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89 anciens numéros

N°225 (26)

25 juin 2020 | Semaine 26 225
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L'édito

Valoriser les produits de nos territoires

La crise du Covid-19 a entraîné de grandes difficultés dans bon nombre de filières ligériennes et les aviculteurs de la région sont inquiets face aux pertes économiques qui s’accumulent. La fermeture des restaurants, des marchés, mais aussi de certains marchés d’export conduit à des pertes importantes, voire totales, de débouchés et met en danger des filières toutes entières, comme le canard à rôtir, le pigeon, le gibier...

Depuis le début, nous sommes mobilisés pour trouver des solutions afin d’accompagner les éleveurs. Des annonces ont été faites, mais nous poursuivons les échanges et les actions auprès de l’État et la Région afin d’activer tous les leviers possibles afin d’accompagner au mieux ces filières.

Dans ce contexte, et suite aux décisions prises en France pour gérer au mieux cette pandémie, la filière avicole ligérienne a su répondre par son organisation et sa solidarité, à la demande de nos gouvernants et de la société. Je souhaitais remercier l’ensemble des éleveurs, salariés et acteurs de la filière qui grâce à leur travail ont permis de nourrir en qualité et quantité nos concitoyens.

Alors qu’un poulet sur deux consommés en France est aujourd’hui importé, la volonté de reconquête du marché intérieur reste un des axes forts de ce plan de filière. Cette crise a permis de recentrer la consommation vers la volaille française et mis en avant notre savoir-faire. Notre crainte est que demain les acteurs de la restauration hors foyer et de la distribution se retournent vers la volaille étrangère, dont le prix sera bradé, et face à laquelle nous ne pourrons jamais être compétitifs.

Il est donc impératif que des engagements soient pris par l’ensemble des acteurs de la restauration hors foyer et de la distribution pour renforcer la consommation de volailles française et ainsi valoriser les produits agricoles et agroalimentaires de nos territoires.

Enfin, nous rappelons que l’ensemble de ces axes reprennent les engagements de la loi Egalim. Nous ne manquerons pas d’être vigilants et de mettre en avant les écarts qui pourront être constatés.

Par Christophe Labour,
président de la section avicole
de la Frsea Pays de la Loire

N°224 (25)

18 juin 2020 | Semaine 25 224
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L'édito

Lueur d’espoiret reconnaissance du métier

La crise sanitaire liée au coronavirus aura permis d’apporter une lueur d’espoir aux éleveurs de races allaitantes. Si le début de la période du confinement s’est traduit par un recul, voire une fermeture, des marchés de l’export et de la restauration hors domicile, les dernières semaines ont vu les prix payés à l’éleveur remonter quelque peu, même si, pour les JB, on est encore bien loin du compte. Globalement, les consommateurs se sont tournés vers les boucheries traditionnelles et ont également privilégié les circuits courts. Une aubaine pour nous, éleveurs, engagés dans cette démarche qui vise avant tout à limiter le nombre d’intermédiaires afin que la valeur ajoutée revienne aussi dans nos exploitations.

Si les temps sont difficiles, notre métier attire encore. Deux exemples de nouveaux installés en Mayenne le montrent dans le dossier de ce journal. Un métier dur car nous travaillons avec du vivant, mais qui permet d’entreprendre, d’aller de l’avant.

Au sortir de la crise sanitaire, on ne peut que souhaiter que cette lueur d’espoir perdure.  Plusieurs pistes sont toujours à creuser comme la segmentation du marché de la viande hachée. Une viande privilégiée par le consommateur et qui représente 57 % des achats de viande bovine.

Par Yannick Vallée, responsable de la section Viande bovine Fdsea 53

N°223 (24)

11 juin 2020 | Semaine 24 223
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L'édito

Un temps fort pour notre réseau

Malgré le confinement, le travail de la Fdsea ne s’est pas arrêté. Nos actions ont continué avec les contraintes imposées par le coronavirus. Des actions centralisées autour de l’information sur ce qu’il était possible de faire ou de ne pas faire lors de cette période de confinement, notamment par le biais d’une newsletter quotidienne. Nos actions « de terrain » reprennent désormais une tournure plus « normale ». Nous avons déjà mené des interventions dans les Gms sur la question de l’origine des produits alimentaires et des prix pratiqués. Nous allons continuer avec des rencontres auprès des services de la préfecture, auprès des parlementaires, des autres élus… Aussi, nous organisons notre assemblée générale, le 23 juin prochain. Cette assemblée est toujours un temps fort pour notre réseau, pour notre collectif. Un temps fort dont l’organisation a été changée pour s’adapter aux contraintes sanitaires. Elle se déroulera en téléconférence, depuis chaque canton. Ce sera une première dans l’histoire de la Fdsea. Une première aussi pour celles et ceux récemment élu(e)s. Une première qui montrera, une fois encore, la force de notre réseau.

 

Florent Renaudier

N°222 (23)

04 juin 2020 | Semaine 23 222
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La filière laitière doit retrouver du prix

Alors que le confinement dû à la crise sanitaire du Covid-19 a modifié, dès la première semaine, l’emploi et les habitudes de consommation de la majorité des Français, les acteurs de la filière laitière sont restés au travail et ont montré leur capacité à fournir une alimentation variée et de qualité à leurs concitoyens.

Dès le début de la crise, pour garantir la continuité des contrats entre les producteurs et les entreprises, la Fnpl s’est impliquée fortement dans la recherche de solutions avec un seul mot d’ordre : parvenir à ne pas jeter de lait. C’est chose faite !

Dès le 20 mars, nous demandions à la Commission européenne la régulation des volumes, le stockage, une aide pour la baisse de la collecte… Si l’Europe organisait les approvisionnements pour éviter une pénurie, elle ne s’inquiètait pas des volumes pour le mois d’avril. Ainsi, sans réponse rapide de la Commission, nous décidions d’aller plus loin, et plus vite pour répondre à l’urgence de la crise.

Ce n’est pas aux producteurs de payer la crise. Si un effort est consenti sur la réduction des volumes, il doit être indemnisé. À la demande de la Fnpl, le Cniel met à disposition une réserve de 10 millions d’euros pour constituer un fond compensatoire.

Le challenge est réussi. Le pic de production est derrière nous et pas ou peu de lait a été jeté.

Par Marie-Andrée Luherne
présidente de la section lait Frsea Ouest

A lire en intégralité dans notre édition papier du vendredi 5 juin 2020

N°221 (22)

29 mai 2020 | Semaine 22 221
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Des moyens pour le monde de demain

La période de confinement que l’on vient de subir a fait jaillir un certain nombre de propositions pour un monde différent. Dans le même temps, les fondamentaux économiques n’ont pas changé et le marché de l’offre et de la demande a continué à être le critère déterminant pour fixer le prix. Cette crise a une nouvelle fois fait vaciller les filières et à nouveau les producteurs ont été la variable d’ajustement. Le président de la République a mis l’agriculture dans ses ordres de priorité pour demain en parlant « d’indépendance agricole », mais notre indépendance agricole ne se fera qu’avec une compétitivité accrue des filières françaises. Pour être indépendant sur notre territoire, il faut être compétitif sur tous les marchés. Les pays ayant réussi ce challenge, comme l’Allemagne et l’Espagne, sont également très forts à l’export. Ne rêvons pas, pour que l’agriculture française appartienne au monde de demain, cela ne se fera pas sans moyens ni à côté de l’économie mondiale. Il faudra un budget agricole européen et français à l’image de l’ambition des agriculteurs mayennais !

Par Mickaël Guilloux, secrétaire général de la Fdsea 53

 

N°220 (21)

21 mai 2020 | Semaine 21 220
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Quand on jette de l’huile sur le feu, on se brûle !

Depuis des années, le dialogue entre agriculteurs et écologistes souffre de positions quelque peu rigides, qui aboutissent souvent à des oppositions frontales. Je le regrette fortement. Nous, agriculteurs, souhaitons que nos progrès soient reconnus. Nous, agriculteurs, souhaitons aussi rassurer nos concitoyens sur nos pratiques, car il est normal qu’ils s’interrogent sur la façon dont est produite leur alimentation, qu’elle soit issue de l’agriculture conventionnelle ou biologique... C’est l’essence même de la charte départementale d’engagement des utilisateurs phytosanitaires. En concertation publique jusqu’au 13 juin, j’invite chacun à la consulter sur le site de la Chambre d’agriculture et à y apporter son commentaire. Si ce n’est pas là la preuve de l’ouverture du monde agricole, de quoi s’agit-il ? Alors quand on nous accuse de confidentialité, presque d’obscurantisme, comme l’ont reproché récemment France Nature Environnement et FE53 à la Chambre d’agriculture, ça je ne l’accepte pas ! Ces associations ont-elles d’ailleurs perdu la mémoire en omettant leur participation à plusieurs réunions sur l’élaboration de la charte l’automne dernier ? Décidément, tout est bon pour exister ! À l’image de ces maires qui, durant le confinement, ont osé dénoncer le « lien probable entre les particules fines des traitements phytos et la sensibilité au Covid-19 »... La Justice, elle, n’a toutefois que faire des postures. Elle l’a encore prouvé vendredi dernier en rejetant le référé déposé par Générations Futures et UFC Que Choisir contre les dérogations de réduction de ZNT accordées par les chartes. Il aurait été tellement plus simple de dialoguer...

Par Florent Renaudier, président de la Fdsea 53

N°219 (20)

14 mai 2020 | Semaine 20 219
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L'édito

Merci !

Pendant les six semaines de confinement, vous, agriculteurs et salariés du secteur agricole et para-agricole, vous nous avez permis de continuer notre métier, celui de l’information de proximité.
Une proximité relative certes, dans des conditions imposées par la sécurité sanitaire, effectuée par supports médias interposés, afin de tous s’autoprotéger contre le coronavirus.
Nous tenions, nous, équipe d’Agri53, à saluer votre accompagnement et à souligner combien nous avons toujours été bien reçus, écoutés et entendus au cours de cette période.
Bon nombre d’entre vous ont participé à informer le monde agricole, via les réseaux sociaux ou, simplement, en répondant à nos sollicitations d’interviewes et en vous prenant en photo. Montrant ainsi la continuité nécessaire du monde de la production agricole.
Acteurs de l’agriculture, devenus des agri-acteurs ou agri-auteurs de l’information, soyez-en une nouvelle fois remerciés.

Par Vincent Gross, rédacteur en chef d’Agri53

 

N°218 (19)

07 mai 2020 | Semaine 19 218
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Mûrir son projet

En Mayenne, l’agriculture est une activité économique génératrice d’emplois. Elle demeure une composante structurelle essentielle de notre département. Participer à la préservation et au développement de la vie rurale, à travers le maintien des actifs agricoles, nombreux sur un territoire, est un des enjeux fondamentaux pour Jeunes Agriculteurs.

Peu importe l’âge et la nature du projet, tous les porteurs de projets peuvent être aidés à travers un dispositif d’accompagnement à l’installation, réalisé par les Chambres d’agriculture. Des conseillers « installation » sont disponibles pour vous permettre de mener à bien votre projet, grâce à leur expérience.

Réaliser un plan de professionnalisation personnalisé, c’est élaborer votre programme de formation en fonction de vos compétences et expériences antérieures. La validation de ce PPP vous permet d’obtenir la capacité professionnelle agricole, nécessaire pour être éligible aux aides à l’installation.

Réaliser le dispositif d’accompagnement à l’installation, c’est aussi vous permettre d’expérimenter votre projet pour assurer sa viabilité économique et sa vivabilité, en prenant en compte la charge de travail.

Réaliser le dispositif d’accompagnement à l’installation, c’est vous permettre de mûrir votre projet pour vous installer dans de bonnes conditions, car une installation en agriculture c’est avant tout un projet de vie !

Par Mickaël Maugan, co-président des JA de la Mayenne

N°217 (19)

30 avril 2020 | Semaine 19 217
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Sécheresse de printemps, l’inquiétude monte

Les conditions climatiques inquiètent les prévisionnistes. L’hiver a pourtant été́ particulièrement humide et le remplissage des nappes souterraines s’est fait correctement. La plupart des nappes françaises se sont rechargées du fait de pluies efficaces précoces et conséquentes. La situation en mars était très favorable, avec des niveaux autour de la moyenne à très hauts sur une grande partie des nappes.

Cela fait maintenant plusieurs semaines que le sec et le soleil se sont installés sur la plupart des régions de France, ce qui handicape les semis de printemps et la minéralisation de l’azote pour les céréales d’hiver. De surcroît, un vent d’est persiste et accentue l’assèchement des terres, ne facilitant en rien la levée des derniers semis, comme l’orge de printemps ou le maïs. Les implantations 2019 se sont réalisées difficilement avec le temps pluvieux de l’automne, l’enracinement a donc été́ mauvais, et en terres légères, les céréales d’hiver ont tendance à souffrir bien davantage.

L’épisode pluvieux qui touche la France depuis lundi, peut atténuer les conséquences de cette sécheresse prématurée, mais d’ores et déjà, l’impact négatif sur la moisson est probable. Même, s’il est encore trop tôt pour envisager l’avenir, la collecte céréales 2020 devrait vraisemblablement accuser le coup cumulé de la baisse des emblavements et de conditions climatiques défavorables.

Par Jérôme Josseaux, responsable communication à l’Agpb

N°216 (17)

23 avril 2020 | Semaine 17 216
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Un maillon indispensable

Face à l’ampleur de la crise sanitairemajeure que nous traversons, nousmesurons tous les conséquencessans précédent qui impactent deplein fouet les entreprises, et en particulier les artisans, commerçants, associations, employeurs et petitesentreprises dont celles relevant de lafilière agricole qui constituent le socleéconomique de la Mayenne. En coordination avec les mesures annoncées par l’État et la Région Paysde la Loire, le Conseil départemental de la Mayenne étudie en lien avec lesEpci, le réseau consulaire et les organisations professionnelles, la mise enplace d’un plan massif de soutien deplusieurs millions d’euros. Cet élan desolidarité doit permettre de ne laisser aucune entreprise seule face à ses difficultés. Nos agriculteurs sont aujourd’hui euxaussi en première ligne et nous devons être à leurs côtés. Nous avons la chance d’avoir, en Mayenne, une agriculture diversifiée. Elle est précieuse dans la crise sanitaire que nous traversons actuellement. Les mesures vitales de confinement bouleversent,en effet, nos habitudes de consommation. Nous devons, plus que jamais,nous appuyer sur les circuits courts pour limiter, ainsi, les conséquencesde l’après. En produisant les besoins essentiels à notre vie quotidienne, dans des conditions très complexes, nos agriculteurssont un maillon indispensable de l’effort national que nous devons protéger et accompagner.

Olivier Richefou,président du Conseil départementalde la Mayenne

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