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N°236 (38)

17 septembre 2020 | Semaine 38 236
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L'édito

On repart toujours gagnant d’une formation

Le monde évolue sans cesse, à nous de suivre le mouvement. Face aux vicissitudes actuelles, nous constatons que l’agriculture est une solution et non un problème. A nous de monter en compétence, d’élargir nos connaissances, de nous adapter aux changements en participant aux nombreuses formations proposées par les conseillers qualifiés de la Chambre d’agriculture. Des opportunités à saisir pour continuer à nous épanouir sur nos exploitations.
Avec la territorialisation, des groupes de progrès au plus proche de chez vous peuvent et doivent émerger de ces rencontres.
Toutes les productions animales sont représentées. Ne négligeons pas pour autant les volets bâtiment, agronomie, énergie, gestion et stratégie d’entreprise, organisation du travail… Dans le catalogue des formations de la Chambre d’agriculture de la Mayenne, diffusé gratuitement, avec l’Agri53 de cette semaine, vous trouverez forcément une formation qui répond à vos besoins. Prenez le temps de le feuilleter, de vous renseigner. Vous pouvez vous inscrire dès maintenant. On repart toujours gagnant d’une formation.

Par Nelly Loupy,
vice-présidente de la Chambre d’agriculture de la Mayenne

 

 

N°235 (37)

10 septembre 2020 | Semaine 37 235
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L'édito

Et si on parlait de l’avenir…

La Covid-19 a eu raison du Space 2020. Oui, si on limite l’événement au grand rassemblement qui se tient chaque année dans l’agglomération rennaise. Mais, le rendez-vous de l’information sur les dernières évolutions techniques et technologiques de l’agriculture a quand même lieu. Il se fait sous forme dématérialisée, via un cycle de conférences que l’équipe organisatrice a tenu à maintenir.

Agri53 a aussi tenu à maintenir votre rendez-vous Space. Comme tous les ans et en partenariat avec les hebdomadaires de la presse départementale agricole et rurale du Grand-Ouest, nous vous proposons, avec ce journal, un supplément spécial rentrée 2020, rassemblant des témoignages d’agriculteurs et de personnalités qui innovent et inventent l’agriculture de demain.

Son titre est évocateur : 2030 se construit aujourd'hui. On y parle systèmes d’élevage, agronomie, autonomie protéique, diversification, méthanisation… Avec à chaque fois, des exemples pris dans chacun des départements ligériens. Un magazine qui montre que, quel que soit le contexte économique, social ou sanitaire, le monde agricole avance et innove.

Par Vincent Gross
rédacteur en chef

N°234 (36)

03 septembre 2020 | Semaine 36 234
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L'édito

Depuis le temps qu’on le dénonce…

Ce vendredi 4 septembre 2020, se tient le 55e Festival d’Évron, vitrine de la viande bovine pour la Mayenne, dans un contexte économique toujours très compliqué pour tous les éleveurs de viande bovine. On nous affirme qu’il n’y a pas besoin de marchandise, que la consommation est en berne. Et on s’aperçoit que les importations remplissent les rayons, notamment en veau. Ce n’est pas acceptable.
Ne sont pas acceptables non plus les résultats que la Dgccrf a publiés : sur 2 150 actions de contrôles de traçabilité auprès de 1 926 professionnels, 40 % ont donné lieu à des suites, principalement pour des absences d’autocontrôle des procédures de traçabilité : pas de vérification des étiquetages et de cohérence des lots, pas de détection des erreurs de saisie lors de l’arrivée des lots ou lors de l’emballage. C’est ce que nous remarquons et dénonçons depuis longtemps à la Fdsea, lors de nos opérations de vérifications, notamment sur de gros volumes à écouler, importés à des prix inférieurs au seuil de rentabilité des éleveurs français.

Le critère « pouvoir d’achat » n’est-il pas uniquement un argument de communication de la part des distributeurs ? Pourquoi ne pas proposer uniquement du 100 % français puisque c’est la demande des consommateurs… C’est comme si l’envie de commercer passait outre celle du respect des lois. Comme si prendre le risque de frauder, quitte à payer une amende, était toujours plus rentable... Faudra-t-il qu’il y ait un gendarme, un agent des fraudes, dans chaque magasin pour s’assurer que tout est fait en bonne et due forme ? Si les sanctions étaient suffisamment dissuasives, il y aurait sans doute moins « d’erreurs »…

Par Yannick Vallée,
président de la section Viande bovine,
Fdsea 53

 

N°233 (35)

27 août 2020 | Semaine 35 233
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Une campagne compliquée

Même s’il y a des exceptions, il ne fallait pas s’attendre à une bonne moisson 2020. Entre aléas climatiques à répétition (excès d’eau et sécheresse) et impasses techniques, la récolte est en forte baisse que ce soit en grain ou en paille. Avec un double effet : la météo de l’automne a empêché l’implantation des surfaces prévues et les accidents en cours de cultures ont pénalisé le rendement.

Derrière ce bilan, plusieurs questions se posent. Tout d’abord, méfions-nous des recettes qui semblent intéressantes, mais qui peuvent conduire à un désastre. Exemple : semer plus tard pour réduire le risque puceron. La campagne 2019-2020 a montré que ceux qui ont semé en octobre s’en sont plutôt mieux sortis.

Ensuite, ceux qui ont pu irriguer ont préservé une partie non négligeable du potentiel de rendement. Avec 3 tours d’eau dans un blé, c’est 15 à 20 quintaux de plus à la récolte. Moralité : une campagne de plus qui démontre l’impérieuse nécessité de développer l’irrigation pour sécuriser nos récoltes et améliorer la résilience de nos exploitations.

Ajoutons la réglementation qui nous empêche clairement d’exercer notre métier et de mettre en œuvre les pratiques les plus adaptées à nos exploitations et à nos terroirs : retrait de produits de protection des plantes nous laissent complètement démunis face aux attaques de pucerons par exemple, dates d’implantation des Sie qui ne prennent pas en compte la météo…

Nous avons la capacité intellectuelle, les connaissances techniques et l’expérience du terrain et de nos exploitations pour nous adapter et prendre des décisions parfois dans l’urgence pour obtenir le meilleur résultat. Mais trop souvent, nous n’avons pas le droit ou n’avons plus les moyens de le faire. Cela est devenu insupportable, car cela met en danger nos exploitations et pire, dévalorise notre métier.

Par Dominique Defay, président de la section Grandes Cultures Frsea.

N°230 (31)

30 juillet 2020 | Semaine 31 230
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L'édito

Tensions dans la filière légumes frais


Plusieurs légumes (salades, to-mates, melons...) souffrent depuis plusieurs semaines d’une faible consommation et d’une situation de marché difficile, avec des prix payés aux producteurs particulièrement bas. A titre d’exemple, cette saison, les tomates petits fruits (cerise et cocktail) ont été deux fois en crise conjoncturelle, dernière en date du 18 juin au 21 juillet. L’interprofession des fruits et légumes frais a mis en place des actions de communication supplémentaires pour les tomates, salades et me-lons, afin de soutenir ces produits et donner envie de les consommer. Si la distribution a joué la carte de l’Origine France pendant le confi-nement, les mauvaises habitudes ont vite repris avec le recours à l’importation massive. Alors même que l’Origine France, associée à une juste rémunération des pro-ducteurs, correspond à une vraie attente des consommateurs. Les prix au détail sont déconnectés des prix payés aux producteurs : le consommateur perd ses repères, le marché est déstabilisé et les producteurs sont mis un peu plus en difficulté.

 

Laurent Grandin, président d'Interfel

N°229 (30)

23 juillet 2020 | Semaine 30 229
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L'édito

La charte départementale est publiée


La pression de certaines ONG et de l’État nous a contraints à entrer en discussions et en négociations concernant la mise en place de zones de non traitement à proximité des riverains.
La rédaction de la charte d’engagements des utilisateurs de produits phytosanitaires, dont on parle depuis plusieurs mois, est l’aboutissement d’une concertation  régionale avec une mise en ac-tion à l’échelle départementale. Pour notre département, elle a été  publiée sur le site de la préfecture de la Mayenne le vendredi 17 juillet,  après approbation du préfet. Elle entre donc en application.
Avec ces nouvelles règles d’utilisation des produits phytosanitaires à proximité des lieux d’habitations, nous sommes conscients que cela engendre encore des contraintes pour les agriculteurs. Pour l’instant, la mise en place de bonnes pratiques pour réduire l’exposition, le dialogue et la pédagogie envers les riverains, via cette charte, sont à privilégier, avec la possibilité, dès maintenant, de mettre en place un accord entre agriculteur et riverain pour réduire les zones de non-trai-tement à zéro mètre.
Nous sommes évidemment toujours en attente de la publication des résultats de l’Anses pour faire évoluer la réglementation dans le bon sens. Le combat syndical n’est donc pas terminé, nous devons faire valoir nos bonnes pratiques pour ramener définitivement la distance de sécurité à zéro mètre.
Vous trouverez en feuillet central de ce journal, la charte d’enga- gements des utilisateurs départe-mentale. Un document à conserver précieusement sur votre exploitation.

 

Florent Renaudier, président de la Fdsea de la Mayenne

N°228 (29)

16 juillet 2020 | Semaine 29 228
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Claude Tarlevé, président du Cima

L’aspect convivial manquera aux agriculteurs

Le Cima est la force vive de l’attractivité du département. Il permet la mise en valeur de son agriculture. Celle-ci est d’ailleurs connue et reconnue dans différentes instances régionales, comme nationales, pour sa technicité, son dynamisme et son renouvellement des générations. C’est avec un grand regret que nous avons pris la décision d’annuler le Cima. Nous l’avons fait en accord avec la ville de Mayenne et Mayenne Foire et Salons. Au vu du contexte sanitaire, cela nous paraissait normal. Avant même l’arrivée du coronavirus en France, l’édition 2020 du Cima était déjà mise à l’épreuve à cause de l’incendie qui a détruit le hall des expositions où se déroule en partie l’événement. Malgré tout, nous avions la volonté d’organiser un Cima en taille réduite. Tous les syndicats étaient en phase avec cette décision.  Le Cima est une vitrine, mais les syndicats de races ont des catalogues qui permettent aux éleveurs d’avoir une certaine notoriété pour les ventes. Ils vont également pouvoir préparer leurs animaux pour 2021. L’aspect convivial de l’événement risque tout de même de manquer aux agriculteurs mayennais.

N°227 (28)

10 juillet 2020 | Semaine 28 227
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Agroéquipement : « s’ajuster à la crise »


Après « deux années [qui] figurent  parmi les meilleures de la dernière décennie », le marché de l’agroéquipement (agricole, parc et jardins) est attendu en recul de 10 à 20 % par les professionnels du secteur, rapporte le syndicat de constructeurs d’agroéquipement, Axema, dans un communiqué du 3 juillet.
La baisse est d’abord due aux conséquences de la Covid-19. Ainsi, en mars et avril, les fabricants et importateurs de matériel agricole ont observé des baisses de chiffre d’affaires de 25 % et à 30 %. Mais elle tient également au cycle du marché lui-même. « Avant la crise sanitaire », les professionnels s’attendaient déjà à « un recul de 5 % ». En effet, en 2019, le marché avait progressé de 12,5 % à 6,1 milliards d’euros, « dépassant le précédent record de 2013 (6,09 milliards d’euros) », rappelle Axema. Pour « s’ajuster à la crise », les entreprises prévoient de « réduire leurs dépenses de fonctionnement en moyenne de 35 %, et leurs dépenses d’investissement de 30 % », rapporte Axema.
Le syndicat relaye enfin les « mesures politiques les plus souhaitées » par ses adhérents : « le décalage des remboursements d’emprunt ou des échéances de leasing sur les investissements de modernisation de l’outil de production ; le soutien aux investissements et aux revenus des exploitations agricoles ; l’ouverture des hôtels et restaurants ».