier. Une diminution essentiellement démographique. Olivier Tarlevé et Gérard Barbier sont revenus sur les animations de l’an passé, notamment la journée Innov’action, « une grande réussite » avec « des ateliers très intéressants ». « Nous souhaitons continuer ce type de journée en multipartnariat », a indiqué Gérard Barbier. Cette année, Innov’action consacrée à la viande bovine doit avoir lieu le 28 juin. Reste à trouver le lieu d’accueil. Côté concours, Olivier Tarlevé, seul représentant Blond de la Mayenne au dernier Sia à Paris, a rappelé la participation des Mayennais à l’interrégional de Saint-Brieuc, au Space, à Moncoutant (National Blondes). « On arrive à sortir en nombre et en qualité. Il faut maintenir cette dynamique », a demandé Olivier Tarlevé.

Un point a été fait sur le nouveau fonctionnement de l’OS (organisme de sélection), devenu OS UE (UE pour Union européenne) avec cette possibilité, offerte par le règlement zootechnique européen, qu’il y ait plusieurs OS par race. « C’est le cas en Montbéliardes, en Normandes, en Charolais, sans doute aussi bientôt en PH », a indiqué Jean-Luc Besson, responsable viandes chez Seenovia. Cependant, « l’orage est passé » en Blondes et il semblerait qu’un seul OS se maintienne. « Ce qui va changer pour vous, c’est qu’on va vous demander une autorisation de transmission de vos données à l’OS », a informé Jean-Luc Besson, précisant : « je ne sais pas quand, ni sous quelles formes ». L’OS UE est devenu, au 1er novembre 2018, la structure de pilotage de la génétique d’une race, avec des influences sur le livre généalogique, le programme de sélections, le contrôle de performances, l’évaluation génétique et la publication des valeurs de génétiques. Un changement notable pour les éleveurs concerne l’Inra qui, avant, intervenait gratuitement, puisque subventionnée par l’État. Ce ne sera plus le cas : « cela va être à la profession de financer ». « Aujourd’hui, a poursuivi Jean-Luc Besson, l’indexation viande à l’OS revient à 0,95 euro par animal. On a calculé que cela coûterait environ 35 000 euros pour la race Blonde. » France Conseil Élevage aurait proposé « de financer à hauteur de 20 centimes », souligne Jean-Luc Besson. Affaire à suivre, car « les discussions sont en cours ».

Le président Barbier a également donné quelques informations sur l’APBA (l’Autre Pays de la Blonde d’Aquitaine) qui gère le label rouge pour cette race. « 370 éleveurs y adhéraient en 2018, ce qui a représenté en moyenne 9,3 animaux abattus label rouge pour un poids moyen de 507 kg de carcasse, essentiellement en U- (44,9 %), ou en U= (33,3 %). Aussi 30 % des éleveurs ont entre 1 à 5 bêtes qui passent en label rouge et 1/3 des éleveurs plus de 10 animaux ». Une discussion s’est alors engagée sur la chance ou non d’être en label rouge…

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