Aller au contenu principal

Tir des sangliers : « une réponse insuffisante »

Le préfet de la Mayenne a donné réponse à la demande de la Fdsea 53, des JA et de la Chambre d’agriculture sur la possibilité de tir des sangliers dans les parcelles récemment ensemencées. La réponse de la préfecture, apportée vendredi 24 avril 2020, ne satisfait pas la profession.

© VG-Agri53

Le préfet Jean-Francis Treffel a donné, vendredi 24 avril 202, une réponse écrite à la demande de la Fdsea, des JA et de la Chambre d’agriculture sur la possibilité de tir au sanglier dans les parcelles. « Une réponse partielle » pour la profession.

Ce nouvel arrêté du 24 avril, reprenant celui du 15 avril, rappelle que « chaque lieutenant de louveterie est autorisé dans sa circonscription à réaliser seul du tir à l’approche ou à l’affût du sanglier à proximité des parcelles agricoles subissant des dégâts, à organiser des battues d’effarouchement du sanglier à l’aide d’un maximum de 10 chiens en s’adjoignant au maximum deux collaborateurs pour la sécurité ». Des opérations qui « s’organisent sur demande directe de
l’exploitant agricole au lieutenant de louveterie de son secteur et sur constat de dégâts avérés ». Quant à la méthode d’intervention, elle est décidée « par le lieutenant de louveterie en fonction du contexte local ». La préfecture rappelle aussi que la demande d’intervention « doit être motivée par motivée par le lieutenant de louveterie auprès de la Ddt », après sollicitation par l’exploitant. Elle doit se faire au moins 12 h à l’avance, en précisant les jours, heures et lieux d’intervention. Doivent aussi être informés la Fédération de la Chasse, le service départemental de l’office français de la biodiversité, le chef de la brigade de gendarmerie de la circonscription, les propriétaires ou détenteurs du droit de chasse.

Pour la Fdsea 53, le compte n’y est pas

« On ne peut qu’être déçu des propositions faites par le préfet. Bien évidemment, nous tenons compte de la situation sanitaire du pays et de toutes les conséquences. Néanmoins, les sangliers ne s’arrêtent pas et les dégâts sur les cultures sont difficiles à supporter pour les agriculteurs », expose Claude Charon, référent Dégâts de gibiers à la Fdsea. Et de poursuivre : « La décision de la préfecture de faire en sorte que les louvetiers soient les seuls à tirer et qu’ils le fassent seuls n’a pas de sens. Ce n’est pas avec un seul fusil que l’on va régler le problème. En plus, ils sont 9 dans le département. Ils ne vont pas pouvoir intervenir dans toutes les parcelles où il y a des dégâts. Ils ne vont pas non plus y être tous les soirs. Il y a des moments précis où le sanglier sort ».

Quant à la technique d’effarouchement avec dix chiens au maximum, Claude Charon la juge « totalement inefficace ». Pour lui, « on ne règle pas le problème. On pousse les sangliers tout simplement chez le voisin et ils font des dégâts un peu plus loin ». Pour Claude Charon « la population de sangliers va continuer à augmenter et chercher à manger dans les cultures ».

« Très vite, à partir du 11 mai, le préfet va devoir prendre des décisions et nous allons devoir mettre le paquet là où il y a beaucoup de sangliers et de dégâts. Les agriculteurs ont besoin de leur maïs. L’administration doit se ressaisir et faire en sorte que nos cultures soient défendues », conclut Claude Charon.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Annick Poulard
Agricare 53 : « Un bilan de santé réalisé sur une journée au centre hospitalier »

Retrouvez l'interview d'Annick Poulard, présidente du comité départemental de la MSA, sur le projet Agricare 53.

Afin d'aider les agriculteurs à faire face à la sécheresse et aux difficultés de trésorerie, plusieurs dispositifs existent déjà et ont été rappelés par la préfecture le 20 août dernier.
Sécheresse : quels dispositifs pour vous accompagner en Mayenne ?

La préfète de la Mayenne, avec le concours du président de la Chambre d'agriculture et des élus du territoire, a installé une…

Malgré une 10e place « décevante », Tony Boulé fier de représenter la Mayenne

Éleveur de vaches laitières au Gaec du Bois Batard à Landivy, Tony Boulé participait, le dimanche 13 septembre, à la…

Lors de la cellule "sécheresse" tenue lundi en préfecture, la Préfète de Mayenne a annoncé l'ouverture du guichet, avec des demandes d'aide pouvant être effectuées jusqu'au 4 octobre inclus.
Le Fonds de réarmement est ouvert : jusqu'au 4 octobre pour les demandes d'aide

La région Pays de la Loire a été dotée d'une enveloppe d'un peu plus de 16,3 millions d'euros (M€), sur les 235…

Joël et Céline Hocdé au milieu de leurs chèvres. Les mises bas sont saisonnées et se déroulent en février.
Caprin. Le Gaec de la Chelleraie ouvre ses portes le 7 octobre

Au Bourgneuf-la-Forêt, le Gaec de la Chelleraie ouvrira ses portes le mercredi 7 octobre, de 9h30 à 12h, à l'occasion des…

Pour permettre aux agriculteurs de découvrir ces innovations, un après-midi de découverte est organisé par la Chambre d'agriculture des Pays de la Loire et la FDCuma, le jeudi 10 septembre.
Innov'Action : les innovations au service des cultures, le 10 septembre à Château-Gontier-sur-Mayenne

Entre robotisation, automatisation, électrification et outils numériques d'aide à la décision, les technologies prennent une…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53