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Rénover l’accompagnement technique pour améliorer les revenus

Jeudi 24 septembre se tenait, à l’AgriCampus de Laval, la rencontre régionale ovine. Parmi les sujets, l’adéquation entre la demande et l’offre, avec, en toile de fond, une réforme de l’accompagnement technique.

Parmi les quatre ateliers proposés, le parage. L’Agricampus de Laval est équipé d’une cage qui permet de parer des ovins de taille et de poids différents.
Parmi les quatre ateliers proposés, le parage. L’Agricampus de Laval est équipé d’une cage qui permet de parer des ovins de taille et de poids différents.
© VG

Le thème de cette 13e rencontre régionale ovine en Pays de la Loire portait sur l’amélioration des conditions de travail en élevage ovin. C’est par un plaidoyer sur l’accompagnement technique devant amener à une augmentation des revenus de l’éleveur que François Frette, directeur d’Interbev Ovins a lancé la matinée. « On pourrait passer moins de temps à faire de la saisie d’information, plus de temps à faire de l’analyse et du conseil, avoir une vision plus claire de l’exploitation » a commencé François Frette. « Pour cela, il faut partager de la donnée, passer plus de temps à l’analyser, coconstruire les plans d’action à plusieurs, passer plus de temps à communiquer. On apporterait plus de services à la filière, amélioreration le service auprès de l’éleveur et auprès du collectif. »

Listant les objectifs de l’Interprofession, François Frette est vite entré dans le vif du sujet, à savoir une réforme de l’accompagnement technique des éleveurs. Un accompagnement qui doit répondre à plusieurs critères : « de l’agneau toute l’année » — il en a manqué cet été —, « de la qualité dans la production, des quantités plus visibles et de la durabilité ». Avec un leitmotiv : « il faut que les éleveurs vivent de leur élevage ». Interbev Ovins a donc pris « le bélier par les cornes » pour mettre en place en plan d’actions de l’accompagnement technique dont François Frette a livré, en avant-première, les premiers axes. Premier point : « pour l’éleveur, l’accompagnement technique doit être perçu comme un investissement. S’il investit dans quelqu’un qui vient dans l’exploitation, il faut que cela lui rapporte. C’est vers quoi on veut aller ».

L’accompagnement technique doit donc être individuel, disponible pour tous les éleveurs, « et centré autour de l’éleveur ». Pour y arriver, « on doit partir d’un projet de l’éleveur, avec un diagnostic, un plan d’action, des visites régulières, un bilan. Et on enclenche un système de qualité continue » détaille François Frette. Autre point : « les différents conseils d’élevage devraient être coordonnés par un conseiller référent, choisi par l’éleveur ». Interbev Ovins plaide aussi pour « des réseaux d’éleveurs », afin de « faire vivre une communauté, un collectif ». Avec l’idée que « l’accompagnement technique est un investissement qui rapporte ».

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