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Une buvée simplifiée à base d’aliment d’allaitement

La Ferme des Trinottières a élevé ses veaux avec de l’aliment d’allaitement deux années de suite. L’objectif recherché est d’élever simplement les veaux, sans dégrader les performances et à moindre coût.

© CM

Le premier hiver a montré l’intérêt d’un plan lacté à un repas par jour. L’hiver suivant, il a été comparé un plan à 6 repas par semaine (aucune buvée le dimanche) au plan à 7 repas par semaine.

Phase lactée

Tableaux 1 et 1 bis : plans lactés

N° semaine

Nombre de repas par semaine

Volume de buvée

 

N° semaine

Nombre de repas par semaine

Volume de buvée

Matin

Soir

Matin

Soir

1

14

2

2

1

14

2

2

2

6

3

 

2

7

3

 

3

4

3

4

4

5

4

5

5

5

5

5

6

6

6

5

7

6

7

5

8

6

8

3

Total de poudre en kg

42

Total de poudre en kg

42

Les veaux reçoivent du colostrum les premiers jours au biberon puis du lait non commercialisable des 12 premières traites les jours suivants au seau. À partir de la deuxième semaine, les veaux sont tous allaités avec un aliment d’allaitement qui contient 50 % de PLE (Poudre de lait écrémé), 22 % de protéines brutes et 18 % de matières grasses. La préparation de la buvée est collective et commune aux deux lots avec une concentration de 200 g de poudre par litre de buvée (1 litre de buvée = 200 g de poudre + 800g d’eau).

Les plans lactés diffèrent selon les lots (tableaux 1 et 1 bis). Chaque génisse consomme 42 kg de poudre. Pour cela, les génisses en « 6 repas/semaine » sont montées à 6 litres de buvée les 3 dernières semaines, sans aucun problème sanitaire. Les génisses en « 7 repas/semaine » sont passées à 3 litres de buvée en dernière semaine afin de les préparer au sevrage. À partir de la deuxième semaine, les veaux reçoivent un concentré du commerce type « VL 2,5 l », de la paille au râtelier et de l’eau à volonté.

Les génisses sont sevrées à 8 semaines. Les croissances sont correctes et identiques entre les deux lots. Elles sont supérieures aux autres années, car la consommation de poudre est plus importante : 42 kg contre 38,4 kg et 33,4 kg les années précédentes.

Phase post-sevrage

Après sevrage, les génisses passent en cases collectives avec du foin disponible à volonté en libre-service à l’auge. Afin d’assurer l’appétence et la bonne consommation du fourrage, il est démêlé et renouvelé quotidiennement. Le même granulé du commerce est distribué matin et soir au cornadis bloquant (tableau 2).

Tableau 2 : quantité de concentré par génisses par jour

Du sevrage
à 3 mois

4e et 5e mois

6e mois

2,5 puis 3 kg/jour

3 kg/jour

3,5 kg/jour

 

Bilan et recommandations

L’objectif de 200-210 kg à 6 mois est atteint pour les 2 lots (tableau 3). La simplification de l’allaitement est possible sans compromettre les résultats de croissance. Le veau doit consommer de 40 à 45 kg d’aliment d’allaitement. Il est important de respecter les bonnes pratiques de mise en œuvre : pesée précise de la poudre, dilution avec de l’eau à bonne température, brassage énergétique avec un malaxeur par exemple, distribution de la buvée à une température de 40 à 45 ° et mesure précise du volume distribué.

Tableau 3 : bilan des lots

 

 

Poids
à 6 mois

Tour de poitrine
à 6 mois

GMQ
naissance – 6 mois

Lot « 6 repas/semaine »

208 kg

134 cm

912 g/j

Lot « 7 repas/semaine »

212 kg

134 cm

927 g/j

Après sevrage, en ration sèche, il est important d’adapter la quantité de concentré en fonction de sa valeur et de celle du fourrage distribué pour atteindre les 200 kg à 6 mois.

 

 

 

 

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