22 novembre 2018 à 14h00 | Par Vincent Gross

L’énergie renouvelable attire la foule

Mardi 20 novembre, se tenait, à la Maison des agriculteurs à Changé, la première des quatre soirées concoctées par la Fdsea et JA et consacrées aux énergies renouvelables.

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Plus de 100 personnes ont assisté à la première soirée, mardi dernier à Changé.
Plus de 100 personnes ont assisté à la première soirée, mardi dernier à Changé. - © VG

C’est Stéphane Guioullier, responsable de la section Environnement à la Fdsea 53 qui a ouvert cette série de quatre réunions publiques sur les énergies renouvelables. « Il y a de l’économie, de la richesse à faire autour des énergies renouvelables pour nos exploitations, mais aussi, et avant tout pour nos territoires », estime-t-il. « Dans un département d’élevage comme le nôtre, on a une richesse avec nos lisiers, nos fumiers. Cette richesse, il faut que l’on s’en saisisse, qu’on la valorise. C’est un enjeu important pour nous, pour le monde agricole. »

Marcel Blanchet, vice-président de Laval Agglo en charge de la commission environnement et de la délégation Monde rural et espaces naturels, maire de Saint-Germainle-Fouilloux annoncera la création, au sein de Laval Agglomération, d’une « commission agricole pour vous écouter et pouvoir mener ces réflexions sur les énergies renouvelables ». Une création saluée par
la salle. Il laissera sa place au premier témoin de la soirée, Michaël Marquet qui est revenu sur la mise en place du projet Méthagri Sud Laval (relire Agri53 du 16 novembre), mettant l’accent sur les atouts que les porteurs du projet y trouvent actuellement. « Si je fais un bilan économique,
je retiendrais, pour moi, que le fait de déléguer le transport et l’épandage me fait gagner 45 jours », remarque-t-il. Une charge non négligeable désormais transférée.
Pour sa part, Hubert Guérault, technicien de la Chambre d’agriculture, a donné les grandes lignes auxquelles les porteurs de projets doivent s’attendre, mettant notamment l’accent sur les différents intervenants extérieurs nécessaires à rencontrer pour atteindre l’aboutissement du projet d’une unité de méthanisation. Il y a bien sûr le banquier, « un partenaire assez courant de l’exploitation ». Mais avec une unité de méthanisation, on entre dans « le monde de l’industrie.
Une usine de biogaz, c’est une unité industrielle, avec des technologies que l’on ne connaît pas… comme la récupération du gaz carbonique », explique Hubert Guérault. Pour lui, aux porteurs de projets d’« appréhender ces nouvelles technologies et ces nouveaux métiers ». La recherche de partenaires pour co-investir amène aussi à rencontrer « des gens du monde de la finance dont le métier est de miser de l’argent pour en gagner via des parts sociales. On va aussi rencontrer des instructeurs dans l’Administration ». Et toute une série de « personnes qui vont aider lesagriculteurs dans le projet : pour l’étude de faisabilité, l’accompagnement du groupe, l’intermédiation avec les politiques…». Mais Hubert Guérault communiquera aussi sur les intérêts agronomiques des projets. « À la sortie de l’unité de méthanisation, on va avoir plus d’azote qu’avant, sous une forme qui va permettre de mieux la valoriser. On peut imaginer que l’on valorise la matière que l’on apporte à la méthanisation.» Pour résumer, il faut, selon Hubert Guérault, que « le système d’après soit plus efficace que le système d’avant ».

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